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Qui stigmatise qui ? |
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Un salutaire coup de gueule de Mattheus à la face des hypocrites. |
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Dans
la frange avancée des tièdes qui entendent le grondement du tonnerre sans oser
regarder les nuages en face, il est souvent affirmé, sur un ton légèrement
feutré : "c'est LA religion qui pose problème". De la même manière,
quand nos parlementaires s'imaginent braver l'ordre du politiquement correct en
chuchotant dans les couloirs de leurs palais les contours d'une nouvelle loi
"anti-burqa", ils justifient inévitablement leur initiative en
prétextant la défense de la "laïcité à la française", qu'il
conviendrait de ceindre de miradors citoyens. L'ennemi ? "Les
extrémismes", nous dit-on, "tous les extrémismes", répète en
choeur le vaste cul-de-poule béant des bavards subventionnés de la république.
Or, bien que tout le monde sache pertinemment que c'est l'islam, et l'islam
seul qui, de fait, est la cause de telles initiatives, on s'interdit de
légiférer sur les aspects intolérables de cette religion, craignant de
"stigmatiser" les populations qui la pratiquent. Quand il s'agissait
du Catholicisme, en 1905, il n'y avait pas ce genre de pudeurs...
Il y a de nombreuses choses à dire sur ce sujet. Un
mot, d'abord, pour en finir avec la fameuse stigmatisation. Qui stigmatise qui ? Posons la question
!
Qui stigmatise qui, quand plus de 80% des attentats
terroristes, depuis plus de dix ans, sont l'oeuvre de nihilistes islamiques
qui, doigt en l'air, justifient leurs actions en citant des passages du Coran ?
Qui stigmatise qui, quand des musulmans, outrés de
quelques caricatures pourtant gentillettes, protestent des intentions
pacifiques de leur religion en brûlant, cassant, lynchant et vomissant à qui
veut l'entendre des flots de haine compacte ?
Qui stigmatise qui, quand en Irak, des civils sont
massacrés quotidiennement, non par l'armée occupante anglo-américaine, mais par
des groupes panarabes et islamistes ?
Qui stigmatise qui, quand un imam, tout récemment,
ose dire que "l'islam condamne toute forme de violence" [1] alors
qu'une simple lecture d'une biographie de Mahomet indique évidemment le
contraire ?
Qui stigmatise qui, quand après chaque attentat
d'envergure, on observe dans toute la communauté musulmane un silence
assourdissant ? Les Basques défilaient naguère en masse pour dénoncer le
terrorisme de l'ETA. Où étaient nos musulmans, pacifiques "dans leur
immense majorité", selon l'expression consacrée, le 12 septembre, après
les attentats de New York ou le 13 octobre, après Bali, ou le 12 mars après
Madrid, ou le 8 juillet, après Londres ? Même feu Jean-François Revel, un
esprit pourtant pas tellement fascisant, remarquait le caractère fort
dérangeant d'une telle inaction de masse (in L'Obsession
Anti-Américaine)...
Qui stigmatise qui, quand un Jordanien mitraille sa
nièce de 16 ans, violée un mois auparavant, pour "laver l'honneur de sa
famille" ? [2]
Qui stigmatise qui, quand une des plus hautes et
policées "autorités" musulmanes d'Europe parle d'instaurer un simple
"moratoire" sur les lapidations ?
Qui stigmatise qui, quand la communauté musulmane
de la Goutte d'Or, à Paris, recourt impunément à une milice religieuse pour
encadrer le déroulement illégal des ses prières en plein air ? [3]
Nous, bien sûr ! C'est nous qui stigmatisons.
Toujours nous. Jamais les musulmans qui, de par le monde, ne manquent certes
jamais une occasion de lapider ou égorger toute opposition, ou se terrent dans
une fort prudente réserve, voire un mutisme ambigu, mais sont nécessairement
les victimes innocentes de l'impérialisme, du colonialisme, du racisme
occidental...
On observe, aux Etats-Unis ou en Europe, des
millions d'Américains ou d'Européens qui n'hésitent pas à descendre dans la rue
pour se désolidariser régulièrement de la politique de leur gouvernement.
Observe-t-on de pareils mouvements de foule en pays arabe ? Ah, quand il s'agit
de hurler leur haine des caricaturistes ou du Pape, après le discours de
Ratisbonne, oui. Quand il s'agit de s'emparer de la chance historique qu'ils
auraient de dire : "non, l'islam n'est pas la même chose que
l'islamisme", silence assourdissant. Alors, qui stigmatise qui ?
Et quelle est cette manie, si ancrée dans nos
esprits, de toujours vouloir faire jeu égal entre toutes les religions ?
"Il faut lutter contre tous les extrémismes", répète-t-on ad nauseam.
Prototype de la phrase creuse. Autant dire : "La guerre, c'est mauvais
!" ou "Le bien, c'est meilleur que le mal"... Pourquoi
"les" religions, ou "la" religion en général ?
D'abord, parce que nos contemporains ignorent tout
du sujet et mettent dans le même sac toutes les traditions religieuses, pour en
faire un méli-mélo spirituel et métaphysique intrinsèquement contradictoire.
Quoi de commun entre le monisme acosmique du brahmanisme et le dualisme
ontologique du judéo-christianisme ? Entre l'idéalisme des apparences
hindouiste et le réalisme matérialiste de la tradition hébraïque ? Entre le mektoub musulman et le libre-arbitre
d'un Saint-Augustin ? Rien, sinon le simple terme de "religion" qui
leur est accolé, et dont on pense qu'à lui seul il permet de réduire les
contradictions. Ce qui n'est évidemment pas le cas.
Mais il y a pire. La précaution oratoire qui
consiste à parler de "toutes les religions" et de "tous les
extrémismes" poursuit un autre but, celui de ne jamais, surtout jamais révéler
officiellement au grand public que, de toutes ces religions, une et une seule
pose des problèmes particuliers. Non seulement particuliers, mais peut-être
même insurmontables. Or, dans le monde des Bisounours qui régentent nos vies et
nos esprits, il ne saurait être question d'un tel accroc. Le réel est une chose
détestable, surtout quand il prétend reprendre ses droits et faire intrusion
dans ce château de cartes idéologique que nos politiciens illusionnistes
s'acharnent à perpétuer autour de nous. Et pourtant, on ne saurait fermer les
yeux assez longtemps pour que le monde finisse par disparaître. Dans la
réalité, un arbre qui tombe dans la forêt fait du bruit, même s'il n'y a
personne pour l'écouter. Et malheureusement pour nos élites, le glaive de la
réalité, à l'inverse de la justice, n'a pas de fourreau, et il arrive toujours
un moment où celui-ci déchire le rideau de carton où les "représentants de
la Nation" nous jouent leur spectacle de marionnettes infantilisant.
Car avez-vous jamais vu dans nos journaux des
titres tels que : "Des extrémistes hindous protestent contre l'abattage
des vaches dans le Gers. Deux cents voitures brûlées". Ou bien :
"Deux bandes de plusieurs dizaines de jeunes Chinois se sont affrontées
hier sur le parvis de la Défense. Deux blessés graves sont à déplorer. On note
aussi des détériorations sur la ligne 6 du métro, à destination du 13ème
arrondissement". Ou bien : "Le mari orthodoxe d'une jeune femme russe
a violemment pris à partie le personnel de la Clinique Notre-Dame du Salut
après avoir exigé le retrait d'un crucifix catholique accroché dans la
chambre". Ou bien : "Un jeune assyro-chaldéen a aspergé d'essence la
jeune fille qui s'était refusée à lui, avant de lancer une allumette vers la
malheureuse. Cette dernière a succombé hier matin à ses blessures". Ou
bien : "Attentats de Marrakech : on en sait plus sur les circonstances des
dernières attaques terroristes. Selon les témoins et les caméras de
surveillance, le jeune Français Alfred A., agissant au même moment que ses
camarades du groupement catholique extrémiste «le Glaive de Jésus», s'est
élancé dans le bus, bondé à cette heure-là, en s'écriant : «Vive le Christ-Roi
!» avant de faire exploser la charge explosive qu'il portait noué à la
ceinture."
Politique-fiction... Ce ne sont pas les Hindous,
les Confucianistes, les Orthodoxes, les Assyro-Chaldéens ou les Catholiques,
qui remplissent ainsi les unes de nos quotidiens. Serait-ce donc que
l'hypothèse "des" religions n'est pas la bonne ? Evidemment. Osons
nommer un chat un chat, même si son miaulement a les accents des sourates
coraniques ou des hadiths mahométans !
A quoi bon chercher ces pitoyables excuses de
bazar, selon lesquelles "l'islam, ce n'est pas ça", "l'islam,
c'est la paix", "l'islam, c'est une religion d'amour et de
tolérance" ? Quelle est la valeur de tels arguments, venant pour la
plupart d'Occidentaux non-musulmans, baignés peu ou prou, même à leur corps
défendant, dans la culture chrétienne, et qui appliquent, en bons
ethnocentristes qu'ils se défendent pourtant d'être, les schémas de leur propre
culture ?
Oui, chez nous, en Occident, le Christianisme des
textes est pacifique, indulgent et magnanime, et ce nonobstant des siècles de
guerres parfois fratricides. Et qu'on arrête de nous opposer Croisades et
Inquisition ! Ces contre-arguments sont le faits d'ignares qui seraient même
incapables de vous citer la date de la prise de Jérusalem par les Croisés, ou
la différence entre Inquisition papale et Inquisition espagnole ! Et quand bien
même... Que je sache, ni l'institution inquisitoriale, ni le programme des
Croisades n'étaient contenus dans le texte des Evangiles et des Epîtres. Alors
qu'il suffit de se pencher sur celui du Coran et des Hadiths pour savourer à sa
juste mesure l'esprit "pacifique" du "beau modèle"
mahométan.
Deux anecdotes pour prouver cela : Il arriva qu'un
jour, au cours de ses années de prédication, on amena devant Jésus une femme
convaincue d'adultère, et donc encourant la lapidation. Réaction de l'intéressé
: "que celui de vous qui n'a jamais péché lui jette la première
pierre." (Jean, 8). Mahomet, quant à lui, selon ce que nous rapporte Imran
Husayni, fut mis devant le même cas, la femme étant de surcroît enceinte.
Réaction de l'intéressé : il attend que la grossesse arrive à son terme, puis
ordonne la lapidation... (http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/mahomet_et_les_femmes.asp)
La vie de Mahomet elle-même est remplie de meurtres
revendiqués, de jalousies mesquines, de massacres froidement ordonnés, de
razzias récurrentes. Comment d'ailleurs reprocher à un musulman pieux et
désireux de suivre les traces de son prophète de vouloir défendre et étendre
l'islam, le cimeterre ou la kalashnikov à la main ? Il s'agit là du programme
génétique de cette religion, et il conviendrait de tendre l'oreille vers les
prêches, notamment étrangers, pour entendre le message clair et décomplexé que
les chefs religieux musulmans tiennent à ce sujet. Eux n'ont pas les pudeurs
alambiquées d'un Tarik Ramadan louvoyant entre fidélité au dogme coranique et
souci de bonne présentation envers le monde occidental. Ils disent les choses
directement, et riraient sans doute de bon coeur à l'évocation de l'islam
"religion d'amour, de paix et de tolérance" qui est celle d'infidèles
ne connaissant rien à la religion de Mahomet, et s'imaginant qu'il s'agit d'une
version plus exotique, plus métissée, en un mot, plus "cool", d'un
christianisme trop vieux et, surtout, chargé de l'aura démoniaque de religion
traditionnelle de l'Occident.
Pour certains gauchistes du nord de la
Méditerranée, mieux vaut se tromper avec Mahomet qu'avoir raison avec Jésus. Mieux
vaut promouvoir l'islam, "religion des pauvres", que le
christianisme, refuge de "l'obscurantisme"... Et si les choses
n'étaient pas si tragiques, on rirait d'une affaire comme celle de Redeker,
contraint de vivre sous protection policière pour éviter les représailles de
musulmans outrés de lire dans son article à quel point ils seraient
intolérants... On pourrait résumer cette attitude ainsi : "L'islam est une
religion de paix, et si tu dis le contraire, je t'égorge...". C'est assez
fascinant... Et ce qui est le plus fascinant, c'est de voir nos élites plonger
tête la première dans le panneau, soit par aveuglement idéologique, soit par
intérêt, soit les deux à la fois. Et nos belles âmes, dans les lambris et les
ors de la république, ou bien sur le parvis de nouvelles mosquées, ciseaux à la
main, qui nous intiment, main droite sur le coeur et main gauche sur la
cravache de la répression citoyenne : "la réalité de l'islam de France
aujourd'hui, c'est celle d'un islam de paix et de dialogue, un islam de juste
milieu où le croyant vit sereinement sa foi dans le respect de la
République" (F. Fillon, le 28/6/10 [4]). Sans nul doute, ces paroles
auront rencontré un vif assentiment parmi les millions de nos compatriotes qui,
à l'inverse de M. Fillon, ne se contentent pas de se payer un quart d'heure de
frisson multiculturel avant de retourner à l'abri des palais parisiens, mais
sont forcés de vivre quotidiennement aux côtés d'une religion qui transforme
petit à petit leur cadre de vie, leur quartier et leur pays.
Dernière chose : plusieurs mouvements
abolitionnistes font pression sur le gouvernement pour qu'on interdise les
dernières corridas en France. L'association Alliance Anti-Corrida [5],
notamment, a l'air particulièrement active, et on est impressionné à la lecture
des noms contenus dans l'encart du comité d'honneur. Etrangement, on peut
douter que les mêmes noms figureraient demain pour demander l'interdiction de l'abattage
hallal, lequel se fait pourtant selon une méthode qui ferait pâlir le plus
enragé des aficionados...
©
Mattheus pour LibertyVox
Pour joindre l’auteur :
mattheus@libertyvox.com
Notes :
[1] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/22/97001-20100722FILWWW00649-grenoble-obseques-du-braqueur.php
[2] http://www.businessday.co.za/articles/Content.aspx?id=115812
[3] http://www.ripostelaique.com/Flagrant-delit-La-milice-musulmane.html
[4] http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/29/864398-Fillon-veut-un-islam-de-paix.html
[5] http://www.allianceanticorrida.fr/
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