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MessagePublié: 26 Mai 2012, 02:27 
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Optimus, tu as oublié le nom moins célèbre "de la révolution parabolique des bananes flambées. Conséquences sur la mécanique céleste", écrit en 1634 sous psilo après un éclatage d'anus aussi bref que mouvementé. Cela causa d'ailleurs la fin tragique de l'auteur après des complications fistulaires. L'ouvrage grandiose ne fut malheureusement jamais achevé.

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vae victis


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MessagePublié: 26 Mai 2012, 21:56 
Grand Pope
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Localisation: L'île aux Monstres
Je le concède, j'ai omis de mentionner "De la révolution parabolique des bananes flambées etc..." pour la simple raison que cet ouvrage inachevé n'est pas attribuable avec certitude à Troufione.

Certaines auteurs, comme l'académicien André Fréville, linguiste et érudit, y voient plutôt le produit d'une oeuvre collégiale: Troufione (?) et plus certainement Giuseppe Fricadello (connu pour son "commentaires de la raison de Troufione") y auraient travaillé conjointement, de même que l'Abbé Reiharnd Tauku. Son argumentaire s'appuie sur la répétition dans le premier chapitre des "patents" typiques de Fricadello ("suce ma queue grosse gouine" toutes les deux phrases, orthographe approximative, confusion dans les personnages, allusions permanentes à son placenta*) et les signes diacritiques propres à Tauku (petits zizis et nichons dessinés dans la marge devant toutes les phrases comportant un nombre paire de lettres A).

De "De la révolution parabolique des bananes flambées etc...", on ne connait que les 3 premiers chapitres sur les 77 potentiellement prévus à la base. Si cette oeuvre avait connu sa conclusion, les conceptions des lumières en aurait forcément été fortement imprégnées.

* Les cons, ils l'ont donné à bouffer aux truies !

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MessagePublié: 12 Juin 2012, 13:48 

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J'ai pensé que vous aimeriez sans doute écrire des commentaires sur cette page pour faire contrepoids (est-ce possible ?) aux "spécialistes" Gilbert Achcar et Annie Lacroix-Riz...

http://blog.passion-histoire.net/?p=4330


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MessagePublié: 12 Juin 2012, 14:40 
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Localisation: sublunaire
C'est une militante qui met son savoir au service de la propagande anti-cléricale et pro-communiste... Elle n'y connait rien sortie des carcans Marxistes.

Citation:
-Georges Hage, doyen de l'assemblée nationale MAIS surtout grand admirateur du régime nord-coréen dont il est membre du groupe d'amitié, de celui de Cuba, de Libye et j'en passe; -Perre Pranchère, un ancien élu communiste, calomniateur, dénonciateur sénile quant on lit sa lettre de soutien à Lacroix-Riz aux relents des procès de Moscou; -le sulfureux réseau Voltaire souvent mis en échec devant ses mensonges et mystifications; -Bruno Drweski, mmembre de nombre associations proislamiste et pro national communiste serbe, -les associations pro serbes, soutiens du défunt Milosevitch, dont elle fait partie.

Voici aussi l'avis de ses pairs historiens, dont un académicien français, parmi les plus reconnus (et pas seulement de 3 associations franco-ukrainiennes) sur sa négation de la famine en Ukraine:

Lire de Stéphane Courtois, "Vous avez dit "négationnisme" ?, Le Meilleur des mondes, N°1, avril 2006 (("... Mme Lacroix-Riz ignore les témoignages de base (...) mais elle ne tient aucun compte des règles de travail élémentaire de l'historien (...) A aucun moment elle ne s'interroge(...)De surcroit, Mme Lacroix-Riz ignore tout autant les nombreux travaux tirés des archives soviétiques synthétisés par Nicolas Werth (...) elle ignore tout autant les nombreux ouvrages en anglais. (Etc, etc.) Le reste de l'article est de la même veine. Voir aussi son article sur le négationnisme de la famine dans Histoire du christianisme de décembre 2005.

L'historien académicien René Rémond dit qu’ "elle en est restée à la problématique politique de la Guerre froide. Elle continue à évoluer dans une perspective manichéenne, où un camp représente le bien, la liberté, la paix, c’est celui de Moscou ; et l’autre, qui est le contraire, l’empire du Mal(...)" (Aventures de l'histoire)

Voir aussi un article de Tarass Marusyk pour Radio Sovoboda sur la négation de la famine (2006)

Et la liste des universitaires critiques de ses "recherches " n'est pas exhaustive (Voir Coquio, Panné, Bruneteau, Woisard, Blum, etc.)

Ajoutons qu'un historien sérieux ne peut pas se prévaloir d'une recherche exhaustive sur la famine sans connaître un minimum la langue russe et/ou ukrainienne pour étudier autre chose que des archives françaises très subjectives sur la question. Sans oublier toutes les nombreuses études parues et/ou traduites en anglais.

Lacroix-Riz n'est pas une martyre de la recherche c'est plus une falsificatrice de la Vérité.


"La xénophobie n’a pas fonction idéologique : elle est un instrument de classe" écrit-elle.

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MessagePublié: 12 Juin 2012, 18:35 
Grand Pope
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Localisation: L'île aux Monstres
Elle a raison : c'est une invention de la classe dominante bourgeoise mondialisée qu'elle colle sur le dos du "peuple", vestige embarrassant de la nation.
Ces décadents "libéraux" procèdent par étape : Calomnie puis abattage, ils travaillent la lame assassine dans la forge de la médisance.

Ils ont fait pareil avec César, avec Louis XVI et appliquent désormais la méthode au peuple.

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MessagePublié: 29 Juin 2012, 12:16 
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Jacqueline de Romilly, Thucydide et la Grèce antique.

http://www.youtube.com/watch?v=WOBOiGwaTjM

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MessagePublié: 29 Juin 2012, 13:01 
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http://www.jeansevillia.com/index.php?page=fiche_article&id=218

L'appel de la croisade
Le Figaro Magazine - 08/06/2012

Les travaux des historiens montrent que les motivations des premiers croisés, contrairement à une idée répandue, étaient d'abord religieuses et spirituelles. La part politique et trop humaine viendra ensuite.


Jusqu'aux années 1960, les croisades étaient décrites, dans les manuels d'histoire de l'école laïque, comme une aventure héroïque qui avait fait rayonner la présence française au Moyen-Orient. L'école catholique, de son côté, vantait sans honte la geste des chevaliers chrétiens, exaltant Godefroy de Bouillon ou le roi Saint Louis. Quel contraste avec le discours d'aujourd'hui ! Sur fond de multiculturalisme et de mauvaise conscience européenne, notre époque tend à dépeindre les croisades comme une agression perpétrée par des Occidentaux violents et cupides à l'encontre d'un islam tolérant et raffiné...

Si la vision d'autrefois, simplificatrice à l'excès, entretenait un mythe qui ne rendait pas compte de la pleine réalité, la repentance actuelle, érigée en système, ne constitue pas un meilleur guide historique. Pour être comprises, les croisades, mouvement qui s'est étalé sur plusieurs siècles et qui a recouvert des épisodes contradictoires, doivent être abordées sans idées préconçues. C'est pourquoi la réédition de deux ouvrages classiques de Jean Richard est particulièrement bienvenue. Ancien professeur à l'université de Dijon, membre de l'Institut, ce médiéviste reste un de nos meilleurs spécialistes des croisades, dans la mesure où ses travaux conservent leur validité scientifique, tout en étant dégagés des préjugés idéologiques qui pèsent de nos jours sur le sujet. Que les lecteurs se précipitent donc sur L'Esprit de la croisade (1), précieuse synthèse où l'auteur, s'appuyant sur les grands textes médiévaux et les témoignages chrétiens ou musulmans, montre comment les acteurs des croisades ont perçu et vécu l'événement, ou encore sur sa remarquable Histoire des croisades (2), reprise dans la collection Pluriel.

Rétablir l'accès aux Lieux saints

Le 27 novembre 1095, à Clermont, le pape Urbain II lance un appel à la chrétienté. En Terre sainte, explique-t-il, de nombreux chrétiens « ont été réduits en esclavage », les Turcs détruisant leurs églises. Et le souverain pontife d'inciter les évêques et abbés présents à exhorter « chevaliers ou piétons, riches ou pauvres, de se rendre au secours des chrétiens et de repousser ce peuple néfaste . » A ceux qui répondront à son appel, le pape promet « la rémission de leurs péchés ».

Que s'était-il passé ?

Au VIIe siècle, les cavaliers d'Allah se sont emparés de Jérusalem et de territoires qui étaient le berceau du christianisme. Les chrétiens de la région, réduits au statut de dhimmis, ont vu leur condition évoluer dans un sens tantôt défavorable, tantôt favorable, au gré des circonstances et des souverains en place. Les califes abbassides, au IXe siècle, étaient plutôt tolérants, concédant à Charlemagne la tutelle morale sur les Lieux saints. Le pèlerinage en Terre sainte, au même moment, était devenu une pratique prisée par les Européens. En 1078, toutefois, les Turcs seldjoukides ont occupé Jérusalem, rendant les pèlerinages dangereux, au point de les interrompre. En 1073, face à la pression turque, l'empereur byzantin Michel VII avait appelé au secours le pape Grégoire VII, demande renouvelée par Alexis Ier Comnène auprès d'Urbain II en 1095.

C'est dans ce contexte qu'il faut interpréter l'appel lancé par le pape en 1095. Partir pour la croisade, pour les Latins, c'est, d'une part, partir délivrer les Lieux saints afin d'aider les chrétiens d'Orient et de rendre de nouveau possible le pèlerinage au Saint-Sépulcre, mais c'est aussi, d'autre part, se sanctifier puisque l'accomplissement de ce voeu vaut une indulgence plénière, grâce que les chrétiens de l'époque, pénétrés de la nécessité du salut de leur âme, prennent très au sérieux.

Le mot croisade n'apparaît qu'au XIIIe siècle

Tel est donc l'objectif des hommes du peuple qui se mettent en route et arrivent à Constantinople, le 1er août 1096, et se font massacrer par les Turcs après avoir franchi le Bosphore, puis des chevaliers qui les suivent et parviennent à Jérusalem, le 15 juillet 1099. Tous ceux-là se désignent comme des pèlerins-voyageurs partis mettre leurs pas dans les pas du Christ. Ils forment la première croisade, mais le mot est postérieur de deux siècles.

L'élan mystique est attesté lors de cette première expédition. Celle-ci ne représente nullement une déclaration de guerre générale aux musulmans, rappelle Jean Richard, puisque « l'idée de l'Islam, c'est-à-dire d'un ensemble à la fois politique et religieux, était étrangère à la pensée occidentale d'alors ». Jean Flori, un autre spécialiste des croisades, étudie comment l'appel d'Urbain II a été relayé par le clergé et comment le concept de « guerre juste », élaboré au haut Moyen Age, débouchait sur celui de « guerre sainte », mis au service des « droits spirituels et temporels du Saint-Siège » (3).

Après la prise de Jérusalem, un royaume latin sera institué. Le but de toutes les croisades postérieures à celle de 1096-1099 (huit grandes croisades en tout) ne sera d'ailleurs jamais que de secourir les Etats latins implantés en Orient. Dorénavant, des enjeux temporels seront en cause. Après l'élan mystique, une autre logique s'enclenchera : elle sera politique et militaire, avec tout ce que cela pourra entraîner d'humain, trop humain, brouillant l'inspiration initiale. Il reste que, concomitamment, l'exigence religieuse restera au coeur des croisades, que Jean Richard définit comme « des entreprises d'une étonnante ampleur, sources de sacrifices, d'épreuves, mais aussi d'un enrichissement spirituel difficilement mesurable, et qui demeurent l'un des épisodes majeurs de l'histoire européenne ».

Jean Sévillia



(1) L'Esprit de la croisade, de Jean Richard, Cerf/Editions du CNRS, collection « Biblis ».

(2) Histoire des croisades, de Jean Richard, Pluriel.

(3) Prêcher la croisade (XIe-XIIIe siècle). Communication et propagande, de Jean Flori, Perrin
.

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MessagePublié: 29 Juin 2012, 21:14 
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Il y a une autre motivation aux croisades : la vengeance des Troyens contre les Achéens.

Pourquoi tant d'acharnement contre Constantinople ??? Elle était perçue comme ville des Grecs, des ACHEENS. Les croisés, issus des royaumes barbares et des vestiges de l'Empire Romain avait tous la croyance de descendre des Troyens, que ce soit les Romains/les Gaulois/ler Germains/Les britons etc... tous avaient un ancêtre mythologique OU PAS ayant fui Troyes qui brulait. Ils allaient donc péter du Grec pour se venger du coup du cheval en bois.

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MessagePublié: 30 Juin 2012, 11:39 
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Ouais... tu crois vraiment que ça a joué ?

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MessagePublié: 30 Juin 2012, 13:32 



Voilà le contenu sonore de cette étude sur Thucydide...
C'est un peu long 30mn, mais la culture permet de vraies découvertes.


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MessagePublié: 01 Juil 2012, 22:45 
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Sidh a écrit:
Ouais... tu crois vraiment que ça a joué ?



Oui, persuadé.

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MessagePublié: 06 Juil 2012, 12:33 
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http://www.lecri.fr/2012/07/05/idee-recue-au-moyen-age-les-paysans-sont-accables-dimpots/34180

Idée reçue : « Au Moyen-Age, les paysans sont accablés d’impôts »
5 juillet 2012

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La ponction fiscale est de tout temps. Elle n’est pas plus lourde au Moyen Age que dans l’Antiquité ou les temps modernes, selon Jacques Heers[1]. Par contre, on oublie souvent à quel point elle fut lourde sous l’Ancien Régime !

Les paysans médiévaux doivent supporter corvées, banalités, cens, taille, champart, gabelle et dîme. Certes, énoncé comme cela, ces taxes et impôts paraissent bien nombreux. Cependant, le paysan du XXIème siècle supporte quant à lui l’impôt sur le revenu, la taxe foncière, la taxe d’habitation, la TIPP sur l’essence, les timbres fiscaux pour les formalités administratives, les droits de succession, les frais de notaires sur les biens immobiliers, les prélèvements sociaux, les prélèvements libératoires sur les produits financiers et surtout notre bonne TVA qui grève absolument tous les biens et services.

Est-il mieux loti que son lointain ancêtre ?

Quant aux corvées, elles représentent 1 à 2 jours de travail par an, 6 au maximum. Elles consistent à entretenir les ponts, les routes, à curer les fossés : c’est une forme de contribution locale, qui relève aujourd’hui des communes.

Peu à peu les droits féodaux tombèrent en désuétude et furent remplacés par les impôts d’état. Mais sous l’Ancien Régime, les propriétaires bourgeois qui avaient des terres mirent un zèle extraordinaire à faire revivre les anciens droits auxquels ces terres avaient pu être soumises par le passé. Ils ne cherchaient cependant pas à assurer la contrepartie de protection qui était devenue la charge du pouvoir central ni à exonérer leurs paysans des impôts d’état ! Les paysans étaient alors doublement imposés. Voilà pourquoi sous la Révolution Française, les droits qui n’avaient plus de ‘’féodaux’’ que le nom avaient si mauvaise réputation et furent abolis avec grand soulagement.La ponction fiscale est de tout temps. Elle n’est pas plus lourde au Moyen Age que dans l’Antiquité ou les temps modernes, selon Jacques Heers.

Jacques Heers, spécialiste de l’histoire du Moyen-Age, il est directeur des études Médiévales à Paris IV.

Source : L’Inquisition pour les nuls

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MessagePublié: 08 Juil 2012, 22:36 
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Citation:
Mais sous l’Ancien Régime, les propriétaires bourgeois qui avaient des terres mirent un zèle extraordinaire à faire revivre les anciens droits auxquels ces terres avaient pu être soumises par le passé.

La même race qui a pondu la "révolution", ce coup d'état meurtrier organisé par ces profiteurs qui sentaient qu'une collusion "Peuple + Roi" allait leur faire la peau.

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MessagePublié: 11 Juil 2012, 10:02 
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Staline, Le tyran rouge. M6 (documentaire en couleur)

http://www.youtube.com/watch?v=j80XoAHXhXw



Prisonniers sous Staline, le train de la mort 1/2_toute l'Histoire

http://www.dailymotion.com/video/xjuntc_prisonniers-sous-staline-le-train-de-la-mort-1-2_news


2/2

http://www.dailymotion.com/video/xqy22b_prisonniers-sous-staline-le-train-de-la-mort-2-2_news



LE COMMUNISME HISTOIRE D'UNE ILLUSION - l'empire de Staline (Chaine Histoire)

http://www.dailymotion.com/video/xn86ez_le-communisme-histoire-d-une-illusion-l-empire-de-staline-2eme-episode_news



L'Eglise face au communisme_Arte

http://www.dailymotion.com/video/xftedr_l-eglise-face-au-communisme-1-3_news

http://www.dailymotion.com/video/xftej6_l-eglise-face-au-communisme-2-3_webcam

http://www.dailymotion.com/video/xfteq8_l-eglise-face-au-communisme-3-3_webcam

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MessagePublié: 12 Juil 2012, 12:00 
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Sylvain Gouguenheim nous parle de Clovis Ier

L'historien médiéviste français, Sylvain Gouguenheim, répond dans son ouvrage "Le Moyen-Âge en questions" paru aux éditions Texto, aux questions que l'on peut se poser à propos de Clovis Ier.

Écoutons-le :

Lorsque l’on parle de Clovis Ier, l’histoire du vase de Soisson est très souvent évoquée. Cet événement n’est-il qu’anecdotique ?

Cet épisode a une triple résonance : Clovis a compris la nécessité de l’alliance avec l’Eglise, il marque son respect des idéaux germaniques (partage équitable) et aussi son application à la discipline romaine (droit de vie et de mort du général sur ses hommes). L’événement montre aussi la violence de l’homme et du temps… violence à priori peu compatible avec le christianisme, auquel Clovis allait néanmoins se convertir.

Les historiens catholiques qualifient le baptême de Clovis comme étant celui de notre pays. Qu’en pensez-vous ?

Le baptême de Clovis n’est pas celui de la France, dont la Gaule différait, parce qu’une large partie de la population était déjà catholique. En revanche, le règne de Clovis fut sans doute aux origines de la France. L’homme s’affirma comme un prince législateur, à l’imitation des empereurs romains. Lors de la cérémonie de Tours qui suivit la victoire de Vouillé, il revêtit dans la basilique Saint Martin la tunique pourpre et la Chlamyde puis posa sur sa tête un diadème ; il chevaucha ensuite dans la ville en distribuant de l’argent.

Clovis Ier, roi des francs ?

Pas seulement ! L’activité législatrice de Clovis s’est déployée en direction de toutes les populations du royaume sans pour autant unifier leurs statuts. Après sa victoire sur les Wisigoths, il étendit aux Gallo-Romains le « Bréviaire d’Alaric ». Le texte connu un grand succès et s’affirma comme la loi écrite par excellence. Clovis est également à l’origine de la mise par écrit de la célèbre loi salique, dans laquelle s’exprime la volonté de substituer à l’exercice de la justice privée un système de tarification des compensations.

A-t-il exercé une influence sur l’Église ?

En 511, il réunit à Orléans le premier concile des Gaules, appelé à réfléchir sur des dispositions du droit canon. Trente-deux évêques, soit la moitié de l’épiscopat, s’y rendirent. Notons que ce furent eux, et on Clovis, qui prirent les décisions relatives au domaine spirituel. L’autorité de Clovis n’était pas celle d’un roi arien, qui aurait la mainmise sur les prélats, mais relève plus de l’exercice de l’autorité publique à la romaine. C’est un roi bien conscient de ses devoirs et de ses droits de princeps, dont la christianisation est encore superficielle toutefois, comme le montre le meurtre de ses cousins.

C'est aussi à lui que Paris doit d'être la capitale de notre pays.

Tout à fait, il choisit cette ville déjà prestigieuse par ses monuments romains (forum fortifié, arènes, thermes) et qui avait l'avantage d'offrir un site militaire de qualité (cité fortifiée) comme capitale de son royaume. La ville possédait un palais sur l'île de la Cité, ainsi que les trois églises : la cathédrale, Saint-Denis et Saint-Marcel. Clovis, comme les empereurs romains, se lança même dans une politique monumentale, en faisant ériger l'église Sainte-Geneviève dédié à la sainte, morte en 502, destinée à abriter son tombeau et celui de sa femme. C'est là le premier exemple d'une inhumation (ad sanctos) d'un chef franc.

Batailles, amour, diplomatie, assassinats, interventions divines... le règne de Clovis est passionnant. On a fabriqué un héros, un saint...

Oui, alors que les vies de saints du VIe siècle négligèrent le baptême de Clovis, se produisit au VIIe siècle une déformation historiographique allant dans le sens d'une exaltation des Francs, auxquels on attribua une gloire militaire immense. Alors que, chez Grégoire de Tours, Clovis était l'élu de Dieu, désormais on fit du peuple de France le peuple élu et de Clovis, le premier roi chrétien. La quête d'une identité nationale franque se constate en réalité dès la deuxième moitié du VIIe siècle. Cette notion de peuple élu fut repris par le grand archevêque Hincmar de Reims au IXe siècle, puis par Guibert de Nogent au XIIe. L'importance du baptême s'accrut par la suite au point de restreindre le règne de Clovis à cet acte...

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