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MessagePublié: 09 Sep 2008, 13:15 
Si ma tante
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Voilà un général d'une sacrée trempe. L'article le compare à Patton, ce qui est flatteur. Et figurez-vous que son inspirateur est....... un Français inconnu pratiquement chez nous: le lieutenant-colonel David Galula... :wink: 8)

http://www.lefigaro.fr/international/20 ... rient-.php

Le général Petraeus, stratège en chef au Moyen-Orient
Renaud Girard 08/09/2008 | Mise à jour : 20:58

Spécialiste de la guerre anti-insurrectionnelle, le patron Américain de la force multinationale en Irak mène aussi la guerre en Afghanistan depuis son poste de Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.

La scène se passe au petit matin du dimanche 1er juin 2008 à Bagdad. Sans sirène ni klaxon, un convoi de Humvees se fraie un chemin à travers les chicanes de béton d'un quartier résidentiel sur les bords du Tigre. Arrivé devant la villa qui sert de résidence officielle à Jalal Talabani, président (kurde) de l'Irak, un militaire svelte, au visage encore juvénile, mais dont les galons portent les quatre étoiles du grade de général d'armée, s'extraie d'une jeep. Sans cérémonie ni esbroufe sécuritaire, le général américain David Petraeus, commandant de la force multinationale en Irak, est venu saluer le ministre français des Affaires étrangères, en visite officielle.

Qu'il ait été, un mois plus tôt, désigné pour devenir le prochain Centcom, c'est-à-dire le commandant en chef de toutes les forces américaines au Moyen-Orient, ne lui a nullement fait «péter les plombs». Par son intelligence, son ambition, son énergie, son goût du sport, Petraeus rappelle Patton. Mais il n'a pas l'arrogance de son illustre aîné. Pour la France, il n'a que des mots aimables. Devant Bernard Kouchner, il dit que son rêve serait d'avoir des officiers américains aussi compétents, aussi familiers de l'environnement humain dans lequel ils sont appelés à servir que les «médecins sans frontières».

Cultivé, titulaire d'un PhD de la prestigieuse Université de Princeton, Petraeus sait que les French doctors (dont son interlocuteur) furent les premiers Occidentaux à se rendre sur le terrain en Afghanistan, au côté de la population insurgée, juste après le début de l'invasion soviétique. Il admire les humanitaires français des années 1980, qui se montrèrent capables de s'intégrer dans des environnements humains très différents de celui de leur pays d'origine.

Né en 1952, sorti en 1974 de West Point, David Petraeus n'a pas connu le Vietnam. La première fois qu'il voit la vraie guerre, c'est en mars 2003, lorsqu'il pénètre en Irak à la tête de la célèbre 101e division aéroportée. Mais ne pas avoir vécu le feu ne l'a pas empêché de l'étudier.

Comprenant, dissuasion nucléaire oblige, que sa génération d'officiers avait fort peu de chances de participer à un conflit militaire classique, entre armées conventionnelles, Petraeus s'intéresse très tôt aux guerres asymétriques et aux doctrines de contre-insurrection.

Son maître à penser stratégique n'est ni Clausewitz, ni Liddle Hart, mais un saint-cyrien encore inconnu en France, le lieutenant-colonel David Galula (1919-1968). Après avoir participé avec bravoure aux combats de la 1re Armée en France et en Allemagne, le lieutenant Galula est affecté en 1945 au SLFEO (Section de liaison française en Extrême-Orient), où il se lance dans l'apprentissage du mandarin. Il est l'un des rares officiers occidentaux à s'être rendus à de nombreuses reprises sur le terrain chinois, où fait rage la guerre entre les communistes de Mao et les nationalistes de Tchang Kaï-chek.

Après avoir suivi la victoire de Mao, il assiste en Grèce, comme observateur des Nations unies, à l'écrasement de l'insurrection communiste. À l'été 1956, le capitaine Galula prend le commandement d'une compagnie en Algérie. Responsable d'un quartier du djebel Mimoun (Grande Kabylie), il réussit parfaitement la pacification de son secteur, sans jamais recourir à la torture. Officier atypique et franc-tireur, Galula prend, en 1962, une disponibilité pour effectuer un travail de recherche à l'Université de Harvard. C'est en anglais que sort, un an plus tard, la première version de Contre-insurrection, théorie et pratique. Il est aujourd'hui distribué à tous les stagiaires de l'École de guerre américaine. Il vient seulement de sortir en français, aux Éditions Economica, avec une préface de David Petraeus, qui le décrit comme «le plus grand et le seul grand livre écrit sur la guerre non conventionnelle» .

Statistiques à l'appui, Petraeus arrive à convaincre Kouchner que la situation sécuritaire s'améliore enfin en Irak, et que l'Amérique n'est pas en passe d'y perdre la guerre. Le très politique général américain a été si éloquent que le soir même, dans un discours à Erbil (Kurdistan), le ministre français des Affaires étrangères lance un appel solennel aux entreprises françaises, les invitant à participer à la reconstruction de l'Irak.

Praticien de la guerre anti-insurrectionnelle, le général David Petraeus a déjà deux succès à son actif. De 2003 à 2004, il commande le secteur de Mossoul. Prenant langue avec tous les chefs tribaux des différentes communautés pour les associer à son travail de pacification, le général de division Petraeus parvient à ressusciter l'économie locale, à restaurer les services publics, à maintenir un minimum d'ordre dans les rues. Dans tous les postes militaires avancés de son secteur, une affiche interpelle soldats et officiers : «Qu'avez-vous fait aujourd'hui pour gagner les cœurs et les esprits de la population irakienne ?»

À la fin de l'année 2006, alors que la guerre civile sunnites-chiites bat son plein et que la situation semble désespérée pour les Américains en Irak, le président Bush décide de confier le commandement des troupes à Petraeus. Le général parvient à renouer un dialogue avec la communauté sunnite, pour expliquer à ses leaders tribaux que l'insurrection antiaméricaine n'est pas dans leur intérêt. Il suscite ensuite l'émergence de milices sunnites - qu'il finance et arme -, lesquelles acceptent de prendre en charge le combat anti-al-Qaida.

Parallèlement, il renforce l'armée irakienne, afin qu'elle soit utilisée dans les opérations de pacification du grand Bagdad, de préférence à la police, corrompue et manipulée par les éléments chiites les plus extrémistes. La stratégie de Petraeus marche. Le mois dernier, le nombre des attentats et des morts américains était cinq fois moindre qu'il y a deux ans.

Aujourd'hui, avec l'Afghanistan dont il a aussi la charge, on demande pour la troisième fois au général Petraeus de faire ses preuves dans la guerre anti-insurrectionnelle. Pour l'admirateur des Médecins sans frontières et du stratège atypique David Galula, c'est un sacré défi. Car ce passionné d'histoire sait que, jusqu'à présent, aucune puissance étrangère n'est jamais parvenue à pacifier l'Afghanistan. Les Anglais, pourtant maîtres du sous-continent indien dans sa totalité, s'y sont cassé les dents au XIXe siècle. L'Armée rouge a dû se retirer sans gloire en 1989, après dix ans d'occupation. Le fait que l'ennemi, les talibans, use et abuse des sanctuaires que leur offrent les zones tribales pakistanaises et que le Pakistan est théoriquement un allié des États-Unis complique grandement la situation.

Mais le vrai problème demeure que l'armée américaine est totalement dépourvue de savoir-faire colonial. Il est impossible de gagner les cœurs et les esprits d'une population dont on ignore et la langue et les mœurs. En Afghanistan, la suprématie aérienne est contre-productive, car cause de trop nombreuses bavures, et donc de l'aliénation d'une bonne partie de la population rurale.

Si les Occidentaux ne parviennent pas à convaincre les villages afghans de lutter eux-mêmes contre l'infiltration et l'intimidation des talibans, on ne voit pas très bien comment cette guerre asymétrique pourrait être gagnée. David Petraeus saura-t-il se métamorphoser en un Lyautey, en un T.E. Lawrence ? Saura-t-il parler aux chefs de tribu afghans aussi bien que l'officier britannique le faisait avec les Bédouins du désert d'Arabie ? Qu'est-ce donc qui prédispose à un grand destin oriental ce fils de capitaine au long cours hollandais (réfugié aux États-Unis pendant le nazisme), cet officier brillant mais classiquement marié, à sa sortie de West Point, à une fille de général américain ? Rien, sauf l'ambition, qu'a toujours eue David Howell Petraeus, de réussir mieux que ses camarades.

[img]http://www.lefigaro.fr/medias/2008/09/09/e648c5be-7dd6-11dd-84ac-1942000d131e.jpg[/img]
Le général David Petraeus lors de la livraison du millième Humvee, en compagnie du responsable national irakien de la sécurité Muafaq al-Rubay, le 26 juin dernier à Taji, au nord de Bagdad. Crédits photo : AFP


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MessagePublié: 14 Sep 2008, 13:36 
Si ma tante
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Contrairement aux informations du Figaro du 12 septembre qui titrait "Washington refuse des armes à Israël pour attaquer l'Iran" http://www.lefigaro.fr/international/20 ... -iran-.php , Metula News Agency affirme que les USA vont livrer à Israël des bombardiers furtifs et bombes spéciales pour percer les bunkers... Pendant ce temps, les Russes reviennent en force, via leurs alliés syriens et iraniens, au Moyen-Orient... :idea: Bref, la région la plus "chaude" du monde est sur le pied de guerre. Si cette info est vraie, on pourrait s'attendre à une action israélienne contre l'Iran. Avant ou après les élections américaines ? avant ou après un nouveau train de sanctions inutiles ? ou pas d'action du tout ? Pas mal de paramètres politiques et avenir incertain...

http://www.menapress.com/article.php?sid=2153

Bombes US pour Israël, navires russes pour la Syrie
(info # 011409/8 ) Par Jean Tsadik. Dimanche 14 septembre [06:38:00UTC] © Metula News Agency

1 000 bombes bunker busters, du type le plus sophistiqué au monde, pour Israël

De fait, j’ai été bien inspiré vendredi dernier, lorsque, pour rédiger mon article "Nouvelle donne" http://www.menapress.com/article.php?sid=2152 , j’ai préféré me baser sur les sources de la Ména, en Israël et aux USA, plutôt que sur celles du respectable quotidien Haaretz. Un jour plus tôt, ce journal annonçait que Washington avait décidé de ne pas livrer à Israël des bombes bunker busters (destructrices de bunkers) et d’interdire à l’aviation israélienne le survol opérationnel de l’Irak.

Ces "révélations" d’Haaretz contredisaient les assertions de nos propres amis, qui nous affirmaient que la disposition d’esprit des décideurs du Département de la Défense US était diamétralement opposée à cette annonce ; ils favorisaient, au contraire, nous assuraient-ils, le renforcement offensif d’Israël. Ils sont persuadés que "le plus fort signal pour faire cesser volontairement l’enrichissement d’uranium (par l’Iran) consiste, pour les USA, à se montrer stratégiquement solidaires de Jérusalem et à augmenter sa capacité opérationnelle utile contre les cibles en Iran".

Ce sont ces communications, de même que des témoignages oculaires, reçus directement du Kurdistan irakien, qui nous avaient amenés à mettre sérieusement en doute les propos de nos confrères d’Haaretz. Nous avons été le seul media à prendre cette position, tandis que des dizaines d’autres rapportaient – sans rien contrôler – les nouvelles véhiculées par nos collègues israéliens.

Or peu après la diffusion de mon article, le couperet est tombé. Le Pentagone annonçait, ce même vendredi, sa décision de vendre aux Forces Aériennes Israéliennes (IAF) non moins de 1 000 bombes intelligentes, pour un contrat total de 77 millions de dollars, soit 77 000 dollars par engin.

De plus, les bombes en voie de livraison, fabriquées par Boeing, sont du modèle le plus récent, le GBU-39 (Unité de Bombe Guidée), et non des GBU-28, comme précédemment vendues à l’Etat hébreu.

La GBU-39, également qualifiée par Boeing sous l’appellation SDB, pour Small Diameter Bomb (bombe de faible diamètre), allie la capacité des plus anciens modèles de pénétrer des installations souterraines fortifiées, à son poids plume pour sa catégorie.

En effet, la GBU-39 ne pèse que 113 kilos, ce qui permet d’en emporter quatre sous un avion – en lieu et place d’une seule, pour les modèles antérieurs -, d’embarquer d’autres armes et munitions, et d’étendre le rayon d’action de l’appareil.

[img]http://www.menapress.com/images/topics/atl391.jpg[/img]
Un attelage de 4 GBU-39 prêt à être arrimé sous un avion

D’autre part, la GBU-39 atteint régulièrement son objectif durant 50% des largages, avec un degré de précision de l’ordre de 5 mètres (du point visé), ceci diminuant sensiblement, entre autres, les dangers de dommages collatéraux.

Dans l’annonce faite vendredi par le Pentagone, on apprenait aussi que Washington allait participer à l’amélioration des missiles antiaériens Patriot déployés en Israël, ce qui devrait les mettre aux normes désirées par l’Etat hébreu afin de remplir leur tâche dans son concept du bouclier de défense. La même annonce mentionnait également que l’Amérique allait livrer à son alliée 28 000 missiles antichars LAW, destinés à ses fantassins.

Dans le domaine tenu secret par les deux pays, on parle avec insistance de l’envoi d’armes encore beaucoup plus sophistiquées, notamment une escadrille de bombardier furtifs, à peine sortis de leur phase de certification.

Nul doute n’est permis : Israël se prépare à l’attaque des installations stratégiques en Iran, elle dispose pour ce faire de l’appui nécessaire de l’administration Bush, et elle possède la capacité militaire et logistique pour mener son projet à bien.

Syrie : les Russes arrivent

Presque en synchro avec l’annonce du Pentagone, Moscou révélait vendredi qu’elle allait rénover le port syrien de Tartus, afin de le transformer en pied-à-terre méditerranéen pour sa marine.

L’agence Itar-Tass dévoilait, le même jour, qu’un navire atelier de la flotte de la Mer Noire se trouvait déjà à pied d’œuvre en Syrie et s’attelait à remettre en état ledit port.

A l’époque de l’Union Soviétique, la flotte russe disposait déjà d’une base d’entretien et d’entreposage de matériels à Tartus. Mais la coopération entre Damas et Moscou cessa après la chute de l’URSS.

A Tartus, deux des trois docks flottants fabriqués à l’époque sont hors d’usage, à cause du piètre entretien pratiqué par les Syriens. Il s’agira également de rénover de fond en combles l’ancien atelier flottant et les installations terrestres.

Pour la flotte russe, Tartus constituera son unique base en Méditerranée ; acquis d’importance, puisqu’il permettra aux vaisseaux de guerre de Moscou de patrouiller en plus grand nombre hors de la Mer Noire, et de ne pas avoir à repasser le Bosphore et à affronter les tempêtes d’hiver pour se voir administrer les travaux d’entretien et de gestion des armements à Sébastopol (Aqyar, en tatar de Crimée).

Ceci étant d’une importance majeure au regard de la partie d’échecs maritime que disputent Washington et Moscou, et dont j’ai traité dans "Nouvelle donne".

Cette décision d’allouer Tartous aux Russes fait suite à la récente visite de Béchar Al Assad et à la présence du chef de sa flotte, la semaine dernière, à Moscou.

Al Assad avait soutenu l’invasion russe de la Géorgie, il avait également proposé, dans une interview à un hebdomadaire moscovite, de déployer des missiles russes sur le sol syrien et de participer aux mesures que prendrait le Kremlin pour s’opposer au projet du bouclier de défense US en Pologne et en Tchéquie.

Pour Damas, l’implantation de la base navale de Tartous représente, au moins partiellement, une police d’assurance vie pour son régime dictatorial. On voit mal, en effet, Moscou permettre à l’armée israélienne, en cas de conflit, de s’approcher de ses navires.

De plus, Michaël Béhé à Beyrouth croit savoir que le renouvellement de la présence navale russe en Syrie est aussi destinée à remettre à la page les rafiots de la flotte d’Al Assad, qui ne s’aventurent guère plus en pleine mer.

Depuis un certain temps déjà, c’était les bateaux russes qui assuraient la protection des côtes syriennes, de l’aveu même de l’ambassadeur de Moscou à Damas, M. Belyev. Désormais, cette présence sera permanente.

Dans ce retour à la Guerre Froide, Poutine vient de marquer un point conséquent, en immisçant sa marine sous le nez de l’allié no.1 des Américains au Proche-Orient et très près des bases de soldats US cantonnés en Irak.

C’est sans doute une réponse du berger à la bergère à l’envoi massif de navires de l’OTAN en Mer Noire et à son projet d’établir des bases navales permanentes en Géorgie.

Avec cette guerre de cinq jours en Géorgie, la planète a bel et bien effectué un retour dans le temps d’une vingtaine d’années. Et pas à son avantage.


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MessagePublié: 29 Oct 2008, 03:12 
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Par Jean Tsadik
Voilà la Ména à nouveau obligée par l’actualité mal rapportée à jouer les redresseurs de torts. Une fois encore, après le raid d’un commando américain contre un objectif situé dans le village d’Al-Soukkariya, à l’intérieur du territoire syrien, le monde civilisé procède à l’inversion des rôles agresseurs-victimes.

Les media occidentaux font derechef preuve d’une insupportable ignorance doublée d’un manque crasse de curiosité. Or il suffisait de se poser des questions du niveau d’étudiants en première année de journalisme, de passer quelques minutes à rechercher sur la toile des bilans d’archives pour éviter d’ânonner les plus grosses inconséquences derrière les porte-parole de la junte des Al-Assad.

Il suffisait, par exemple, de recueillir un minimum d’informations sur la situation économique de la Syrie pour se montrer prudent avant de répéter l’affirmation de Damas, selon laquelle la plupart des victimes de l’opération étaient des "travailleurs étrangers".

Des travailleurs immigrés, dans un pays soumis à la loi martiale depuis 1963, qui n’accorde que très extraordinairement de permis de travail aux non-autochtones ? Qui avait envoyé un million de ses propres ouvriers au Liban, lui-même pas très riche, qui compte 3.5 millions d’habitants, pour ramener quelques devises en Syrie.

Un apport qui représentait l’une des ressources principales de l’oligarchie damascène, ainsi que l’une des raisons fondamentales pour refuser de cesser l’occupation du pays aux cèdres.

Une Syrie où, lors des périodes de sécheresse, dans des régions comme les provinces orientales, justement, les paysans meurent encore littéralement de faim. Où le PNB officiel par habitant avoisine les mille dollars, et où le chômage touche 20% de la population. Où ces chiffres sont encore très largement plus indigents, lorsque l’on s’éloigne de 550 km de la capitale.

Il n’était que de regrouper ces quelques données objectives et publiques, pour se demander ce qu’auraient bien pu faire de la main d’œuvre étrangère dans une ferme situées à huit kilomètres de la frontière irakienne.

Mais les pays civilisés du globe sont devenus si engoncés dans leur propre réalité, qu’ils ont perdu l’aptitude de concevoir l’évidence, à savoir que toute la planète n’est pas construite à leur image. Ils sont, de plus, mal desservis par des journalistes aux connaissances de plus en plus restreintes, aux bagages formel minimaux, paresseux de surcroît, plus prompts à émettre une opinion magistrale qu’à faire leur travail de journalistes.

Car pour évaluer à chaud si l’on avait plus de chances d’avoir affaire à des terroristes de la Djihad mondiale ou à des travailleurs immigrés, il fallait impérativement intégrer dans l’équation les 100 000 morts du terrorisme en Irak, depuis l’intervention alliée en 2003 [1].

Lors, quand on entend informer le public, et percevoir un salaire pour ce faire, on sait que les auteurs des centaines d’attentats en Babylonie ne sont, dans leur majorité, pas indigènes, et qu’ils ne transitent pas par l’Arabie Saoudite, ni par la Jordanie, dont les frontières sont pratiquement bouclées.

Pour massacrer autant d’innocents, il faut bien que les membres de l’Internationale Islamiste – à ne surtout pas confondre avec l’essentiel des musulmans ! – passent quelque part. Qu’ils jouissent d’une base arrière logistique sûre, de laquelle ils importent en Mésopotamie les armes, les munitions, l’argent et les volontaires maghrébins, libanais, palestiniens, afghans, saoudiens, soudanais, somaliens, égyptiens et européens, nécessaires à saboter la démocratie en genèse et la reconstruction.

Depuis la chute du tyran Saddam Hussein, ces terroristes transitant par l’Iran et la Syrie ont assassiné une moyenne de 55 personnes chaque jour. A coups d’attentats-suicides, de voitures et de camions piégés, de bombes télécommandées et de décapitations. Semblable performance exige, je vous l’assure, une sacrée profondeur stratégique, un arsenal bien fourni, et la collaboration active et totale de la dictature assadienne.

Dans ces conditions, et avant même de procéder à une investigation factuelle, à quelle profession les étrangers d’Al-Soukkariya avaient-ils le plus de chances d’appartenir ? Agriculteurs ou poseurs de bombes dans les marchés surpeuplés de Bagdad ?

Ensuite, lorsqu’on a un peu d’ontologie et de bouteille, on se pose des questions élémentaires concernant l’armée américaine. On se dit qu’en cinq ans de présence en Irak sans avoir jamais franchi la frontière syrienne, elle a inévitablement recueilli une foultitude de renseignements sur les activités d’Al-Qaeda en territoire assadien.

Il serait, à cet effet, grandement temps que les confrères tricolores cessent de prendre la plus grande armée du monde pour une bande d’arriérés. Non, quitte à vous surprendre, il n’y a pas que la Grande muette qui possédât un service de renseignement…

Et cinq ans, c’est, à n’en pas douter, un temps suffisant pour choisir consciencieusement sa cible. Pour ne pas s’en prendre, lors de son unique sortie, à une famille de paysans paisibles et à ses commis étrangers.

Car, pour croire les accusations proférées par Walid Mohalem, le ministre des Affaires Etrangères de la dictature de Damas, cela implique nécessairement de considérer les boys non seulement comme un ramassis de sadiques, mais, de plus, pour un gang d’imbéciles, dirigé par des généraux stupides et renseignés par des services impotents.

Un journaliste authentique se demande en quoi cela sert-il le Surge, le combat ravivé des alliés contre le terrorisme islamiste, d’assassiner des civils et des enfants, tout en épargnant leurs ennemis concentrés, à deux pas, dans la même région frontalière.

Les militaires américains ont-ils pour vocation d’alimenter la propagande antioccidentale de Damas et de Téhéran ? Un peu de sérieux, Messieurs les radoteurs, vous nous avez habitués aux questions similairement aberrantes à Gaza et en Cisjordanie, que vous ne vous posez plus avant d’inonder la France de vos obscénités !

Qui, de votre allié américain, démocratique et transparent, ou de l’un des régimes les plus refermés et brutaux de la planète, doit-on croire, si l’on n’a pas d’excellente raison factuelle de mettre en doute la version des démocrates ?

Qui peut le plus naturellement participer à des "agressions criminelles et terroristes" comme les définit Mohalem ? Qui a le plus le profil de "criminels de guerre", de "terroristes" et "d'assassins", comme le braille la presse aux ordres de Damas ? Ceux qui arment le Hezbollah, détruisent l’indépendance du Liban et ont assassiné Rafic Hariri, ou ceux qui ont perdu plus de 4 000 hommes en affrontant le terrorisme islamiste rien qu’en Irak ?

Lors des obsèques des terroristes, à proximité du lieu de l’attaque US, dans ce pays où toute réunion spontanée est passible d’emprisonnement, où des dizaines de défenseurs des droits de l’Homme croupissent enjôlés depuis plus de trente ans, les habitants brandissaient des pancartes sur lesquelles un commissaire politique avait écrit : "Mort au criminel Bush", "A bas l'Amérique et Israël", et "Nous ne nous mettrons pas à genoux devant les Américains !".

Une branche d’Al-Qaeda a cependant promis de venger ses combattants en faisant couler le sang des infidèles. La junte alaouite, quant à elle, s’est "réservée le droit de répondre à l’agression américaine", la même réserve qu’elle avait revendiquée après qu’Israël eut détruit son embryon de réacteur nucléaire et sa base de missiles chimiques, et dont on attend encore la fureur, un an après les faits.

Le correspondant de la Ména à Beyrouth, de même que nos fidèles amis kurdes irakiens, ont informé la rédaction de Métula que l’un des morts était le chef syrien de l’organisation chargée de faire passer les terroristes en Irak.

Un responsable US, peu disert, a seulement déclaré que les soldats yankees "avaient mené avec succès un raid contre des combattants étrangers". S’adressant à la CNN, il a ajouté "Quand se présente une importante opportunité, on la prend. C'est ce que les Américains attendent, particulièrement lorsqu'il s'agit de combattants étrangers entrant en Irak et menaçant nos forces armées".

Que les media français répètent mot pour mot les propos des officiels syriens, que CNN attribue généreusement son temps d’antenne à l’ambassadeur de Béchar Al-Assad auprès des Nations Unies, qui y tient, sans contradiction, le même discours que Mohalem, cela ne nous étonne pas vraiment.

CNN n’avait-elle pas affirmé, péremptoire, suite à l’annonce exclusive par notre agence du raid israélien en Syrie, que l’objectif des chasseurs-bombardiers de l’Etat hébreu était un convoi d’armes iraniennes à destination du Hezbollah ? Un convoi qui était passé par où, exactement ?

Ce qui nous a sidérés, à proprement parler, c’est la réaction de l’Elysée, déplorant "la perte de civils syriens" ? Sarkozy, qui nous avait accoutumés à plus de perspicacité, a exprimé la "vive préoccupation" de la France et a appelé en son nom à la "retenue".

Quel intérêt soudain le président français a-t-il à préserver les assassins qui terrorisent l’Irak ainsi que le régime dictatorial qui les héberge et qui les arme ? Etrangeté !

Qui se poursuit toutefois par l’adoption as is de la version Al-Assad, précisant que la France "souligne son attachement au strict respect de l’intégrité territoriale des États (…) et souhaite que toute la lumière soit faite sur cette opération qui a coûté la vie à plusieurs personnes, dont des enfants".

On se croirait revenu au temps exécré de la Chiraquie et de la prédominance discrétionnaire de la Rue arabe du Quai d’Orsay, propriétaire d’un "institut" au cœur de Damas.

Et nous suggérons vivement, de notre rocher qui essuie ses premières pluies de la saison, à M. Sarkozy, pour l’action duquel nous entretenons généralement un respect non feint, d’abandonner ce langage anti-atlantiste et totalement hors de propos qui nous rappelle Villepin.
De songer combien cette rhétorique de la lumière est dangereuse, qui, bien avant de s’appliquer à la poignée d’islamistes neutralisés à Al-Soukkariya, devra faire le jour sur le massacre par la soldatesque française d’un millier d’Africains non-armés devant l’Hôtel Ivoire à Abidjan. Et rendre publiques les pages des conclusions de la Commission Mucyo, détaillant la participation de la même armée au génocide d’un million de Tutsis.

En réservant que la France n’est en guerre ni avec la Côte d’Ivoire ni avec le Rwanda, que ni les Ivoiriens ni les Rwandais n’abattent 55 civils irakiens par jours, et, qu’enfin, ils ne menacent pas d’africaniser la Terre.

L’apothéose du communiqué de l’Elysée n’a toutefois été atteinte que lorsque le président de la République Nicolas Sarkozy y "adresse aux familles des victimes et à leurs proches toutes ses condoléances"

Sarkozy qui envoie sa sympathie aux familles des pires terroristes de la planète et à Oussama Ben Laden, voilà qui sort de l’ordinaire. M’est avis que le Président ne s’entend plus avec George W. Bush sur les mesures à prendre pour juguler la crise qui s’amplifie. D’où ces accents gaulliens et déplacés, ce qui constitue un pléonasme en soi, j’en conviens volontiers. Je ne vois pas d’autre explication.

Mais si M. Sarkozy se perd corps et biens dans la hâte d’une analyse aussi mal-fichue, comment voulez-vous que je critique l’ignorance, l’incurie et les drôles de partis-pris de mes confrères de l’Hexagone ?


Note :

[1] Selon diverses sources sérieuses que j’ai consultées, dont l’Associated Press, qui chiffre à 34 832 le nombre d’Irakiens tués d’avril 2005 à août 2008.


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 Sujet du message: Re: Moyen-Orient
MessagePublié: 18 Déc 2008, 17:21 
Or not Toby
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A force de tergiverser, le psychopathe de Téhéran va bien finir par faire exploser sa bombinette sur des infidèles ; à moins qu'Israël n'attende pas de la recevoir sur la tronche et prenne les devants.

L'Iran : un première bombe atomique d'ici à 2010 ?
Isabelle Lasserre 17/12/2008 | Mise à jour : 21:29

Image
Démonstration militaire du missile balistique longue portée Sahab 3, en sepembre dernier. Crédits photo : AP

La mission française d'information parlementaire sur l'Iran a acquis la certitude que le programme nucléaire de Téhéran a des visées militaires.

Les Israéliens le disent haut et fort depuis longtemps. Mais l'Agence internationale pour l'énergie atomique a longtemps tergiversé, laissant presque à l'Iran le bénéfice du doute. Le député socialiste Jean-Louis Bianco, en a, lui, «la certitude» : le programme nucléaire iranien a des visées militaires. Pire : il pourrait produire sa première bombe atomique entre 2009 et 2010.

C'est l'une des principales conclusions du rapport de la commission des affaires étrangères, dont la mission d'information sur l'Iran a planché pendant un an sur le dossier et recueilli les témoignages de nombreux experts, en Iran et ailleurs.

«Les Iraniens ont enrichi 1 600 kilos d'uranium mais sont incapables de fournir une réponse, de produire un projet concret lorsqu'on les interroge sur l'avancée de leur programme civil. Pourquoi ?», de­mande Jean-Louis Bianco, qui a présidé la mission. Autre information : «Téhéran possède les plans de la bombe nucléaire, sans doute obtenus grâce à la filière pakistanaise. Les Iraniens ont aussi développé un programme de miniaturisation de la bombe.»

Enfin, les missiles balistiques longue portée Sahab 3, équipés de nouvelles têtes, placent désormais à portée de tir iranien Israël et l'Europe.

«Je ne crois pas que l'atome rend sage»

Plusieurs fois menacé de destruction par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, l'État hébreu est le premier concerné par le développement du programme nucléaire de Téhéran. Mais les pays arabes sunnites s'inquiètent eux aussi de l'influence grandissante de l'Iran chiite dans la région. En relançant la prolifération nuc­léaire, la bombe atomique iranienne signerait également la fin du TNP, le traité de non-prolifération. «Ahmadinejad, je l'espère, n'est pas assez fou pour frapper Israël. Je pense que la bombe nucléaire reste une arme à visée politique pour l'Iran. Mais je ne crois pas dans la thèse qui consiste à dire que l'atome rend sage», prévient Jean-Louis Bianco.

Pour le député socialiste, qui juge la situation «très préoccupante», l'unique porte de sortie con­siste à ouvrir des négociations «sans préalable», c'est-à-dire sans placer le dossier nucléaire au sommet de l'agenda. «La société iranienne est complexe. Contrairement à Ahmadinejad, elle n'est pas antisémite. Les Iraniens veulent d'abord assurer leur sécurité. Il faudrait leur proposer un grand deal incluant le développement économique et la stabilité de la région», poursuit-il.

Le problème, c'est que le temps presse. L'année 2009 sera cruciale. Entre les élections à Tel-Aviv et Téhéran et la tentation israélienne de frapper militairement les installations nucléaires iraniennes, la marge de manœuvre des capitales occidentales est étroite. Le nouveau président américain a annoncé son intention de négocier avec le pouvoir iranien. Sa tâche ne sera pas facilitée par la Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, qui ont toujours joué un jeu double et pernicieux vis-à-vis du programme nucléaire iranien. En Israël, beaucoup craignent que Téhéran utilise ces nouvelles négociations pour gagner du temps, jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour empêcher son projet d'aller à son terme. Conscient de ce risque, le président de la mission d'information estime cependant qu'il n'y a aujourd'hui «pas d'autre alternative».

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 Sujet du message: Re: Moyen-Orient
MessagePublié: 18 Déc 2008, 18:28 
BBCodeur Islamentable
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Je me demande bien combien de temps l'occident va encore se tourner le doigt dans le cul :?:

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"Se contenter de croire nous évite la pénible nécessité de penser" Issac Assimov.


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 Sujet du message: Re: Moyen-Orient
MessagePublié: 08 Jan 2009, 18:01 
Si ma tante
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hocine_ben a écrit:
Ce que soulève awawa est particulièrement intéressant. Je pense qu'il ne sert à rien de revenir sur le passé, à part pour, peut-être en tirer un enseignement pour le futur. Mais je crois que la question essentielle de ce débat est: en toute objectivité, quel avenir est raisonnablement possible et envisageable pour cette région du monde?
Nous savons que historiquement, aucun peuple, n'a pu demeurer indéfiniment en état de guerre avec ses voisins. Quand bien même ce serait possible, quelle qualité de vie auraient ces peuples à vivre en permanence en état de stress permanent.

La solution reviendrait, dans ce cas de figure particulier, à anéantir l'un ou l'autre des protagonistes. Solution inacceptable pour Israël qui a le droit absolu à l'existence sur sa terre. Mais également solution utopique coté palestinien. Car nous nous retrouverions, au mieux face à un génocide, au pire face à une agression permanente des "autres" sur Israël en représailles ou en recherche de vengeance perpétuelle.

Franchement, je ne vois aucune solution à ce problème :roll:


:roll: Eh oui Hocine. Je crois qu'il n'y a pas de solution... En tout cas, pas celle illusoire de concessions territoriales contre la paix dans cette région.

Du temps où j'étais de gauche :lol: :lol: :lol: je vous aurais dit : Il y a des gens de bonne volonté dans les deux camps et il y aura la paix un jour...

Comme je suis aujourd'hui beaucoup plus lucide (plus à droite ? :lol: ) je n'y crois plus. Le fond du problème est le refus de la présence d'une verrue non musulmane dans la région. Sauf à considérer qu'Israël n'a aucune légitimité et que cet état devrait disparaitre (ou ne jamais avoir été créé), ce problème est insoluble. J'ajoute que la disparition d'Israël n'amènera pas la paix dans le monde. L'islam est en phase belliqueuse et c'est parti comme ça pour tout le XXIème siècle.

Il n'y aura jamais la paix, c'est ainsi car un des protagonistes (le monde arabe) ne veut pas la paix au sens que nous lui donnons. C'est ce que les Occidentaux ne comprennent pas, il y a un vrai problème avec le sens des mots dans la région et ce qu'ils recouvrent. Paix ? concession ? démocratie ? liberté ? Respect etc... Des formatages mentaux qui empêchent de comprendre. Pour des gens comme les palestiniens, "paix" veut dire deux choses : Israël a été éradiqué, passons aux suivants... Ou trêve temporaire, le temps de se réarmer pour éradiquer ou soumettre mon ennemi. Comme "respect" veut dire "soumission".

La seule solution est paradoxalement de ne pas rechercher la paix à tout prix. Je crois que pour qu'il y ait la paix, il faut qu'Israël soit fort et inflexible sans faire la moindre concession territoriale ou politique. Il faut alors parier sur l'épuisement des forces obscures qui parcourent le monde arabo-islamique à vouloir détruire Israël et la lassitude de ces derniers à se faire taper dessus de façon incommensurablement disproportionnée chaque fois qu'ils lèveront le petit doigt (élimination physique à la clef).

Alors cela est triste pour les populations de la région du conflit car ce n'est guère viable, mais c'est l'unique solution face à la barbarie islamique actuelle. Et pourtant, il n'y a qu'avec un ennemi qu'on peut faire la paix.


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 Sujet du message: Re: Moyen-Orient
MessagePublié: 08 Jan 2009, 19:47 
Grand Pope
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Localisation: L'île aux Monstres
Il n'y a aucune solution à ce problème qui n'est qu'un sous-problème de la question islamique mondiale.

Si Israël disparait du jour au lendemain, ils ouvriront un nouveau front : Europe, Asie, etc etc etc...
Si des accords de paix stables étaient signés avec création d'un état palestinien (avec quoi à la tête ? Des "laïcs" des brigades des martyrs d'Al Aqsa ou des islamistes modérés du Hamas ? :roll: ) ça ne stopperait en aucune façon la volonté musulmane de voir l'état Judéo-croisé disparaitre du Dar Al Islam.

Si Israël éradique complètement les palestiniens par divers moyens, ils devraient affronter directement les états musulmans qui TOUS se servent des "palestiniens" comme de fantassins du Jihad pour faire chier, attaquer, épuiser Israël.

Bref, le vrai problème: c'est pas ISRAËL VS LES PALESTINOS.

Le vrai problème c'est ISLAM + COLLABOS VS LE RESTE DU MONDE.

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 Sujet du message: Re: Moyen-Orient
MessagePublié: 09 Jan 2009, 03:23 
Ministre des Colonies
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Localisation: au sud du progrès
OptimusPrime a écrit:
Si Israël disparait du jour au lendemain, ils ouvriront un nouveau front : Europe, Asie, etc etc etc..

Sur ce point, je serais plus mesuré. En effet, l'ouverture d'un nouveau front comme tu dis, suppose une organisation globale et une structure qui n'existe pas. Si tu parles des islamistes, ce front existe déjà...

Ce qui "fédère" actuellement les musulmans, c'est la question palestinienne et rien d'autre. Ce ne sont que quelques milliers de moyennageux fanatisés et jusqu'auboutistes qui ont la folie de croire que la "oumma" existe et qu'elle peut faire quelque chose. C'est un leurre qu'ils agitent à la face du monde dans le but de susciter la terreur, ce qu'ils font d'ailleurs au premier chef à leurs propres coreligionnaires.

Je pense que ce cancer d'islam politique continuera encore longtemps à nous faire chier, mais je ne crois pas à des hordes organisées lancées à l'assaut de l'occident pour l'islamiser ou en prendre le contrôle. Aucun pays musulman n'osera se lancer dans une aventure pareille, car il sait que de toute façons les autres ne le suivront pas.

Alors c'est vrai que dans vos sociétés, fleurissent des revendications d'ordre religieux de plus en plus envahissantes et insupportables. Mais elles ne le peuvent que grâce à vos lois. Tant que vous les laisserez faire, ils essaieront d'en avoir plus.

Aucune population ne sort spontanément dans la rue ou n'émet de revendications par elle-même. C'est toujours une poignée d'individus qui les pousse à cela, que ce soit une manif de la CGT, du cacaMAS ou de n'importe quel autre résidus de fond de capote.

Il faut combattre les meneurs et les embobinneurs. C'est la seule voie possible...

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L'islamisme c'est l'islam appliqué dans sa totalité.


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 Sujet du message: Re: Moyen-Orient
MessagePublié: 11 Fév 2009, 23:56 
Or not Toby
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Localisation: ici et là
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... temps-.php

VIDEO - Pour Reza Pahlavi, le fils du Shah d'Iran, l'attitude de l'administration Obama envers l'Iran ne doit pas se limiter à l'ouverture d'un dialogue, au risque de faire le jeu du régime actuel.

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 Sujet du message: Re: Moyen-Orient
MessagePublié: 12 Nov 2010, 10:41 
Si ma tante
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Le conflit Israélo-arabe pour les nuls. Quelques éléments de compréhension de ce très long conflit :mrgreen:

http://www.youtube.com/watch?v=OCblh103knI


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 Sujet du message: Re: Proche et Moyen-Orient
MessagePublié: 30 Jan 2011, 16:18 
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Mécréant a écrit:
Création d'un fil consacré au sujet, afin d'éviter l'éparpillement des posts et articles sur plusieurs fils :idea:

Alerte - La frontière entre Gaza et l'Egypte a à peu près cessé d'exister, les militants du 'Hamas ont rejoint les rangs des frères musulmans

Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 08:41

Adapté par Aschkel

Pour © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele

stratfor -La police égyptienne ne fait plus de patrouilles le long de Rafah - la frontière Gaza/Egypte. Les terroristes armés du 'Hamas entrent en Egypte et travaillent en étroite collaboration avec les frères musulmans.

Les frères musulmans se sont maintenant pleinement engagés dans les manifestations, et évidemment ne sont pas satisfaits des derniers changements à la tête de l'Egypte (nomination de Souleimane comme vice-président) et veulent un gouvernement qui n'inclut aucun membre du clan Moubarak ou de son parti (PND –Parti national démocratique).

Des forces de sécurité en civil détruisent des biens publics afin de donner l'impression que les manifestants représentent un réel danger public, pendant que les frères musulmans, eux, forment des comités populaires pour protéger la propriété publique, coordonnent également les manifestants et leur fournissent des produits alimentaires et des soins.

olehgirl ajoute

La frontière entre Gaza et l'Egypte a à peu près cessé d'exister, les militants du 'Hamas ont rejoint les rangs des frères musulmans

Je reçois des rapports twitter d'après lesquels les Frères musulmans, soutenus par des Bédouins locaux, ont à peu près évincé les forces égyptiennes des villages tels que El Arish le long de la bande de Gaza et de la frontière égyptienne. Pour les 8 dernières heures, j'ai reçu les mises à jour Twitter suggérant que les hommes du Hamas de Gaza ont traversé librement la frontière, maintenant pratiquement ouverte, pour fournir des renforts aux Frères musulmans.

Ainsi, les efforts des États-Unis qui ont dépensé 1,5 milliard de dollars chaque année en Egypte en partie pour éviter que ce genre de choses ne se produise, n'auront servi à rien.

Et maintenant, les Frères musulmans - qui est le seul parti d'opposition est bien assez organisé pour tirer pleinement parti du chaos, sont ainsi prêts à ouvrir la frontière pour plonger l'Egypte dans un cauchemar islamiste – Une situation encore bien pire que celle dans laquelle l'Egypte se trouve actuellement.

fpnp.net dans un article, nous rappelle que l'armée égyptienne est limitée dans certaines régions du Sinaï, y compris sur Rafah et ce, en vertu des accords de Camp David – ainsi le Hamas peut facilement aider à perpétuer le chaos.

http://lessakele.over-blog.fr/article-alerte---la-frontiere-entre-gaza-et-l-egypte-a-a-peu-pres-cesse-d-exister-les-militants-du-hamas-ont-rejoint-les-rangs-des-freres-musulmans-66071869.html


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 Sujet du message: Re: Proche et Moyen-Orient
MessagePublié: 30 Jan 2011, 18:10 
Coran Tanplan
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Egypte: l'opposition charge ElBaradei de négocier avec le régime

(30/01/2011 16:21)

LE CAIRE (AFP)

Les Frères musulmans et d'autres mouvements d'opposition ont chargé dimanche l'opposant Mohamed ElBaradei de "négocier" avec le régime du président Hosni Moubarak, alors que les manifestations se poursuivaient au Caire au 6e jour d'une révolte qui ne semble pas faiblir.

Devant les violences qui ont fait au moins 125 morts et des milliers de blessés depuis mardi, les Etats-Unis se préparaient à évacuer leurs ressortissants d'Egypte.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, tout en assurant qu'il n'était pas question de suspendre l'aide à l'Egypte, principal allié des Etats-Unis dans le monde arabe, a plaidé pour "une transition en bon ordre" et estimé que le processus en était "à peine au début".

"Moubarak dégage!", scandaient encore des milliers de manifestants dimanche à la mi-journée à Midan Tahrir, la place de la Libération, dans le centre de la capitale qui vit depuis mardi au rythme d'une contestation jamais vue en 30 ans de pouvoir du président Moubarak.

L'armée a bouclé le centre-ville avec des chars d'assaut, et des avions de chasse ont survolé la capitale à basse altitude dans l'après-midi.
Et la chaîne satellitaire
, qui fait trembler certains gouvernements arabes par sa couverture des protestations, a été interdite dimanche en Egypte.

M. Moubarak a visité dans la matinée le centre opérationnel de l'armée, au lendemain de la nomination d'un vice-président, le premier en 30 ans, Omar Souleimane, et d'un nouveau Premier ministre, Ahmad Chafic.

Les Frères musulmans, principale force d'opposition dans le pays, ont cependant rejeté ces deux nominations, dénonçant "une tentative pour contourner les revendications du peuple et pour faire avorter sa révolution".

Peu après, la Coalition nationale pour le changement, qui regroupe plusieurs formations d'opposition, dont les Frères musulmans, ont chargé M. ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), de "négocier avec le pouvoir".

La protestation ne se limitait pas au Caire. Ainsi à Mansoura (delta du Nil), 5.000 manifestants ont afflué vers le siège du gouvernorat, réclamant le départ du président sur des pancartes signées des "Jeunes d'Egypte".

Dans la nuit, des émeutes ont éclaté dans plusieurs prisons. Plusieurs milliers de détenus se sont évadés dans la prison de Wadi Natroun, à 100 km au nord du Caire, selon une source au sein des services de sécurité.

Des dizaines de corps gisaient sur la chaussée près d'une autre prison de l'est du Caire. Un journaliste de l'AFP a vu 14 corps apportés dans une mosquée proche, mais selon les habitants, il y en aurait "beaucoup d'autres".

Le mouvement a en partie paralysé le pays: de nombreux distributeurs de billets étaient vides, les banques et la Bourse, qui a enregistré de fortes baisses mercredi et jeudi avant le congé hebdomadaire, sont restées fermées.

Après de nombreux pillages au Caire, soumis tout comme les grandes villes d'Alexandrie et de Suez au couvre-feu 16H00 à 08H00, l'armée semblait plus présente et plus ferme dimanche dans les rues. Et des comités de quartiers remettaient les pillards aux forces armées.

Dans le chaos ambiant, deux momies de l'époque pharaonique entreposées au Musée égyptien au Caire, ont été endommagées lors d'une tentative de vol.

Cette révolte qui a commencé le 25 janvier, onze jours après la fuite du président de l'ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali sous la pression de la rue, continuait à susciter l'inquiétude. L'ambassade des Etats-Unis au Caire a annoncé qu'elle se préparait à évacuer ses ressortissants à partir de lundi. La Libye et la Turquie ont prévu des avions pour faire de même.

Destination touristique très prisée en cette saison, l'Egypte voyait aussi ses touristes déserter le pays, la plupart des voyagistes ayant choisi d'annuler les départs.

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que son pays voulait préserver la paix avec l'Egypte, seul pays arabe avec la Jordanie à avoir signé un traité de paix avec l'Etat hébreu.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé la fermeture du terminal de Rafah, à la frontière avec l'Egypte, au motif que les fonctionnaires égyptiens auraient quitté leur poste.

Au Soudan, des milliers d'étudiants ont bravé les forces de sécurité pour répondre à un appel à manifester sur le modèle de l'Egypte. Et à Damas, une quarantaine de personnalité de l'opposition ont salué les révoltes populaires en Tunisie et en Egypte, affirmant que le peuple syrien aspirait lui aussi "à la justice et à la liberté".

http://www.dhnet.be/breaking_news.phtml?id=307559&source=afp&status=3

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 Sujet du message: Re: Proche et Moyen-Orient
MessagePublié: 31 Jan 2011, 16:29 
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itrophe a écrit:
http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/687314/Assad_%3A_Le_Moyen-Orient_est_malade_a_cause_de_decennies_de_stagnation_.html

Assad : Le Moyen-Orient est malade à cause de décennies de stagnation
31/01/2011 | 15h51

Le Moyen-Orient est "malade" à cause de décennies de stagnation et doit faire des progrès, estime le président syrien, Bachar al-Assad, dans un entretien au Wall Street Journal lundi.

"Une eau stagnante attire la pollution et les microbes, et parce que vous avez eu cette stagnation pendant des décennies (...), nous sommes infestés par les microbes", déclare M. Assad au quotidien américain. "Ce que vous voyez en ce moment dans la région, c'est une sorte de maladie", explique-t-il, alors que des mouvements populaires ont fait fuir le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier et ébranlent depuis près d'une semaine l'Egypte du président Hosni Moubarak.

M. Assad refuse de commenter directement la Tunisie et l'Egypte, estimant qu'il est lui-même "en-dehors de cela" et qu'il est trop tôt pour évaluer l'impact des événements sur les pays voisins, mais assure que les dirigeants de la région doivent entreprendre des réformes.

"Nous devons poursuivre le changement au niveau de l'Etat et des institutions", explique-t-il, en lançant un appel: "Vous devez progresser vous-même et améliorer la société. C'est le sujet le plus important". "La véritable réforme est de savoir comment ouvrir une société et entamer le dialogue", précise-t-il, expliquant que les décennies de stagnation politique et économique, les dirigeants sans idéologie, les interventions étrangères et les guerres ont généré le mécontentement qui s'est exprimé dans les rues de Tunisie et d'Egypte.

Bachar al-Assad est arrivé au pouvoir en juillet 2000 à la mort de son père Hafez al-Assad, qui avait gouverné la Syrie pendant trois décennies. Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent régulièrement son contrôle étroit de la société, à travers des détentions arbitraires, des entraves à la liberté d'expression, des actions de répression...

Et si les révoltes tunisienne et égyptienne suscitent l'espoir d'une contagion dans la région, M. Assad assure que son pays n'est pas concerné: "La Syrie est stable, bien qu'elle passe par des conditions plus difficiles que celles de l'Egypte, qui reçoit une aide financière des Etats-Unis alors que la Syrie est sous embargo".


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 Sujet du message: Re: Proche et Moyen-Orient
MessagePublié: 02 Fév 2011, 01:01 
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ALAMUT a écrit:
http://www2.memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=SD354011

Trois points de vue sur les événements qui secouent le monde arabe
Janvier 27, 2011 No. 3540

Les médias des différents pays du Moyen-Orient ont adopté des positions divergentes face aux événements dernièrement intervenus dans le monde arabe, notamment la destitution du dirigeant tunisien Ben Ali, le soulèvement populaire en Egypte, en Jordanie et au Yémen, et la fin du gouvernement Hariri au Liban.

Les journalistes saoudiens ont tenu l'Iran pour responsable des événements. Or la presse iranienne a endossé la responsabilité des événements, présentés par elle comme une victoire du camp de la résistance, dirigé par l'Iran, contre l'Occident, et prédit que d'autres régimes arabes pro-occidentaux allaient connaître le même sort que l'ancien régime tunisien.

Abdel Bari Atwan, directeur du quotidien londonien Al-Qods Al-Arabi, qui a manifesté à maintes reprises son hostilité pour l'Occident et son soutien à Oussama Ben Laden et Saddam Hussein, a estimé que les Etats-Unis et Israël étaient les premiers concernés par les événements, vu que ces derniers auraient le plus à souffrir de l'effondrement des régimes arabes pro-occidentaux.

Ci-dessous des extraits d'articles présentant ces trois points de vue :

La position iranienne

Le quotidien iranien Kayhan, proche du Guide suprême iranien Ali Khamenei, rapporte que les événements intervenus au Moyen-Orient représentent à la fois une "guerre douce" entre la résistance, dirigée par l'Iran, et le régime de l'arrogance (l'Occident), dirigé par les Etats-Unis, ajoutant que le front de la résistance a gagné au Liban, en Irak, en Afghanistan, en Egypte et au Soudan, de même que l'Iran a remporté les pourparlers nucléaires à Istanbul. Le journal appelle à se débarrasser des forces vaincues, alliées de l'Occident. (1)

L'hebdomadaire Sobh-e Sadeq, proche du corps des Gardiens de la Révolution, rapporte que la crise libanaise a des répercussions régionales extrêmement néfastes pour les Etats-Unis. Il estime que l'initiative syro-saoudienne a échoué parce que les mesures saoudiennes, réclamées par les Etats-Unis, avaient pour seul et unique but de gagner du temps jusqu'à la publication de l'acte d'accusation du TSL.

Selon le journal, le changement de position du leader druze libanais Walid Joumblatt, qui a rejoint le camp de la Syrie et du Hezbollah, a représenté un tournant, rendant superflue la présence d'Hariri au sein du pouvoir. Le journal fait l'éloge des mesures avisées du Hezbollah qui, contrairement aux sombres prédictions d'Israël, de l'Arabie saoudite et des Etats-Unis, ainsi que de certaines personnalités libanaises telles Samir Geagea, n'a pas eu recours à la violence et a campé sur des positions patriotiques aux niveaux politique, médiatique et sécuritaire. Sobh-e Sadeq estime que suite au soulèvement tunisien, les régimes arabes pro-américains seront voués à s'effondrer un à un, comme un jeu de dominos. (2)

La position saoudienne

Abdel Rahman Al-Rashed, directeur général de la télévision Al-Arabiya, autrefois directeur du quotidien Al-Sharq Al-Awsat (saoudien édité à Londres), laisse entendre que l'Iran a provoqué des émeutes dans les pays qui lui sont opposés: "Il y a deux ans, Téhéran était secouée par des manifestants qui protestaient contre la fraude électorale [élections présidentielles de juin 2009], considérant comme illégitime le maintien d'Ahmadinejad au pouvoir.

Aujourd'hui, la terre tremble en Tunisie, à Ramallah, à Beyrouth, en Egypte et en Jordanie, alors que d'autres pays se préparent au conflit. D'un point de vue politique, la carte [du monde arabe] est divisée en deux, avec d'un côté le [camp] iranien, et de l'autre le [camp] anti-iranien.

Tous les soulèvements dernièrement intervenus ont eu lieu sur la partie anti-iranienne [de la carte]. La Tunisie de Ben Ali est tombée. Le gouvernement de Saad Hariri a été renversé par le leader du Hezbollah. Le gouvernement [de l'Autorité palestinienne] de Mahmoud Abbas a subi une violente campagne de diffamation, tandis que la place de la libération au Caire a été inondée par les [manifestants mobilisés sur] facebook et twitter. (3) Ayant une série d'exigences, ces derniers voulaient renverser le régime égyptien, ainsi que son gouvernement et son parlement. En Jordanie, la décision gouvernementale d'annuler la hausse des prix [prévue] n'a pas arrêté les manifestants, qui sont arrivés avec une longue liste d'exigences, concernant aussi bien leurs moyens de subsistance que la rupture des liens avec les Etats-Unis…" (4)

Evoquant la nomination de Najib Mikati, candidat de l'opposition libanaise, chargé de former un nouveau gouvernement libanais, le chroniqueur saoudien libéral Abdallah bin Bjad Al-Otaibi écrit que c'est la décision du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui fait office de représentant officiel du Guide suprême iranien Ali Khamenei au Liban [5]. Une position similaire a été exprimée le 27 janvier par un commentateur politique du quotidien saoudien Al-Jazirah.

La position d'Al-Qods Al-Arabi

Le directeur du quotidien Al-Qods Al-Arabi, Abdel Bari Atwan, connu pour ses critiques des régimes arabes modérés, a souligné que ces manifestations politiques et économiques intervenaient dans des pays ayant des liens avec les Etats-Unis, tels que l'Egypte, la Jordanie et le Yémen, estimant que Moubarak, à l'instar de Ben Ali, allait devoir finir ses jours en exil. Il considère que ces bouleversements sont très préoccupants pour Israël et l'Amérique:

"Il ne fait aucun doute que les deux pays les plus préoccupés par la situation au Moyen-Orient (…) sont les Etats-Unis et Israël. Le feu des protestations commence à lécher les bords des régimes arabes modérés, l'un après l'autre, de façon menaçante pour ces dictatures, connues pour s'aligner sur la politique étrangère américaine (…)

Ces pays font face à un changement profond susceptibles de renverser les régimes en place (…) L'Egypte, le Yémen, le Liban: chacun de ses pays a son importance unique et chacun répond à un besoin stratégique des Etats-Unis: l'Egypte (…) assure la sécurité d'Israël et dirige les plans arabes de normalisation [avec Israël], tout en combattant toutes les formes d'extrémisme politique et islamique opposées au [régime]. Le Yémen est considéré comme la pierre angulaire de la guerre américaine contre Al-Qaïda et comme faisant tampon entre [cette organisation] et les dépositaires du pétrole. Quant au Liban, il est considéré comme le fer de lance du camp de la résistance ainsi que des aspirations géopolitiques et militaires de l'Iran. Il convient de noter que c'est dans les pays pro-américains que les manifestants donnent le plus de voix, demandant à ce que leurs régimes soient destitués à l'instar du régime dictatorial tunisien (…)

Les Etats-Unis accepteront sans doute leur sort, en décidant de tolérer les changements qui se préparent dans la région, mais Israël aura du mal à ne pas paniquer, vu que la stabilité, le bien-être et l'arrogance dont elle a profité ces trente dernières années sont désormais entre les mains des manifestants égyptiens. On peut dire que c'est la fin des années fastes [pour Israël] et le début des vaches maigres, car il est entouré [de dangers]: une Intifada "démocratique" riche de 40 000 missiles et doublée d'une direction en quête de martyre [le Hezbollah], une révolution populaire dont les origines remontent à 7000 ans en arrière, une Autorité palestinienne qui n'a plus d'autorité et un gouvernement jordanien à deux doigts de s'effondrer, si ce n'est pas déjà fait (…)

In ne reste qu'une solution pour Moubarak: remettre calmement les rennes du pouvoir à l'armée, à l'instar de Farouq [dernier roi d'Egypte] (…) L'Arabie saoudite ne lui fermera jamais la porte au nez et ne le remettra jamais entre les mains du futur gouvernement égyptien, car elle ne respecte pas le droit [international]. En outre, Moubarak n'a plus longtemps à vivre, et je lui souhaite sincèrement de longs jours dans la terre d'exil de son choix (…) Je lui conseille l'Arabie saoudite, parce qu'il y fait meilleur qu'en Grande Bretagne et qu'on lui accordera une résidence estivale identique à sa demeure de Sharm Al-Sheikh, où il passe ses étés (…)." (6)


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 Sujet du message: Re: Proche et Moyen-Orient
MessagePublié: 03 Fév 2011, 10:22 
Si ma tante
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Zemmour, pertinent comme d'habitude... :idea:

Zemmour : "Washington - Le Caire : le spectre de Téhéran"
RTL. 3 février 2011



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