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Educ-Nat, le Grand Désastre

"La lecture globale transforme les élèves en chiromanciens ; la théorie du genre transforme la chiromancie en éducastration". Ponocrates.

Celui que les Chinois appelaient Monsieur Deng (1904-1997) et que les Occidentaux connaissent sous le nom Deng (ou Teng) Xiaoping (ou Hsiao-Ping), transcrit en caractères latins, est sans aucun doute le penseur politique le plus lucide ou le moins stupide que le monde ait connu au XXe siècle. Sa lucidité peut être résumée par une espèce de proverbe, dans lequel se concentre l’archaïque sagesse des nations : « Peu importe que le chat soit blanc ou noir ; s’il attrape la souris, c’est un bon chat ». Les Chinois, qui sont, comme chacun sait, les phares de l’humanité aveugle, aiment les proverbes : qu’Allah les autorise à continuer de le faire ! Du Système Scolaire français, géré par l’ineffable ministère de l’Education nationale, appellation que les Français, déjà près de collaborer, ont empruntée en 1934 aux fascistes de Mussolini, tout indique que ce n’est pas un bon chat, puisqu’il laisse proliférer les souris et que, s’il laisse les souris en paix, c’est sans doute parce qu’il dort, du berceau au tombeau, du profond sommeil des nantis.

Voici le bulletin scolaire de ce chat.

L’école de France, dont tout le monde répète, sans doute par nostalgie, mais sans preuve, qu’elle fut, il y a un siècle, la meilleure école au monde, ne cesse depuis des décennies de perdre des places dans le classement PISA ou Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves. Ce classement international n’est pas établi par les sociologues, pédagogues, idéologues de la clique bourdivine and Co (s’il l’avait été par ces sommités et éminences, la France serait première en toute chose), mais par des experts de l’OCDE. Voilà un gage d’objectivité. Il est mince, je vous l’accorde, mais il n’y en a pas d’autre. Bientôt, la France va se retrouver tout au fond de la classe, près du poêle et aux côtés de ceux qui ont coiffé le bonnet d’âne : l’Albanie, la Mongolie, la Somalie. Peillon y besogne dur, Hollande aussi : la courbe de la déchéance plonge inéluctablement vers les abysses. Oui, Français, ce que vous ignorez sans doute, tant vous vous complaisez dans l’aveuglement volontaire, c’est que sous peu vous connaîtrez le destin des Somaliens, et pas seulement à cause des mauvais résultats scolaires de vos enfants ou de ceux de vos voisins.

Il n’y pas que PISA ; il y a aussi Shanghai. Shanghai est en Chine. La Chine est le pays de Monsieur Deng. A l’Université de Shanghai, chaque année des experts qui ne se nomment pas Bourdieu, ni Passeron, ni Dubet, ni Meyrieu, etc., car, s’ils portaient ces noms ou d’autres, la France serait évidemment première en universités, établissent le classement des universités, et cela à partir de ces critères objectifs que sont le nombre de Prix Nobel, les articles et ouvrages scientifiques publiés dans des revues internationalement reconnues (pas dans les Cahiers de l’Université de Mogadiscio, ni dans les Annales de la Faculté de Science Islamique d’Assiout), les activités mesurables des laboratoires de recherche, etc. Là encore, les universités françaises sont dans les choux (genoux, cailloux, hiboux…), loin derrière les universités des Etats-Unis d’Amérique, de Grande-Bretagne, de Suisse, d’Allemagne et tout à côté des universités de Corée du Nord, auxquelles beaucoup d’universités de France se complaisent à ressembler.

Il n’y a pas que Shanghai ; il y a aussi les cent quarante mille ou cent cinquante mille élèves (sans doute plus) qui, bon an mal an, tantôt plus tantôt moins, comme dans la fable Le Savetier et le Financier (la fable est de La Fontaine et La Fontaine n’est pas candidat à Secret Story), « sortent du Système Scolaire », comme disent les instruits, sans diplôme et sans formation, mais en chemise et en pantalon. Ils se sont assis sur les bancs du Système pendant dix ou douze ans. Malgré cela, le Système a été incapable de leur décerner la moindre peau d’âne ou de leur apprendre les rudiments de quelque métier que ce soit.

Il n’y a pas que les cent quarante mille SDF ou « Sans Diplôme Français » ; il y a aussi les quarante ou cinquante mille décrocheurs. Les SDF ont eu la patience de poser leurs fesses sur une chaise pendant douze ans au moins. Les décrocheurs n’ont pas eu cette longanimité. Ils sont partis avant. Au bout de cinq ou six ans, ils ont dit bye bye au Système en y faisant un bras d’honneur ou une quenelle.

Il n’y a pas que les décrocheurs ; il y a aussi les illettrés, dont le pourcentage dans la population de la France avoisinerait les 10% - soit, si l’on sait faire une division, un peu plus de six millions d’individus. Ils ne savent ni lire, ni écrire, ni compter. Ou bien ils n’ont jamais appris à lire ou bien ils ont désappris à le faire. Les choses étant ce qu’elles sont, il n’y pas à s’étonner que l’on désapprenne à l’école ce que l’on n’y a jamais appris. Quoi qu’il en soit, on peut légitimement douter que tous les sociologues, pédagogues, idéologues à la Bourdieu and Co (Passeron, Dubet, Meyrieu, Peillon, etc.) et autres docteurs en sciences de l’éducation qui prospèrent au NO, à Libé ou dans feu le Monde de l’Education, sachent lire, écrire et compter, car, s’ils maîtrisaient ces petits savoirs d’école primaire, ils ne tresseraient pas de lauriers au Système, ce qu’ils font tous les jours : c’est même leur gagne-brioche.

La seule réalité du Système Scolaire est le désastre, mais le désastre nié, la France, ses ministres et ses intellos étant les champions du monde de la négation. Au classement du négationnisme, ils sont les premiers depuis des lustres et ils n’entendent pas abandonner à l’Arabie saoudite cette première place qu’ont conquise naguère de haute lutte Sartre, Mauroy, Badiou, Beauvoir, Mitterrand, Bourdieu, usw comme on écrivait jadis dans le Völkischer Beobachter. A l’Educ-Nat, le chat de Monsieur Deng n’attrape pas les souris, il fait bella figura. Le décor, « c’est son destin », diraient les Inconnus. Peu importe que le décor soit décati, de mauvais goût, s’effritant partout, suintant la haine et la bêtise, l’important est que ce décor à la Potemkine soit conforme à la ligne du Parti bourdivin, scienceux, cultureux, socialo, etc. Dans les années 1970, les gauchistes nommaient Educastration nationale le Système : ils ne croyaient pas si bien dire. Car, c’est de lobotomisation qu’il s’agit, c’est-à-dire de castration de neurones.  

Il y a des hommes depuis quelques millions d’années. La structure de leur cerveau est plus ancienne encore, mais ils ne lisent, pour une minorité d’entre eux, que depuis 50 siècles. Le cerveau humain n’est pas fait pour la lecture, mais comme cet organe est d’une infinie plasticité, il utilise l’aire spécialisée depuis des millions d’années dans la reconnaissance des formes et des traits pour enclencher le mécanisme de la lecture. Pour lire, il faut d’abord déchiffrer, c’est-à-dire voir et reconnaître ces formes que sont les traits, les barres, les boucles, les ronds, les hampes, les accents, les jambages, les points, lesquels ensuite sont mis en relation avec les synapses qui, dans une autre aire du cerveau, régissent le langage. Il y a donc plusieurs étapes dans le processus de lecture. Tout cela est avéré, démontré, prouvé, par d’innombrables expériences, lesquelles, reproduites à l’infini, amènent aux mêmes résultats : c’est de la science, pas de l’idéologie, ni de la morale, ni des vœux pieux, ni des bonnes intentions, ni de la politique, fût-elle sociale, progressiste, éclairée ou illuminée.

Tout cela est avéré dans le monde entier, et même en France, où un maître, Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France, a confirmé par les expériences qu’il a répétées ce que des savants aux Etats-Unis, en Chine, au Japon, en Allemagne, en Russie, etc. ont établi aussi. Or, il y a un seul pays au monde qui rejette les avancées de ces recherches. Ce n’est pas l’Arabie saoudite, ni l’Université d’Al Azhar, ni la Papouasie Nouvelle-Guinée, mais la France et, plus particulièrement, en France la sinistre Educ-Nat, où l’on s’évertue à croire que l’on ne lit pas en déchiffrant une lettre après l’autre, une syllabe après l’autre, un mot après l’autre, mais « globalement », comme le bilan positif des ex-pays de l’Est du temps de Brejnev, c’est-à-dire magiquement : on devine le sens ; on a des intuitions ; on va directement au Ciel des Idées. Les lignes de la page sont des lignes de la main et les élèves des chiromanciens : c’est peut-être une excellente propédeutique à l’imaginaire, à la libre expression, au surréalisme, mais c’est une catastrophe pour les rudiments. Voilà pourquoi, en France, d’innombrables élèves ne savent pas lire quand, âgés de onze ou douze ans, ils entrent en classe de sixième - ce qui leur permettra, à n’en pas douter, de devenir docteur en sciences sociales. Depuis plus de vingt ans, la lecture « globale » a prouvé ses méfaits ; et pourtant elle est encore en usage dans les écoles de France, fût-ce sous la forme de méthodes mixtes, dûment recommandées par des armées d’inspecteurs en ignorance, tous socialos ou affidés évidemment. Oui, en 2014, dans l’Educ-Nat, on est persuadé que la Terre est plate comme une limande et que le Soleil, la voie lactée et les innombrables galaxies de l’Univers lui tournent autour, comme des courtisanes autour d’un despote.

La fabrication d’illettrés à la chaîne n’est pas fortuite : le Système Educ-Nat socialiste a besoin d’élèves qui ne sachent pas lire ou qui lisent mal ou qui ne comprennent rien à ce qu’ils lisent, pour diffuser sa propagande, ses slogans, ses mots d’ordre. Il a décidé que les élèves lui appartenaient, il les tient pour des cobayes ou des choses. L’objectif est d’avoir prise sur eux, de les façonner à sa guise, de les modeler comme il ferait d’une boule d’argile. Le Système n’apprend plus à lire, mais il s’enquiert du sexe des élèves, conformément aux grandes lignes du programme « éducatif » ou de rééducation, énoncé par Cohn-Bendit en 1975 dans Le Grand Bazar. La théorie du « genre » qui est devenue l’alpha et l’oméga de l’Educ-Nat a pour raison d’être de vérifier, en regardant dans les petites culottes et les slips des enfants, que les entrejambes sont conformes aux cerveaux ou que les imaginaires et les représentations des élèves s’accordent avec le petit tuyau ou la fente qu’ils ont entre les cuisses.

Les empires totalitaires du XXe siècle, URSS, Chine, Troisième Reich, ont fait main basse sur les opinions ou sur la race de leurs sujets. On pensait naïvement que l’emprise de l’Etat ne pourrait pas aller au-delà de ces horreurs. Peillon, Hollande, Belkacem, Pau-Langevin et leurs cliques de pédagos dingos ou de sociologueux barjots font pis : ils s’approprient l’intimité des élèves, ils font leurs ce que chaque élève a d’unique ou de singulier, ils se mêlent de leur sexualité. C’est du totalitarisme à la puissance 10. Après les racines sociales conformes à l’idéologie communiste et la race pure des nazis, voilà le bon sexe ou le sexe parfait des socialos, c’est-à-dire le sexe imaginaire en accord avec le sexe réel ou le sexe imaginaire qui prime sur le sexe réel.

La lecture globale transforme les élèves en chiromanciens ; la théorie du genre transforme la chiromancie en éducastration.

 

© Ponocrates pour LibertyVox

 

 

 

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© Ponocrates pour LibertyVox - Article paru le 19/01/2014 Imprimer cet article
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