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MessagePublié: 23 Jan 2012, 11:18 
Vicious
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Enregistré le: 09 Mar 2011, 17:44
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:resp: Il faut reconnaitre qu'il est doué... pour se servir du vocabulaire même de ceux qu'il combat sans en avoir l'air. Doué pour lénifier son militantisme. Il sait adapter ses discours aux différents publics, ce n'est pas un double discours, c'est bien trop réducteur. Il est doué et a une rhétorique vraiment bien huilée, même si pour ceux qui connaissent ses thèmes et qui entendent l'autre son de cloche qu'il essaie de recouvrir, l'analyse géopolitique de Ramadan ne peut paraitre que superficielle pour ne pas dire merdique. En réalité elle ne l'est pas, il sait exactement où il va en tentant d'y amener frères et ennemis, le seul but est de conquérir l'opinion et il le fait bien. La fin justifie les moyens. La dissimulation et la ruse maitrisées à ce point en dit long sur ce réformateur d'un genre pas si nouveau. Un conservateur tortueux en somme.

http://www.temoignagechretien.fr/ARTICLES/International/Tariq-Ramadan&nbsp%3B-%C2%AB&nbsp%3BDieu-n%E2%80%99a-pas-vole-les-revoltes-arabes&nbsp%3B%C2%BB-/Default-36-3426.xhtml?vosreactions=pos

Tariq Ramadan : « Dieu n’a pas volé les révoltes arabes »
Par Jérôme Anciberro, Loïc Barrière. 14 janvier 2012

ENTRETIEN - Intellectuel musulman charismatique, professeur d’études islamiques contemporaines à l’université d’Oxford, Tariq Ramadan revient sur la place du facteur religieux et le rôle des islamistes dans le printemps arabe.

TC : Peut-on déjà avoir le recul né­cessaire pour parler des révoltes populaires du printemps arabe, comme vous le faites dans votre dernier livre ?

Tariq Ramadan : Il y a des facteurs profonds qui ne datent pas d’hier et que l’on peut étudier sans problème. Et il y a bien sûr des in­connues. J’ai été comme tout le monde surpris par ce qui s’est passé en Tunisie et encore plus en Égypte. D’ailleurs, on m’avait posé la question à l’époque : pensez-vous que ce qui se passe en Tunisie pourrait aussi avoir lieu en Égypte ? Et j’avais benoîtement ré­pondu… que non. Les faits m’ont donné tort. Cela ne veut pas dire qu’il faut s’arrêter de réfléchir mais on doit rester prudent face à des événements dont les causes sont extrêmement complexes.

Pensez-vous cependant qu’on aurait pu prévoir ces événements ?

Je crois que l’on s’est trop focalisé sur une lecture strictement politique, notamment en mettant en scène la lutte de la démocratie contre la dictature. On ne s’est pas rendu compte que l’indicateur le plus essentiel était économique. Rappelons-nous du cas emblématique de Mohamed Bouazizi en Tunisie. Cet homme qui s’est immolé et dont la mort a été un des déclencheurs de la révolte n’était pas un militant engagé. C’était un vendeur de fruits et légumes qui était en train de se paupériser et qui ne supportait plus cette situation.

Autre élément négligé : le travail de formation en cours depuis 2003-2004, en partie sous influence américaine, auprès des cybermilitants de nombreux pays. Un certain nombre d’activistes des dernières révoltes ara­bes sont passés par ces formations qui ont eu lieu notamment dans le Caucase ou en Serbie. Certains ont même été arrêtés à leur retour. En d’autres termes, il y avait des opposants qui préparaient un changement de ré­gi­me et on ne les a pas vraiment pris au sé­rieux.

Enfin, troisième facteur négligé : le poids des pays émergents et le déplacement vers l’Est et le Sud des équilibres géopolitiques. L’Occident joue toujours un rôle majeur dans ces régions du Moyen-Orient, mais il faut désormais compter sur la Chine, l’Inde, la Turquie ou l’Afrique du Sud.

Qu’en est-il du facteur religieux ?

Le religieux n’est pas le facteur déterminant du printemps arabe. Pour autant, on ne pourra pas faire l’économie d’une lecture religieuse de ces événements. Souvenons-nous du début du soulèvement tunisien. Première réaction de la presse in­ternationale : l’inquiétude, compréhensible puisqu’on nous a vendu pendant trente ans qu’il valait mieux avoir la dictature que les islamistes.

Deuxième étape : le soulagement, quand on s’aperçoit que ce ne sont pas les islamistes qui sont en première ligne. On s’imagine alors que tout est rentré dans l’ordre. La démocratie est là, c’est fini, ces gens-là sont comme nous finalement.

Troisième étape avec les élections de l’automne : on se rend compte que les Tunisiens ou les Égyptiens votent selon des critères bien à eux et que la référence islamique a du sens pour eux. Et là, c’est le déchaînement dans la presse. On nous dit que les islamistes ont récupéré le mouvement, que Dieu a volé la révolution du peuple…

Bref : on reste dans une perception fantasmatique du monde arabo-musulman. Mais il va bien falloir accepter ce fait que les islamistes bénéficient de la légitimité populaire et que l’on ne peut tout simplement pas faire avancer les choses dans ces pays sans une référence sérieuse à l’islam. Ce qui ne veut pas dire que l’islam politique est un bloc. Bien au contraire. Certains hommes politiques arabes qui ne sont pas islamistes l’ont bien compris, comme Moncef Marzouki, le nouveau président tunisien.

Vous évoquez d’ailleurs dans votre livre une évolution de certains mouvements islamistes qui privilégieraient aujourd’hui l’idée d’État civil à celle d’État islamique.


Les premiers penseurs de l’islamisme, dans les années 1920-1930, évoluaient dans un monde où l’État-nation était la norme. Du coup, leur réflexion s’est portée vers l’idée d’un État islamique. Mais ces mouvements-là ont évolué. Prenez l’exemple de la Turquie. Les élèves d’Erbakan, la figure de référence de l’islamisme turc, qui avait un projet politique et économique assez radical, disent aujourd’hui qu’ils n’ont aucun problème avec l’idée de laïcité.

Le parti de l’actuel Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est conservateur du point de vue des mœurs, mais il accepte le cadre laïc de la politique et le cadre libéral de l’économie mondiale. Les Frères musulmans ont évolué eux aussi, sans même parler de la diversité interne de cette organisation. L’idée d’État civil s’impose peu à peu. Cela dit, rien n’est jamais gagné.

Comment analysez-vous l’émergence des salafistes, en particulier en Égypte ?

Certains ont expliqué que les « islamistes », Frères musulmans et salafis réunis, faisaient 60 % aux élections en Égypte. Cette lecture n’a aucun sens. Elle mélange des choses qui n’ont rien à voir. Dans toute leur diversité interne, les Frères musulmans participent d’une vision réformiste au sens théologi­que du terme : si les textes auxquels ils se réfèrent sont par définition intouchables, ils acceptent et défendent l’idée d’une lecture rationnelle liée au contexte.

Les salafis, eux, sont des littéralistes. Certains ont des références égyptiennes, d’autres sont très influencés par le wahhabisme. Il y a encore quelques mois, les salafis n’exprimaient aucune intention de se mêler au jeu politique. Pour eux, faire de la politique, c’était sortir de l’islam, c’était du kufr. En huit mois, tout a changé.

C’est aussi ce qui s’est passé dans les années 1970 en Afghanistan, où les talibans ont changé radicalement de stratégie. On sait que les Américains et les Saoudiens les ont poussés à s’investir. Il y a fort à parier qu’on a aussi poussé les salafis égyptiens à entrer dans le jeu en Égypte. De cette façon, ils coincent les Frères musulmans entre eux et l’armée.

Vous insistez beaucoup sur le rôle des musulmans occidentaux dans le mouvement d’évolution de l’islam politique. Pourquoi ?

Il y a encore vingt ans, les références essentielles des musulmans installés dans les pays occidentaux venaient des pays arabo-musulmans. Désormais, on voit bien que leur réflexion est nourrie par ce qu’ils vivent là où ils habitent. Leur religion est musulmane, mais leur culture est occidentale. Le rapport à la laïcité a par exemple changé. La laïcité vécue en Occident ne correspond pas forcément à l’image coloniale qu’on en a en Orient. Pour le dire simplement, la laïcité revendiquée par Saddam Hussein n’est pas celle vécue en France ou en Europe en général.

Dans le dialogue avec les pays majoritairement musulmans, l’expérience des musulmans occidentaux est fondamentale. Leur parole est très écoutée : ils montrent qu’on peut être fidèle à l’islam tout en vivant résolument dans le monde contemporain. L’expérience historique des uns et des autres doit être partagée.

Pensez-vous que le regard occidental sur les islamistes est en train d’évoluer ?

Peut-être. En tout cas, le fait que certains d’entre eux aient pris le parti de l’intégration à l’ordre économique libéral semble jouer en leur faveur. Au début, les islamistes défendaient une vision économique et politique s’approchant de la théologie de la libération chrétienne, avec des aspects quasi-révolutionnaires. Aujourd’hui, on constate que certains d’entre eux s’adaptent. Le cas de la Turquie est intéressant à cet égard.

On a l’impression que plus les islamistes deviennent libéraux économiquement, moins on leur reproche de se référer à l’islam. On n’entend peu de voix s’élever vigoureusement contre le régime saoudien ou celui du Bahrein, des pays où l’on explique pourtant que la démocratie n’est pas islamique, mais où le libéralisme économique règne.

Sur quels critères faudra-t-il juger les pouvoirs liés aux islamistes ?

Mais sur les mêmes critères que pour les autres pays ! Cela dit, il y a des chantiers particulièrement sensibles dans les pays arabo-musulmans. Par exemple, le rapport à l’autorité, qui est un des grands problèmes de la conscience arabe en général. Les fatwas qui sont en fait des produits d’opinions politiques sont une plaie dans certains pays musulmans. Je n’ai aucun problème avec une voix religieuse qui parle de politique, mais il faut faire attention à la confusion des ordres.

Autre chantier : l’éducation, en particulier des plus pauvres et des femmes. Ces dernières ont joué un rôle fondamental dans les révoltes populaires de l’année dernière. Il ne faudrait pas l’oublier. Souvenons-nous de l’appel de la jeune Asmaa Mah­fouz : « Vous me dites que parce que je suis une femme, je ne devrais pas aller sur la place Tahrir le 25 janvier, et bien moi je vous dis que si vous vous prétendez des hom­mes, vous devez venir avec moi ! »

Troisième chantier : le développement de la société civile et de ses libertés. Quatrième chantier : l’économie. Il faut développer les alliances Sud-Sud. Les nouveaux acteurs sont au Sud et à l’Est : l’Amérique latine, la Turquie, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud.

Pensez-vous qu’imposer la charia soit une façon efficace de faire progresser ces chantiers ?

Quand on me parle de la charia, je réponds tout de suite : quelle est votre définition de la charia ? Et je vous assure que la réponse n’est pas simple à trouver… Il faut comprendre que l’idée de charia permet d’abord de réguler les émotions politiques. Bien sûr, dans certaines régions du monde, elle est confondue avec l’idée de répression, ou bien elle est pensée comme une manière de prendre ses distances avec l’impérialisme culturel et politique occidental.

C’est en partie comme cela qu’il faut comprendre la fameuse dé­cla­ration du président du CNT en Libye, Mustapha Abdeljalil, an­nonçant le 23 octo­bre dernier l’introduction de la charia et même celle de la polygamie ! Mais la charia, c’est aussi la justice sociale et l’éthique pu­blique. Bien souvent, réclamer l’application de la charia, c’est tout simplement une ma­nière islamique de réclamer le droit et la justice dans des contextes où les abus de pou­voir et la corruption sont en­dé­miques.

J’ai quant à moi l’im­pression que ces re­ven­di­cations entrent en ré­so­nance avec d’au­tres tout aussi lé­gi­ti­mes, comme celles des mouvements d’occupation, à Wall-Street et ailleurs.

L’islam et le réveil arabe, Presses du Châtelet, 2011, 300p., 19,95 €

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MessagePublié: 23 Jan 2012, 20:15 

Enregistré le: 03 Nov 2005, 21:29
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C'est marrant, il n'a pas parlé de la protection des minorités en Egypte... Ceux qui l'interrogent ne lui ont pas posé la question, d'ailleurs. Ah oui, ce sont des chrétiens !

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MessagePublié: 23 Jan 2012, 21:31 
Vicious
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Des cons de chrétiens même. :x

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MessagePublié: 26 Juin 2012, 19:05 
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tyler a écrit:
Salut Lebo' ! Epatant de lucidité, ton post ! + 1...

Mes plus plates excuses pour avoir laissé votre post sans réponse plus de 6 mois, Tyler, mais je délaisse les forums depuis ce temps.

J'ai décelé une contradiction majeure de Ramadan dans deux émissions où il est invité pour s'exprimer sur le "printemps arabe", et trois liens où il prône la libération des prisonniers politiques ou de droit commun salafistes sur des chaines algériennes ou marocaines, mais je vous dis ça à brûle pourpoint il faut que je retrouve les sources.

Je ne parle même pas de sa participation active au "printemps des banlieues" où il parade aux cotés de Bouteldja, qui éprouve tant d'empathie envers Mohamed Merah.

Ne m'excluez pas pour diffamation envers frère Tarik, please :oops: :mrgreen:


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MessagePublié: 27 Nov 2012, 12:27 
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Enregistré le: 24 Avr 2006, 13:24
Messages: 898
1 minute 13 secondes qui valent toutes les analyses du monde.

Tariq Ramadan prie pour le jihad contre les juifs et les chrétiens

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=k0dboOY7JpE


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MessagePublié: 27 Nov 2012, 13:59 
Du Crime
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Localisation: dans la jungle
Salut Lebo ! Ces hallucinés du bocal vont nous faire regretter l'époque bénie des laïcs comme Georges Habache, Haddad ou même l'autre saucisse à moustaches d'Arafat !

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MessagePublié: 27 Nov 2012, 14:21 
River
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Messages: 3795
Peut-être pas quand même... Les massacres à l'aéroport de Tel Aviv, défenestrer les enfants dans une école (FPLP), etc. et la collaboration d'Arafat avec le soi-disant indépendant Abou Nidal. Arafat n'a jamais été laïque de toutes façons, ce n'était même pas un rôle qu'il jouait, on fermait en permanence les yeux sur ses références djihadistes.
Je veux bien pour Sadaam Hussein, mais il était complètement à l'ouest, est tombé dans tous les pièges tendus par les Américains. Donc, les seuls que je regrette c'est Moubarak, Ben Ali et le Khaddafi de la fin (après 2003).

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La politique fut d'abord l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. A une époque suivante, on y adjoignit l'art de contraindre les gens à décider sur ce qu'ils n'entendent pas. Paul Valéry.


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MessagePublié: 27 Nov 2012, 16:05 
Du Crime
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Enregistré le: 21 Aoû 2006, 18:43
Messages: 8691
Localisation: dans la jungle
Mais voui, Serge...c'était de l'ironie acerbe... une façon de parler pour désamorcer l'anéantissement moral qui nous assaille lorsque l'on voit les choses "progresser".... Les laïcs Haddad ou le FPLP de Georges Habache étaient largement aussi barbares, bien sûr... Ils prouvaient d'ailleurs que le problème n'était pas l'islam mais son vecteur : le monde arabe et sa haine de l'Occident et de son avant poste au Moyen Orient : Israël.

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MessagePublié: 02 Déc 2012, 17:02 
Vicious
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Localisation: Dans la Caverne
T. Ramadan fait des interventions dans des écoles de commerces, lesquelles l'accueillent en STAR. :mrgreen:

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MessagePublié: 13 Fév 2013, 09:28 
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tyler a écrit:
Salut Lebo ! Ces hallucinés du bocal vont nous faire regretter l'époque bénie des laïcs comme Georges Habache, Haddad ou même l'autre saucisse à moustaches d'Arafat !

Salut Tyler, je ne te le fais pas dire.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=6VyrhW30U50


A 1h45, cette vipère de Tariq Ramadan pousse son auditoire à se révolter contre le "clergé" idolâtre malien et leurs propres familles.

Après avoir subtilement et indirectement dénoncé le nouveau code de la famille octroyant plus de droits à la femme, tellement subtilement que, pour le comprendre, il faut avoir lu cet article :

http://pointdebasculecanada.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=1412-lopposition-a-hassan-al-banna-et-aux-freres-musulmans-ne-constitue-pas-une-forme-de&catid=9&Itemid=103
Citation:
Mali : un code de la famille favorable aux femmes est adopté par une majorité écrasante au Parlement mais sa mise en vigueur est stoppée par les Frères Musulmans

Et c'était en 2010, il a préparé le terrain à sa manière pour la situation que nous connaissons aujourd'hui.

Une vipère, je vous dis :clope:


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MessagePublié: 19 Fév 2013, 22:48 
Grand Pope
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Sidh a écrit:
T. Ramadan fait des interventions dans des écoles de commerces, lesquelles l'accueillent en STAR. :mrgreen:

Ca vous étonne ? Les écoles de commerce.... sont des écoles de commerce. La dénomination parle d'elle même.

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MessagePublié: 05 Avr 2018, 16:25 
Davis
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Une victime présumée de Tariq Ramadan affirme avoir été agressée
La femme a porté plainte pour « violences volontaires ». Depuis des années, tous ceux qui critiquent ou dénoncent le prédicateur sont systématiquement insultés et menacés.
De notre correspondant à Genève, Ian Hamel
Modifié le 05/04/2018 à 10:16 - Publié le 05/04/2018 à 09:04 | Le Point.fr

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L'islamologue est incarcéré; depuis le début du mois de février 2018 pour viols.

L'islamologue est incarcéré depuis le début du mois de février 2018 pour viols.
© The Canadian Press/ZUMA/REA /

La troisième femme en France qui a porté plainte pour viols contre Tariq Ramadan, surnommée « Marie », a déposé une plainte à Lille, cette fois pour « violences volontaires ». Elle affirme avoir été agressée près de chez elle le soir du samedi 24 mars par deux hommes portant des casques de moto. Ils lui auraient volé son téléphone portable. Selon son témoignage, les deux individus l'auraient frappée et mouillée de la tête au pied en l'avertissant : « T'as de la chance, ce n'est pas de la pisse. La prochaine fois, ce sera de l'essence. » Deux des trois femmes qui affirment avoir été violées par le prédicateur accusent ce dernier de leur avoir uriné dessus.

Aussitôt, sur Twitter, Henda Ayari, la première femme à avoir porté plainte contre l'islamologue, incarcéré depuis le début du mois de février 2018 pour viols, a lancé des messages accusateurs. « Tant qu'aucune solution d'hébergement dans un endroit sécurisé pour mon amie M [Marie], la troisième plaignante, ne sera trouvée pour la protéger, je continuerai à dénoncer les agissements des pro-TR [Tariq Ramadan] qui lui font vivre l'enfer depuis son dépôt de plainte. Elle est en danger DE MORT ! Il faut l'aider ! » Auteur de J'ai choisi d'être libre, Henda Ayari affirme que les adresses et les numéros de téléphone des femmes qui ont porté plainte contre le prédicateur circulent sur Internet (*) et qu'elles feraient l'objet de menaces de mort.

Achat de silence pour 27 000 euros

Selon Henda Ayari, Tariq Ramadan pourrait compter sur « une armée de soutiens » qui ne cesseraient d'injurier, de calomnier, de menacer les plaignantes, et qui dissuaderaient d'autres victimes de porter plainte contre l'enseignant de nationalité suisse. Beaucoup d'autres femmes ont témoigné anonymement, mais hésitent encore à déposer une plainte contre lui par crainte de représailles. Mercredi, la justice belge a indiqué que Tariq Ramadan avait acheté le silence d'au moins une de ses victimes, confirmant des informations de Mediapart et du journal belge Le Vif. Il s'agit de Majda Bernoussi, qui aurait accepté à Bruxelles en février 2015, moyennant un dédommagement de 27 000 euros, de ne plus s'exprimer dans les médias. Cet accord confidentiel, qui risque de plomber la défense de Tariq Ramadan, n'a pas encore été versé au dossier judiciaire.

Le Point avait publié en novembre 2017 le témoignage de cette jeune femme d'origine marocaine recueilli trois ans auparavant (avant l'accord confidentiel de février 2015). Majda Bernoussi affirmait que les victimes de Tariq Ramadan « se comptaient par dizaines, sinon par centaines, depuis plus de deux décennies ». Elle parlait d'un « monstre sans foi ni loi », qui promet le mariage à toutes les femmes qu'il drague inlassablement sur les réseaux sociaux. « Mais comment savoir que le mal peut montrer un regard aussi doux ? » commentait-elle.
Campagnes haineuses

Depuis des années, les intellectuels, en particulier ceux d'origine musulmane, qui osent critiquer Tariq Ramadan font l'objet de campagnes haineuses. « Le but est de créer un climat détestable et de tout faire pour empêcher les musulmans qui ne partagent pas les idées de Ramadan de s'exprimer », commente Haoues Senigueur, maître de conférences en sciences politiques à Sciences Po Lyon. « C'est d'autant plus désagréable que les écrits de ce personnage méprisant manquent terriblement d'épaisseur scientifique », ajoute l'universitaire.

Les journalistes qui couvrent cette affaire n'échappent pas non plus à des bordées d'injures. Le Point a révélé que Tariq Ramadan n'avait pas été, comme il le prétendait, « professeur de philosophie et d'islamologie à l'université de Fribourg », en Suisse, mais un simple chargé de cours bénévole. Depuis, certains sites favorables au prédicateur parlent de « mensonges », « d'acharnement haineux », et concluent par un « beurk ». Pourtant, l'information a été confirmée par l'université de Fribourg elle-même.

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MessagePublié: 15 Avr 2018, 09:47 
L'Oeil

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En attendant, il est toujours au cachot ! :clope: :hardeux:


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MessagePublié: 08 Juin 2018, 14:15 
Davis
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Quand Tariq Ramadan dénonçait les relations extraconjugales
Dans un enregistrement de 1999, le prédicateur, qui a reconnu une relation hors mariage, s'en prend violemment aux musulmans qui trompent leur femme. Par Ian Hamel
Modifié le 07/06/2018 à 15:14 - Publié le 07/06/2018 à 14:32 | Le Point.fr
Tariq Ramadan a été mis en examen et écroué pour viols le 2 février 2018;

Tariq Ramadan a été mis en examen et écroué pour viols le 2 février.
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© Levene/ABC/Andia.fr /


Les Grands Péchés est l'une des cassettes les plus marquantes de Tariq Ramadan. Abandonnant sa voix suave, il y dénonce, apparemment très en colère, le comportement qu'il juge inadmissible de certains musulmans. En l'occurrence ceux de l'île de La Réunion. En 1999, le prédicateur revient dans ce département français de l'océan Indien après deux ans d'absence. « J'entends des choses gravissimes à La Réunion. Des frères se permettent des choses interdites », dénonce-t-il, dans cette cassette enregistrée lors d'une de ses conférences. Encore peu connu du public français, Tariq Ramadan est à cette époque enseignant dans un collège à Genève.

Écroué depuis sa mise en examen le 2 février pour deux viols et actuellemement détenu à Fresnes, Tariq Ramadan nie toujours les faits. Pendant de longues semaines, il affirmait n'avoir jamais eu de relations sexuelles hors de son mariage, célébré en 1986 à l'âge de 24 ans. Mais mardi dernier, devant les juges d'instruction, le prédicateur suisse a reconnu avoir eu des relations sexuelles consenties avec une de ses accusatrices, Mounia R.. Cette ancienne escort-girl, citée dans l'affaire du Carlton de Lille, accuse Tariq Ramadan de l'avoir violée à plusieurs reprises entre février 2013 et juin 2014. En reconnaissant cette relation adultère, éloignée des enseignements qui ont fait sa célébrité, Tariq Ramadan a terni un peu plus son image auprès de ses soutiens.

Lire aussi Tariq Ramadan reconnaît une relation adultère et échappe à une mise en examen

« Il faut demander pardon à Dieu »

Dans la cassette des « grands péchés », le prédicateur se montre particulièrement impitoyable avec les musulmans qui commettraient l'adultère. « Protège ton corps ! C'est une énormité de vivre quelque chose en dehors du cadre du mariage. De vivre des choses qui ne sont pas islamiques. » À plusieurs reprises, Tariq Ramadan revient sur les relations extraconjugales. « Des maris font des choses totalement illicites. Ils vont voir d'autres femmes ! (…) Il faut arrêter tout de suite de tromper sa femme. Il faut demander pardon à Dieu et reprendre une vie de famille saine. »

Par « grands péchés », il faut comprendre « les péchés les plus profonds, les péchés que tu es le seul à connaître ». Tariq Ramadan considère que regarder la femme d'un autre est déjà l'un de ces grands péchés. Surtout si cette femme est en maillot de bain ! « Les piscines ne sont pas islamiques. Qu'est-ce que tu regardes à la piscine ? Ton regard est posé sur des choses que tu ne dois pas voir ! » Pour le prédicateur, les musulmans réunionnais sont également coupables de ne pas élever correctement leurs enfants. « Avant le mariage, des jeunes de 15, 16, 17 ans font n'importe quoi. On laisse sortir les garçons et ils font des choses qui ne sont pas islamiques », s'indigne-t-il, de manière répétitive.
« Le faux témoignage amène à l'enfer »

Dans cette cassette, Tariq Ramadan traque tous les vices qui éloignent de Dieu, comme celui d'emprunter de l'argent, car les intérêts sont interdits dans l'Islam. « Il faut trouver une autre façon de gérer ton argent, pour éviter l'usure et les intérêts. Si tu es négligeant avec ton argent, tu n'es pas exigeant avec ton cœur », lâche-t-il. Peut-être peut-on se demander comment, sans avoir recours à l'emprunt, Tariq Ramadan a réussi à acquérir plusieurs biens immobiliers, notamment à Londres, à Paris et en région parisienne. Quant au faux témoignage, « c'est une chose qui amène en enfer », prévient-il.

Dans Les Grands Péchés, Tariq Ramadan n'explique pas comment un musulman coupable d'adultère doit se repentir pour échapper aux flammes de l'enfer. En 2003, face à Nicolas Sarkozy, il s'était prononcé pour un moratoire sur la lapidation. En revanche, son frère Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève, prône toujours la mort à coups de pierres pour les musulmans coupables de relations extraconjugales.


*Les Grands Péchés, enregistré à l'île de La Réunion en 1999, « Être avec Dieu », Éditions Tawhid, 1999.
Sur le même sujet
La fille de Tariq Ramadan dénonce une enquête « à charge » contre son père
Tariq Ramadan reconnaît une relation adultère et échappe à une mise en examen

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