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Du déclin de la France. 2- Le Déchirement du tissu national

Pour comprendre ce qui se passe en France aujourd’hui il est utile d’analyser « le déchirement du tissu national »

La « diversité » est (mal) évaluée en 2010 dans une fourchette de 8 à 10% du nombre total d’habitants (EUROSTAT, INSEE, Trajectoires et Origines – Enquête sur la diversité des populations en France - INED 01.2016). Comment en est-on arrivés là ? En 1950 on décomptait en France, peu ou prou, moins de 100.000 habitants originaires du Maghreb, d’Afrique Sub-Saharienne ou de Turquie (Michèle Tribalat – Une estimation des populations d’origine étrangère en France – 1999, INSEE). Par solde migratoire, accroissement naturel et par « régularisations », lesdites populations ont presque doublé par période de dix ans. Même si la progression se ralentit, la « diversité » représentera plus de 25% de la population dès 2030.

Une grande partie de la « diversité » n’est pas assimilée et ne semble pas avoir envie de l’être. C’est pourtant la condition sine qua non du « vivre ensemble ». Force est de reconnaître que l’inclusion de millions d’êtres d’une culture, d’une religion et d’un mode de vie totalement différents de ceux des indigènes européens a été un échec. Mais on ne veut pas arrêter, il est tellement facile de prendre aux classes moyennes en voie de paupérisation pour donner aux pauvres pauvres via les RSI, RSA, RMA, les primes et subventions diverses, les populations non assimilées en sont les premières bénéficiaires. Cela contribue au déchirement du tissu national car les ouvriers non qualifiés, agriculteurs, etc. se considèrent à juste titre désavantagés par rapport à ces populations exogènes. Cela ne s’est pas fait par « erreur » mais par la volonté.

Suite aux attentats de janvier 2015, Le Monde écrivait « Au contraire, que ces assassinats ignobles renforcent notre solidarité nationale et notre détermination à faire qu’avec l’islam nous construisions la civilisation capable de réunir demain le meilleur des humanismes d’Orient et d’Occident. La France doit être le lieu de cette réunification, avec ses musulmans qui désormais font ici partie de sa destinée ».  Le Rapport Tuot (Refondation des politiques d’intégration) évoquait « une politique sociale (qui) vise à apporter à chacun, selon son besoin, équitablement, les outils, les appuis, qui corrigeront les dysfonctionnements sociaux » Le lecteur a bien compris, « tout pour la diversité » Bigre !  Ce même rapport mettait en exergue « la vocation arabo-orientale de la France, équivalence des langues et des cultures, permission du voile à l’école, améliorer l’attribution des logements sociaux ( ?!), la remise à plat de l’histoire de France pour parler de l’esclavage, de la traite négrière, apprendre une langue africaine dès le collège, etc. ». Suivre ce rapport, au détriment des indigènes, conduit au déchirement du tissu national. Il  semble que nos gouvernants ont oublié les paroles prémonitoires de M. Boumediene à l’ONU en 1974 « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire ». Nous y sommes, nos gouvernants les aident, autant qu’ils peuvent, quitte à risquer le déchirement du tissu national.

Les attentats, les Merah, Nemmouche, Coulibali et d’autres, nés en France, passés par l’école gratuite de la République, occupant des logements sociaux gratuits ou presque, mais qui ne se considèrent pas français, quand ils ne s’affichent pas ouvertement, violemment, anti-français, ne sont que l’expression d’un prurit. L’existence de millions d’êtres, non assimilés, permet la constitution d’un terreau propice à l’apparition de monstres comme ceux qui nous ont frappé tout au long de l’année 2015.  D’autres projections indiquent qu’en 2050 la France fera partie des huit pays qui auront vu leur majorité « catholique » devenir minorité (PEW, Projected Change in World Populations, 26.03.2015). « La France se trouve dans une circonstance historique exceptionnelle : l’implantation sur son sol d’une nouvelle religion. Du point de vue de l’histoire, cela n’était pas arrivé depuis la chute de l’Empire romain et l’installation du christianisme. L’islam d’Europe, de son côté, est confronté à un lourd défi, celui de vivre en situation de minoritaires »  (L. Bouvet, L’insécurité culturelle – Sortir du malaise identitaire français, 01.15). Pauvre « pays des Lumières », et anciennement de culture judéo-chrétienne, qui a pourtant assimilé des millions de polonais, d’italiens, d’espagnols, de juifs d’Europe Centrale qui sont tous devenus « d’excellents français » et qui le voulaient ardemment sans rien attendre en retour… On entend le cœur des justes invoquant « l’islamophobie », comme on invective Michel Houellebecq qui craint, en le prévoyant, le glissement de la « fille aînée de l’église » vers un régime de dhimmis.

Le déchirement du tissu national apparaît ailleurs aussi. Depuis que l’antisémitisme existe (depuis la nuit des temps…) tout pic dans son évolution est l’équivalent du « canari dans les mines de charbon ». Depuis 2012 un peu plus de 20.000 français juifs ont quitté la France pour Israël, ce qui représente 4 à 5% de leur nombre total. Cela fait huit fois plus qu’en Angleterre. Les gouvernants sont dans le déni de réalité, ils n’ont pas le courage d’appeler un chat, un chat, que ce soit pour les tares du « modèle économique français » ou pour le « modèle social français ». Lisez Michel Onfray (Le Point-10.01.15) « Même s'ils crient "Allah Akbar" avant d'égorger un policier, ça n'a rien à voir avec l'islam. Les familles des tueurs en rajoutent en protestant de la gentillesse de leur fiston criminel et l'on passe en boucle leur témoignage. » Pourquoi ?

La France, en 1968, ne comptait presque pas de jeunes de 18 à 24 ans d’origine maghrébine, sub-Saharienne ou turque. En 2005 ils étaient 4,5% du total de ses jeunes (M. Tribalat – Les yeux grands fermés – Denoël 2010). Si l’on suit la courbe de l’évolution, ils devraient être aujourd’hui autour de 16%. Une partie s’assimileront mais pas la grande majorité. Deux effets nocifs pour le présent et pour l’avenir : d’un côté, une ségrégation auto-induite et, de l’autre, l’accélération du non remplacement d’acteurs productifs. Les deux contribuent au déchirement du tissu national et, partant, au déclin du pays.

En attendant, d'après une étude livrée à la ministre de la Défense du président Chirac, Michèle Alliot-Marie, à la question : « En cas de conflit, seriez-vous prêt à vous engager pour défendre la nation ? Sept jeunes issus de l'immigration sur dix répondaient non, deux préféraient rire et se taire et un seulement était prêt à verser son sang pour la France. (Le Point13/01/2005).

© Martin Birnbaum pour LibertyVox
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© Martin Birnbaum pour LibertyVox - Article paru le 20/02/2016 Imprimer cet article
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