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MessagePublié: 23 Juin 2007, 21:22 
Africanus Rex
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Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
C'est peut-être regrettable , mais pour avoir la paix il faudra tout simplement leur foncer dans le lard, il y a aura sans doute de la casse , mais ce sera le prix à payer pour une paix ROYALE.
L'islam est obsolète point final, l'éradication d'une manière ou d'une autre finira par s'imposer Nazi Ahmed ou pas.

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MessagePublié: 23 Juin 2007, 23:49 
Duc

Enregistré le: 01 Mai 2006, 19:10
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Localisation: Bayonne
Effectivement il faudra s'ils insistent trop leur mettre un jour et à nouveau une grosse pâtée historique, là ils "se coucheront " et l'Humanité repartira de l'avant. Pour l'instant à 2000-200 ici ou là, on en est encore dans les déclarations comminatoires de "Gorilles hurlants encore-niqués", même si physiquement à cent contre un individu ils sont très dangereux.


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MessagePublié: 25 Juin 2007, 23:45 
Duc

Enregistré le: 01 Mai 2006, 19:10
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Localisation: Bayonne
"Gorilles hurlants en-corAn-niqués" bien sûr, tout le monde aura rectifié.


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MessagePublié: 26 Juin 2007, 19:18 
Mouche Ahmed
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Citation:
An Honor Worth Defending Print Mail



By Ayaan Hirsi Ali
Posted: Monday, June 25, 2007

ARTICLES
International Herald Tribune
Publication Date: June 25, 2007


Resident Fellow
Ayaan Hirsi Ali
Imagine if a crowd of Englishmen marched in London carrying effigies of Muhammad, peace be upon him, stacks of the Koran, miniatures of the Kaaba in Mecca and Saudi flags. Imagine if they then built a bonfire and hurled the items one at a time into that fire screaming "Long Live the Queen!" each time the flames shot up.

This would be the equivalent of what hardline Muslim students did in the eastern Pakistani city of Multan, to take just one example, when they burned effigies this week of Queen Elizabeth II and Salman Rushdie, chanting "Kill him! Kill him!" in response to his recently bestowed knighthood.

Such raging crowds, of course, rarely appear in the modern West (unless as soccer hooligans). But they have become a common site across the Muslim world every time a pope, some cartoonist or, now, the British queen, step over some line in the sand drawn by the forces of intolerance.

The West should join together to vigoroulsy defend its symbols and civilization that, with all its flaws, still offers the best life to the most people.

An ever growing number of Muslims worldwide feel that they are engaged in a life-and-death struggle with the West for power, for territory, for limited resources and ideas.

As with all wars, symbols are important. But this is especially true in the Muslim mind which is governed by a rigid code of honor and shame. In this context symbols are not just images, but a matter of life and death. He who stands by and watches as his symbols are trashed has lost his honor.

The honor-and-shame code affects all Muslim societies from top to bottom--family, tribe and the Umma, or the Muslim nation. An insider who breaches this code, which is Salman Rushdie's great "crime," must be put to death. He shamed Muslims in two very serious ways: He left Islam, and he insulted Islam's infallible founder.

The queen, in this view, added insult to injury by honoring him--a slap in the face of 1.5 billion Muslims. In the tribal mindset--and Islam is a tribal religion and political movement combined--if one's icons are destroyed without consequence then one has essentially surrendered.

Westerners have too often shrugged their shoulders at the trashing of their icons--such as when the queen is burned in effigy--by the foot soldiers of tribal barbarism. This perceived weakness makes the foes of the West more ferocious and helps recruit more jihadists.

Instead the West should join together to vigorously defend its symbols and civilization that, with all its flaws, still offers the best life to the most people.

Strident demands for apologies from power holders should be met with stoicism. Not one inch should be given.

Governments like that of Pakistan, which encourage and even stoke the flames, ought to be brought to account instead of coddled. The United States and Britain ought to demand that Pakistan's religious affairs minister, Mohammed Ijaz ul-Haq, resign for saying, in the Pakistani Parliament: "The West is accusing Muslims of extremism and terrorism. If someone exploded a bomb on his body he would be right to do so unless the British government apologizes and withdraws the 'sir' title."

With this episode involving Sir Salman, the Nigerian playwright Wole Soyinka is absolutely right: It is a fatal mistake for the West to let the forces of intolerance "define the territory of insult." The West must stand its ground.

By knighting Salman Rushdie, the queen has honored the freedom of conscience and creativity cherished in the West, making her a symbol of the essence of our way of life.

Ayaan Hirsi Ali is a resident fellow at AEI.


[url]http://www.aei.org/publications/pubID.26395,filter.all/pub_detail.asp[/url]

Citation:
Ayaan Hirsi Ali prend la défense de Salman Rushdie
Ancienne politicienne néerlandaise et militante des droits des femmes, Ayaan Hirsi Ali a également coécrit le film 'Submission' réalisé par Theo Van Gogh. Elle réagit à l'affaire Rushdie en estimant que l'Occident devrait exiger des excuses des musulmans pour avoir critiqué son anoblissement. "L'écrivain nigérian Wole Soyinka a raison : l'Occident fait une erreur fatale lorsqu'il laisse l'intolérance prendre le dessus. L'Occident doit monter la garde. En faisant Salman Rushdie chevalier, la Reine honore la liberté artistique et de conscience chère à l'Europe. Au lieu d'en faire le symbole du pouvoir royal perdu, elle l'érige en symbole de la liberté. Longue vie à la Reine !"
Die Welt (Allemagne)


[url]http://europe.courrierinternational.com/eurotopics/article.asp?langue=fr&publication=25/06/2007&cat=R%C9FLEXIONS&pi=1[/url]

Via :[url]http://www.bafweb.com/[/url]

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"La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, elle est le coeur d'un monde sans coeur, comme elle est l'esprit d'une époque sans esprit: elle est l'opium du peuple."


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MessagePublié: 26 Juin 2007, 22:04 
Africanus Rex
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Messages: 6654
Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
Va -t-elle entrer au Panthéon des rois résistants comme un certain roi du Danemark(déjà!)?
Je me souviens du roi d'Espagne résistant au pronunciamento manqué du colonel Tejero, cela va -t-il se répéter à Londres avec une mise en échec du pronunciamento du Lord Chancellor Nazi Ahmed?

God Save the Queen, si maintenant les monarchies ont plus de "bollocks " que nos républicains!

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MessagePublié: 27 Juin 2007, 18:14 
Tel-Aviv la France !
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MAXIMUS a écrit:
... Lord Chancellor Nazi Ahmed?...God Save the Queen


Ah c'est peut être pour ça que Sid Vicious hurlait "God save the Queeeeen, facis-slamiste regiiiimmmee ... " :D

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MessagePublié: 01 Juil 2007, 17:55 
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Enregistré le: 30 Avr 2005, 01:16
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etabori a écrit:
En 1989, Salman Rushdie est allé se planquer sous protection de la police britannique. Une décennie plus tard, il a décidé qu’il ne voulait pas vivre ce genre de vie. Il est sorti de sa réclusion pour vivre une vie plus ou moins normale. Il avait appris la plus grande des leçons, à propos de comment il est facile d’être astreint à vivre terré dans l’ombre. C’est ce qui aujourd’hui arrive de plus en plus au monde libre, jour après jour, à travers de très petites concessions accordées à des groupes qui s’offensent de n’importe quoi et qui demandent le droit de te tuer pour n’importe quelle offense.

On se cache comme le faisait Rushdie
Mark Steyn - 24 juin 2007 - OCREGISTER

http://steynfr.blogspot.com/20...shdie.html

À peu près un an après que l’Ayatollah Khomeini ait condamné Salman Rushdie à se faire bouffer par la plèbe islamique (1989), le romancier avait participé, après de gros arrangements côté sécurité, à un show de télé londonien très artsy. L’animateur était Melvyn Brass, un ponte du petit écran. Ça avait été frappant de constater avec quelle vitesse l’interview avait pris la forme très bénigne de l’usuel jacassage littéraire. Lord Bragg ramenait Rushdie à ses romans pré-fatwa. « Après votre premier livre, », disait lentement Bragg, « qui n’a pas été particulièrement bien reçu… »

C’est supposé être le pire que puisse endurer un romancier. Ses livres ne sont "pas particulièrement bien reçus", c'est-à-dire que d’insignifiants critiques ont écrit des niaiseries dans le New Yorker et le Guardian. Dans l’univers moelleux de la littérature anglaise, on s’est surpris que "ne pas être particulièrement bien reçu" puisse signifier que des gouvernements étrangers mettent votre tête à prix, tuant vos éditeurs et traducteurs. Mais encore là, la clique littéraire a eu de la misère à prendre ça à la lettre. Après quelques bulletins de nouvelles bourrés de musulmans britanniques brûlant le livre de Rushdie dans les rues anglaises, les néants culturels de la BBC se sont assis dans un sofa de talk-show pour déplorer l'affreux "symbolisme" de cette attaque contre les "idées".

Dans tout ça, absolument rien n’était symbolique. S’ils ont brûlé des livres, c’est parce qu’ils n’ont pas été capables de brûler Rushdie lui-même. Si sa femme et ses enfants s’étaient pointés, ils les auraient volontiers brûlés, comme la foule a joyeusement brûlé à mort 37 Turcs à Sivas. Leur crime? D'être dans le même hôtel qu’un des traducteurs du romancier. Quand les musulmans britanniques en appellent au meurtre de Rushdie, c’est exactement ce qu’ils veulent dire, c'est exactement ce qu'ils veulent faire. Depuis une mosquée du Yorkshire, Mohammed Siddiqui écrivait à l’Independent pour cautionner la fatwa, citant le Coran, Sura 5, versets 33-34.

« La punition pour ceux qui font la guerre à Dieu et ses apôtres, qui y vont avec force et qui partout répandent la malice, c’est l’exécution, la crucifixion, l’ablation en position inversée des mains et des pieds, ou encore l’exil. »

Apparemment, la dernière sanction ne faisait pas partie des options.

Pendant l’Affaire Rushdie, la Grande-Bretagne a compris plusieurs choses de travers, comme l’avaient d’ailleurs fait les États-Unis 10 ans plus tôt, durant le siège de leur ambassade. Mais aujourd'hui, on est en 2007, plus de deux décennies après que l’Iran ait revendiqué sa souveraineté sur des sujets britanniques (Rushdie), près de trois décennies après que l’Iran ait revendiqué sa souveraineté sur le territoire américain (l’ambassade américaine de Téhéran). Qu’est-ce qu’on a donc appris? J’étais avec divers parlementaires britanniques l’autre jour, et on jasait des scènes d’Islamabad, Pakistan, où les usuels activistes du club death-to-the-Great-Satan avaient brûlé l'effigie de la reine pour protester contre l’anoblissement de Rushdie.

J’ai dit à mes amis Londoniens qu’il fallait bien en convenir avec les conseillers de Tony Blair, et qu'après que la Royal Navy ait été humiliée par des kidnappeurs iraniens, faire Salman Rushdie Chevalier pour "services rendus à la littérature"… quelle meilleure manière, pour le vieux lion britannique édenté, de montrer qu’il est encore un acteur digne de ce nom? Étant donné que son principal service rendu à la littérature ait été d’introduire la langue anglaise au mot "fatwa", on doit assumer qu’un fonctionnaire britannique typiquement cynique a perçu cette pratique comme une manière pas trop couteuse d’envoyer chier les mollahs.

Mais non. Il semble que le gouvernement de Sa Majesté ait été entièrement pris par surprise par tous ces drapeaux britanniques brûlés aux nouvelles du matin.

Est-ce que c’est vraiment vrai? Dans une réponse classiquement inapte, Margaret Beckett, la secrétaire aux affaires étrangères, a émis quelque chose du genre de "évidemment nous sommes désolés s’il y a eu mécompréhension", péniblement imbriqué dans une déclaration où elle a réussi à insinuer que Rushdie avait été honoré en tant que représentant de la communauté musulmane. Mais il n’en est pourtant pas un! C’est un ex-musulman. Il ne représente qu’une chose, et c’est la volonté de la communauté musulmane de vous tuer si vous tentez de la quitter. Prisonnière de l'obsolescente pensée bergère qu’est le multiculturalisme, Mme Beckett, instinctivement, a vu en Rushdie le membre d’une minorité exotique, et non pas un individu libre et autonome.

En deux décennies, c’est là où on en est arrivé. Pourtant, on aurait bien dû réussir à apprendre quelque chose. Dans le monde musulman, la critique artistique peut être mortelle. En 1992, le poète Sadiq Abd al-Karim Milalla a trouvé, lui aussi, que ses réalisations "n’étaient pas particulièrement bien reçues". Il a été décapité pas des Saoudiens pour avoir suggéré que Mohammed avait lui-même pondu le Coran. En 1998, le chanteur algérien Lounès Matoub s’était décrit comme "ni Arabe ni musulman". Pas longtemps après, il s’est découvert ni vivant ni debout. C’est gens-là ne sont pas des célébrités. Ils n’assistent pas à la Soirée des Oscars en se félicitant consanguinement de leur courage d’avoir osé dénoncer le fascisme de Bush et de Rove. Si on ne peut pas faire grand-chose à propos de la liberté d’expression en Iran ou en Arabie Saoudite, on devrait au moins faire notre part pour que les standards saoudiens et iraniens ne s’installent pas dans l’Ouest.

Beaucoup des problèmes qu’on a actuellement avec l’Iran proviennent de ce qu’on n’ait rien fait, autrefois, à propos des mêmes genres de problèmes. Des types comme l’Ayatollah Khomeini détestent les nationalistes panarabes comme Nasser, qui ont tenté d’imposer au monde musulman une variante locale du Marxisme. Khomeini s’est dit : pourquoi importer les fausses idéologies d’une civilisation en déroute? Ça serait pas mieux, plutôt, d’exporter l’islamisme au cœur même de l’Ouest déclinant?

Pour un gars qu’on pensait presque tous fou, Khomeini avait pas mal de bon sens. La fatwa Rushdie a établi les règles de bases. Le côté qui dit ce qu’il veut vraiment s’en tire toujours. La foule a marché un peu partout en Grande-Bretagne, en appelant au meurtre d’un citoyen britannique. Pour des raisons politiques de sensibilité multiculturelle, la police britannique a baissé les bras et s’est efforcée de regarder du mauvais côté.

Un de mes lecteurs anglais s’est souvenu d’une manifestation où il avait demandé à un policier pourquoi les "leaders de la communauté musulmane" n’étaient pas arrêtés pour incitation au meurtre. L’officier lui a répondu "fuckoff ou je t’arrête". Les authentiques "musulmans modérés" se faisaient imposer le silence, et les pseudo musulmans modérés donnaient dans le flou artistique. Sir Iqbal Sacranie, qui plus tard est devenu le boss d’un des plus éminents lobbys musulmans britanniques, spéculait quant à lui sur la fatwa Rushdie : "La mort, c’est peut-être trop facile".

En 1989, Salman Rushdie est allé se planquer sous protection de la police britannique. Une décennie plus tard, il a décidé qu’il ne voulait pas vivre ce genre de vie. Il est sorti de sa réclusion pour vivre une vie plus ou moins normale. Il avait appris la plus grande des leçons, à propos de comment il est facile d’être astreint à vivre terré dans l’ombre. C’est ce qui aujourd’hui arrive de plus en plus au monde libre, jour après jour, à travers de très petites concessions accordées à des groupes qui s’offensent de n’importe quoi et qui demandent le droit de te tuer pour n’importe quelle offense. En deux décades, ce qui est arrivé à Rushdie s’est transformé en métastase, en partie à cause de nos réponses initiales, beaucoup trop molles. "La mort, c'est peut-être trop facile". Peut-être. Mais un lent suicide sociétal l’est encore plus.


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MessagePublié: 01 Juil 2007, 20:49 
Africanus Rex
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Localisation: Entre Poitiers et Covadonga.
La fatwa sur la tête de Salman Rushdie et de Taslima Nasreen, présumés "musulmans" se porte aujourd'hui sur celles de non musulmans comme Théo Van Gogh qui en est mort assassiné et sur Robert Redeker, c'est bien la preuve que la situation ne s'est pas du tout arrangée.
Si même des occidentaux doivent à leur tour se planquer ou se tordre en circonlocutions prudentes pour ne pas offenser les adeptes de la RATP.

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 Sujet du message: Re: Salman Rushdie
MessagePublié: 22 Mar 2012, 10:38 
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caius a écrit:
http://www.islam-watch.org/index.php?option=com_content&view=article&id=962:defying-death-threats-rushdie-in-delhi-blasts-muslim-fanatics-and-fanatics-appeasing-indian-politicians&catid=65:khan&Itemid=58

A Delhi, défiant les menaces de mort, Rushdie fustige les fanatiques musulmans et les politiciens indiens complaisants
Traduction : Caïus

Il y a deux mois, Salman Rushdie, l’auteur des "Versets sataniques" a dû renoncer à participer à la foire du livre de Jaipur après que le gouvernement indien, suite aux protestations et aux menaces de violence des fanatiques musulmans, lui ait interdit de venir en Inde sous prétexte que des gangs de la pègre avaient envoyé des assassins pour le tuer. Les fanatiques musulmans ont également contraint les organisateurs du festival à lui interdire de participer à une session de question-réponse par vidéoconférence.

Furieux Rushdie, interviewé à Londres sur NDTV, a accusé le gouvernement de capituler face aux fanatiques à cause de la proximité des élections dans l’état de l'Uttar Pradesh. Il a dit: «Je me rendrai en Inde chaque fois que je choisirai de le faire, pour faire ce que je veux et je ne permettrai pas à ces gangsters religieux et à leurs acolytes au sein du gouvernement de m'en empêcher."

Et lançant un défi aux fanatiques musulmans et aux politiciens complaisants, Rushdie a lancé: «Je viens en Inde; la balle est dans votre camps."

Tenant parole, Rushdie était à Delhi samedi (le 17 Mars 2012) pour participer à un congrès de deux jours, "l'Inde aujourd'hui", auquel étaient également invités le Pakistanais Imran Khan, ancien joueur de cricket devenu politicien, le chef de l'opposition Malaisienne, Anwar Ibrahim, l’actrice de Bollywood, Kareena Kapoor et l'ancien secrétaire d’État américain, Henry Kissinger.

Lors de sa participation à l’évènement intitulé "Les Versets de la Liberté - Je suis ce que je suis et c'est tout ce que je suis" qui avait lieu à l'hôtel Taj Palace à Delhi, , Rushdie à de nouveau vertement critiqué les politiciens indiens et les fanatiques musulmans, y compris Imran Khan.

Imran Khan, chef du Tehrik-e-Insaf, un parti qui monte au Pakistan, avait annulé sa participation à l’évènement, déclarant: «Je ne peux même pas imaginer participer à un programme qui comprendrait Salman Rushdie, lui qui a causé un tort incommensurable à tous les musulmans à travers le monde ". Le malais Anwar Ibrahim a également annulé sa participation à l’évènement pour protester contre la présence de Salman Rushdie au forum.

Commentant l’accusation d'Imran Khan selon laquelle il aurait "causé un tort incommensurable à tous les musulmans ", Rushdie a déclaré : "je n'ai causé aucun tort incommensurable aux musulmans. Ce sont les fanatiques qui ont fait le plus de tort à l'islam. Des dommages incommensurables ont été causés aux musulmans par les terroristes basés au Pakistan ... " avec qui Imran veut que le monde négocie.

Rushdie a également déclaré qu'Imran Khan n'est plus le progressiste qu'il était quand il jouait les playboy mais un dictateur attendant son heure, ajoutant : " Avez-vous remarqué la ressemblance physique entre Imran et Kadhafi ? On pourrait décrire Imran comme un Kadhafi présentant légèrement mieux"

Tout en prenant la défense de l’importante communauté musulmane de l'Inde : «95% des musulmans de l'Inde ne sont pas impliqués dans la violence faite en leur nom," Rushdie a fustigé le Parti du Congrès, en disant «la politique du vote communautaire sévit de nouveau. Le Congrès fait cela en pure perte, l’électorat indien est plus intelligent que les politiciens et les voit venir. "

Attaquant la politique d’apaisement du Parti du Congrès envers les musulmans fanatiques, Rushdie a déclaré: «Toutes ces années passées à s'agenouiller devant les mollahs n’ont donné aucun résultat. Ils devraient être honteux."

Visant enfin des politiciens comme Omar Abdullah, le Premier Ministre du Jammu et Cachemire, Akhilesh Yadav, le Premier Ministre de l’ Uttar Pradesh, et Pranab Mukherjee, le ministre des Finances, qui ont également annulé leur participation à l’évènement, de toute évidence en raison de la présence Rushdie, il a déclaré : "Je suis impressionné par l’effet que je produit. Ils ont vraiment si peur de moi ? Au bon vieux temps, nous appelions cela de la lâcheté. "


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 Sujet du message: Re: Salman Rushdie
MessagePublié: 13 Sep 2016, 11:44 
Davis
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http://www.franceculture.fr/litterature/salman-rushdie-il-faut-se-moquer-de-la-religion-car-la-religion-est-absurde-avant-tout#

Salman Rushdie : "Il faut se moquer de la religion, car la religion est absurde avant tout"
12.09.2016

Pour la sortie de son dernier livre "Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits", l'écrivain britannique Salman Rushdie est l'invité exceptionnel des Matins. L'occasion aussi d'évoquer notre époque, "anesthésiée par le retour du religieux".

Image
L'écrivain britannique Salman Rushdie• Crédits : GERARD JULIEN - AFP

"Si, il y a 50 ans, vous m’aviez demandé si la religion pouvait revenir sur l’avant-scène aujourd’hui, j’aurais dit : ‘C’est impossible’. Et pourtant, malheureusement, c’est ce qu’il s’est produit." L'écrivain Salman Rushdie est venu parler de son dernier ouvrage Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits dans la Matinale de ce lundi 12 septembre. Après avoir longuement évoqué son livre en première partie d'émission il a, en seconde partie, élargi la réflexion à l'impact du fait religieux dans nos sociétés et au multiculturalisme. De l'autre côté du micro, Guillaume Erner et Sylvain Bourmeau, producteur de La Suite dans les idées, qui a ouvert l'entretien en mentionnant, dans ce dernier roman de Salman Rushdie, la célébration de la diversité dans tout ce qu’elle peut avoir "d’inquiétant, mais aussi de joyeux".

"A mon avis, ce serait extrêmement ennuyeux si nous étions tous identiques. En tant qu’écrivain, j’ai toujours pris plaisir à observer et dépeindre les grandes différences entre nous, et la façon dont nos grandes mégalopoles se sont développées. Elles sont toutes devenues internationales : à New York par exemple, vous entendez toutes les voix du monde, toutes les langues du monde, et c’est une bonne chose."

Une diversité qui, pour lui, engendre un enrichissement de la possibilité qu’offre la littérature : "En étant en un seul lieu à un moment donné on a toutes les histoires du monde qui arrivent en même temps, en pleine rue." Et qui a pour autre caractéristique de s'opposer au fait religieux : "Il faut se moquer de la religion, parce que la religion est absurde avant tout. Par conséquent il faut en faire la preuve."

"Si vous pensez que le monde est plat et que vous le croyez en toute sincérité, que vous allez dans une église où tout le monde pense la même chose, eh bien moi je me revendique le droit de pouvoir dire que vous êtes un crétin."

"Le monde semble présidé par l’idéologie"

En première partie d'entretien, Salman Rushdie parlait de son dernier roman

Mais son roman, multiculturel, satirique, s'apparente aussi à une "guerre des mondes", comme le note Sylvain Bourmeau : "Il y a une violence considérable. Une violence née d’une guerre des idées entre Averroès et al-Ghazâlî." Une violence qui se nourrit d'idéologies.

"Il m’apparaît que l’une des découvertes de notre époque c’est le fait que les idées sont plus puissantes que les intérêts personnels. Au nom d’une idée ou d’une idéologie, les gens sont capables de faire des choses qui vont à l’encontre de leurs intérêts. Le monde semble présidé par l’idéologie plus qu’il ne l’est par l’économie ou tout autre phénomène."

Alors que vient d'être commémoré le 11 septembre, la question se pose : les démocraties réagissent-elles correctement au terrorisme ? Mais Salman Rushdie se sent assez peu légitime pour y répondre : "Je ne sais pas, moi je suis romancier. (...) Il est tout à fait compréhensible qu’il y ait beaucoup de peur dans nos sociétés."

"Le mot ‘terrorisme’ est assez évocateur tout de même, il s’agit d’inspirer la terreur. (…) Ce n'est pas une condition pour prendre des décisions car la peur, c’est une espèce de paralysie mentale. Par conséquent il nous faut trouver le moyen de mettre la peur de côté pour prendre de bonnes décisions."

Pour ce qui est de la liberté d'expression, suite à une archive faisant entendre la voix du dessinateur Charb, l'écrivain se dit convaincu qu'il est essentiel de continuer à clamer partout "Je suis Charlie" : "Il est très important de nous en tenir à cette ligne de pensée, d’expression. C’est très difficile. On a quand même lutté fort pour avoir cette liberté d’expression, il faut se battre pour la maintenir."

Dans Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits, Salman Rushdie aborde la question de la sexualité. En première partie d'entretien, il affirmait qu'il s'agissait là d'un simple ressort comique de son dernier roman. "Nous comprenons que la pratique de la violence extrême, connue sous le terme fourre-tout et souvent inexact de 'terrorisme', a toujours particulièrement attiré des individus mâles qui sont soit vierges, soit incapables de trouver des partenaires sexuels", avait-t-il pourtant écrit (comme le lui fait remarquer Sylvain Bourmeau). Propos qui étaient pour lui une "galéjade, même si elle n’est pas dépourvue de vérité."

"Les gens qui ont une vie sexuelle heureuse ont moins de chances de porter une ceinture d’explosifs. C’est une théorie. Mais si on étudiait ces kamikazes, on pourrait s’apercevoir qu’ils sont presque tous vierges. (...) Lorsque les filles et les garçons ne peuvent pas être ensemble de façon normale, c’est une espèce de distorsion sociale et ça peut engendrer des tas de problèmes différents."

Dans son roman enfin, Salman Rushdie semble accorder beaucoup d'importance aux personnes, comme le prouve le portrait qu'il y brosse d’un "président formidable, très drôle, intelligent, avec les oreilles légèrement décollées"... et qui fait inévitablement penser à Barack Obama : "Je crois qu’il va nous manquer cet homme là. Mais il me manque déjà, particulièrement lorsqu’on voit la menace présidentielle qui pèse sur les États-Unis et sur nous."

"Le personnage, c’est le destin. Et dans mon livre, un des thèmes est qu’en nous, nous avons une force dont nous ne soupçonnons peut être même pas l’existence. Et cette force nous suffit pour affronter les défis qui se dressent devant nous."

Un entretien qui se termine par l'évocation des auteurs que lit Salman Rushdie ("Je lis trop à vrai dire."), la nouvelle génération d'auteurs américains, notamment, et par celle du cinéma, dont l'écrivain est un inconditionnel.

"Il y a dans les romans américains l’éruption d’une nouvelle forme de littérature immigrée. La littérature américaine a toujours été inspirée des Juifs d’Europe de l’Est ou d’Italie ; aujourd’hui, il y a des écrivains de partout. (...) Ce sont des jeunes écrivains qui apportent une littérature mondiale dans le creuset de la littérature américaine. (…) Et je me dis que moi aussi je peux faire ça."

https://www.dailymotion.com/video/x4sxoj1_salman-rushdie-il-faut-se-moquer-de-la-religion-car-la-religion-est-absurde-avant-tout_creation


Retrouvez l'intégralité de l'interview de Salman Rushdie dans Les Matins de France Culture

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 Sujet du message: Re: Salman Rushdie
MessagePublié: 13 Sep 2016, 22:30 
De couette
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Enregistré le: 31 Déc 2008, 17:57
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Certes, mon cher Salman, certes. Sauf que tu sais très bien que si tu te moques du Catholicisme ou du Bouddhisme, tu n'as qu'assez peu de chances de te retrouver la glotte à l'air...

Donc, comme d'habitude, il ne s'agit, hic et nunc, nullement de "LA" religion, mais bien d"UNE religion.

Mais bon, je chipote...

M.

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 Sujet du message: Re: Salman Rushdie
MessagePublié: 10 Juin 2018, 13:49 
Davis
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Salman Rushdie sur l'islamisme : "Il faut arrêter cet aveuglement stupide" L'Obs , jeudi 8 juin 2017.

Salman Rushdie, qui vit toujours sous la menace d'une fatwa, s'inquiète de la montée des forces obscurantistes. Et lance un cri d'alarme en direction de l'Occident. "Cessons, dit-il, de refuser de voir la réalité des origines du djihadisme".

Après la France et la Belgique, la Grande-Bretagne, où vous avez vécu longtemps, est à nouveau prise pour cible par les terroristes. Selon vous, le djihadisme procède-t-il d'une radicalisation de l'islam ou d'une révolte nihiliste qui s'est cristallisée sur l'islam ?

Je suis en désaccord fondamental avec ces gens de gauche qui font tout pour dissocier le fondamentalisme de l'islam. Depuis cinquante ans, l'islam s'est radicalisé. Côté chiite, il y a eu l'imam Khomeini et sa révolution islamique. Dans le monde sunnite, il y a eu l'Arabie saoudite, qui a utilisé ses immenses ressources pour financer la diffusion de ce fanatisme qu'est le wahhabisme. Mais cette évolution historique a eu lieu au sein de l'islam et non à l'extérieur. Quand les gens de Daech se font sauter, ils le font en disant "Allahou Akbar", alors comment peut-on dès lors dire que cela n'a rien à voir avec l'islam ? Il faut arrêter cet aveuglement stupide.

Bien entendu, je comprends que la raison de ce déni est d'éviter la stigmatisation de l'islam. Mais, précisément, pour éviter cette stigmatisation, il est bien plus efficace de reconnaître la nature du problème et de le traiter. Ce que je trouve consternant, c'est d'entendre Marine Le Pen analyser l'islamisme avec plus de justesse que la gauche... C'est très inquiétant, vraiment, de voir que l'extrême droite est capable de prendre la mesure de la menace plus clairement que la gauche. C'est pour cela que je vous mets en garde, cela va poser un problème à l'avenir, à moins que nous ne changions notre façon d'appréhender les choses.

C'est très bien de rappeler que la plupart des musulmans ne sont pas des extrémistes. Il était également vrai que la plupart des Russes n'étaient pas des partisans du Goulag ou que la plupart des Allemands n'étaient pas des nazis. Pourtant, l'Union soviétique et l'Allemagne hitlérienne ont bien existé. Ainsi, lorsqu'une déviance grandit à l'intérieur d'un système, elle peut le dévorer, et tel est ce qui se passe avec le fondamentalisme en islam. Je me souviens d'ailleurs que, quand j'ai commencé à être la cible des attaques des islamistes, quelques journalistes américains de gauche avaient apporté leur soutien à l'imam Khomeini parce qu'il luttait contre le pouvoir hégémonique de l'Ouest. Le présupposé constant de la gauche, c'est que le monde occidental est mauvais. Et donc tout est passé au crible de cette analyse : en quoi une telle situation est-elle de notre faute ?Je me souviens aussi de mes querelles avec Derrida sur ce sujet et sur tous les sujets du reste !

Propos recueillis par Sara Daniel, aux Assises internationales du Roman de la Villa Gillet à Lyon

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