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MessagePublié: 12 Oct 2015, 20:52 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Ah mais il me semble bien que oui et sur de nombreux théâtres d'opérations... Je sais que l'UE a demandé une interdiction, mais je ne suis pas certain que nous ayons cessé leur utilisation ou même détruit les stocks... Et je doute que les Russes s'en privent... Y'a pas mieux pour percer des blindages. :wink: (mais c'est une saloperie qui tue des années après, c'est indéniable).


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MessagePublié: 13 Oct 2015, 09:13 
L'Oeil

Enregistré le: 15 Déc 2008, 18:58
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Il me semble bien que non. En tout cas, nos usines d'armement ne produisent pas de munitions à l'uranium appauvri...


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MessagePublié: 13 Oct 2015, 09:59 
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Enregistré le: 30 Avr 2005, 01:16
Messages: 6806
Faux :wink: La France en fabrique et en a même utilisé sur le territoire français en "test" depuis au bas mot 1990.

http://www.senat.fr/questions/base/2013/qSEQ130104198.html

http://www.liberation.fr/societe/2001/01/11/plus-de-2-000-obus-a-l-uranium-appauvri-testes-en-france_350596


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MessagePublié: 13 Oct 2015, 11:10 
L'Oeil

Enregistré le: 15 Déc 2008, 18:58
Messages: 2641
Ok. Ben, c'est fâcheux... :?

Pour autant, je ne pense pas que nous ayons tiré la même profusion de munitions à l'uranium que les Yankees. Donc, jusqu'à preuve du contraire, c'est eux qui auront à rendre des comptes ! :Pepsi:


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MessagePublié: 13 Oct 2015, 22:34 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
L'article de Libé dit que la France, en 2001, avait déjà tiré plus de 2000 obus sur notre propre sol... ça fait quand même beaucoup... Tout le monde doit rendre des comptes, y compris nous, ne serait-ce que pour nos soldats qui y furent exposés sans être informés de leur dangerosité. Et puis c'est la guerre qui est "moche", quelles que soient les armes. :wink:


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MessagePublié: 13 Oct 2015, 23:35 
Acerbe
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Enregistré le: 20 Juin 2006, 04:20
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La munition à l'uranium appauvri, c'est comme la mine antipersonnel, une belle saloperie, pourtant la Serbie, victime de ces merdes, en fabriquait jusqu'à très récemment, ça c'est le cas typique de certaines contradictions.

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MessagePublié: 14 Oct 2015, 01:27 
Acerbe
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Enregistré le: 20 Juin 2006, 04:20
Messages: 4767
Mes amis, voici l'heure de vérité pour la Serbie, il était temps. Le premier ministre serbe Vucic a haussé le ton à Bruxelles, apparemment le fait de reconnaître l'état fantoche du Kosova-UCK pour une adhésion du pays à l'UE (pression de l'Allemagne, l'UK, la Croatie) est un fiasco, le premier ministre a envoyé chier toute la clique européenne et parle d'organiser un référendum quant à la reconnaissance du KosovA. Je pense que cela signera l'arrêt des pourparlers entre l'UE et la Serbie. Le peuple serbe en a marre de l'UE et de ses arnaques, il y a dix ans l'opinion serbe voulait y entrer dans l'UE, maintenant c'est tout le contraire.

http://inserbia.info/today/2015/10/djuric-status-of-kosovo-in-serbia-eu-negotiations-is-unacceptable/

Serbie/UE/Adhésion: Djuric: Status Of Kosovo In Serbia-EU Negotiations Is Unacceptable
Published: Oct 13, 2015 at 4:45 pm

BELGRADE – Bringing the status issue of the self-proclaimed independent Kosovo to the negotiating table, instead of the normalization of relations with Pristina, is unacceptable for Belgrade, Director of the Serbian government’s Office for Kosovo-Metohija (KiM) Marko Djuric said Tuesday, adding that the government would be clear about this with the EU.

An attempt is underway to tie the matter of Serbia’s EU integration to the concessions of Belgrade regarding the status of Kosovo-Metohija, Djuric told Radio Beograd.

The EU obviously plans to open Chapter 35 on Kosovo, he said, adding that there was still time to amend the negotiating platform which is currently unacceptable for Serbia.


http://english.blic.rs/News/10936/Dacic-Requests-from-draft-platform-on-Kosovo-unacceptable

Serbie/UE/Adhésion: Dacic: Requests from draft platform on Kosovo unacceptable
12. 10. 2015. - 13:30h

Serbia considers as absolutely unacceptable the requests from the EU draft platform for Chapter 35.

Serbia considers as absolutely unacceptable the requests from the EU draft platform for Chapter 35 which covers Kosovo in the accession negotiations, because most of the points are not status neutral and entail recognition of the province's independence, Serbian Minister of Foreign Affairs Ivica Dacic said on Sunday.

We consider the requests unacceptable. The (Belgrade-Pristina) dialogue is status neutral and anything beyond that is unacceptable for us, and I am convinced that the same is true of the EU countries that have not recognised Kosovo.

He specified that Serbia considers it unacceptable for the dialogue to be conducted by Serbia and Kosovo instead of Belgrade and Pristina, or for administrative crossings to be replaced with border crossings with accompanying signs.

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MessagePublié: 23 Oct 2015, 00:58 
Acerbe
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Enregistré le: 20 Juin 2006, 04:20
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Il ne faut surtout pas se mélanger avec les gueux et cafards chrétiens.

http://www.fdesouche.com/660241-les-emirats-construisent-des-villages-islamiques-de-vacances-en-bosnie

Les émirats construisent des villages islamiques de vacances en Bosnie
21 octobre 2015

https://www.youtube.com/watch?v=hl7HLRKZD1s


Le nom ne fait pas forcément les touristes occidentaux, mais le «Sarajevo resort» qui vient d’ouvrir ses portes à proximité de la capitale de Bosnie vise surtout des visiteurs des pays du Golfe. Moyennant un investissement koweïtien de 25 millions d’euros, le site accueille près de 160 villas. Sur un terrain de 160 000 mètres carrés, cette station touristique pourra accueillir jusqu’à 1150 touristes autour d’un lac artificiel dans un paysage de verdure entouré de collines.

Spermarché, piscines et lieu de prière pour les musulmans

«Selon les chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme, ce secteur a enregistré en Bosnie au cours de deux dernières années une croissance de 20 % par an», a-t-il ajouté lors de la cérémonie d’inauguration. La station dispose également des terrains pour de divers sports, des piscines, d’un supermarché et d’un lieu de prière pour les musulmans. «N’importe qui pourra louer, voire acheter un appartement ici, mais on compte bien sûr sur les touristes des pays du Golfe. La station est en quelque sorte adaptée à leurs habitudes», déclare un responsable local de la compagnie, Rusmir

(…)

Source : http://immobilier.lefigaro.fr/article/les-emirats-construisent-des-villages-de-vacances-en-bosnie_1d2aa522-7729-11e5-869d-2b7bff3c25b6/

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MessagePublié: 28 Oct 2015, 01:29 
Acerbe
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Enregistré le: 20 Juin 2006, 04:20
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Voici les démocrates qui vont protégé le patrimoine serbe



http://solidarite-kosovo.org/fr/articles/301/Le-Kosovo-candidat-a-l-UNESCO-le-patrimoine-chretien-bientot-entre-les-mains-de-ses-profanateurs

Serbie, région du Kosovo et Métochie: Le Kosovo candidat à l’UNESCO : le patrimoine chrétien bientôt entre les mains de ses profanateurs ?

Jeudi 22/10/2015 :: Communiqué
C’est une actualité brûlante qui embrase les Balkans. Parrainées par l’Albanie voisine, les autorités du Kosovo veulent devenir membre de l’UNESCO*. Une candidature qui selon Belgrade déclenche les hostilités contre la Serbie et son patrimoine religieux au Kosovo-Métochie.

Une course diplomatique albanaise bien rodée

En septembre dernier, l'Albanie a déposé une demande auprès du Conseil exécutif de l'Organisation des Nations Unies (ONU) demandant à ce que la candidature d’adhésion du Kosovo à l’UNESCO soit inscrite à l’ordre du jour de sa prochaine séance. Le 7 octobre courant, sans difficulté notoire, la proposition albanaise a obtenu le sésame indispensable pour poursuivre sa course diplomatique grâce au vote favorable de ses fidèles alliés, la Turquie, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite tout comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas et la France. Fort de ses 18 premiers soutiens, le Kosovo briguera son admission à l’UNESCO le 3 novembre prochain à l’occasion du vote ultime de la Conférence générale à Paris.

Le plaidoyer serbe peine à être entendu

D’ici là, il reste à la Serbie peu de temps et beaucoup d’interlocuteurs à convaincre des répercussions nuisibles sur le terrain d’une telle adhésion. Lors d’une conférence diplomatique à Belgrade, le président serbe, Tomislav Nikolic, a rappelé que son peuple compte depuis plus de vingt ans sur l'aide de l'Unesco pour protéger le patrimoine historique et culturel chrétien au Kosovo lequel étant en permanence la cible d’attaques et de destruction. Le dialogue entre Belgrade et Pristina, déjà bien fragile, pourrait lui aussi souffrir de la situation. Le ministère serbe des Affaires étrangères a d'ores et déjà qualifié cette candidature de «manœuvre unilatérale qui éloigne davantage la possibilité d'une stabilisation régionale ». Le ministre délégué, Ivica Dacic avait déclaré devant le Conseil de sécurité de l’ONU que «ceux qui profanent et détruisent l'héritage serbe et chrétien [...] cherchent à devenir membre de l'UNESCO avec une tape sur l'épaule en signe de récompense» avant de conclure que « le Kosovo à l'UNESCO, ce serait comme si l'Etat islamique en devenait membre ».

La détermination de la communauté orthodoxe du Kosovo : le témoignage du père Janjic

Loin des ballets diplomatiques et des discours onusiens, l’Église orthodoxe du Kosovo s’exprime sur cette candidature qui la concerne au premier chef. Solidarité Kosovo a choisi de faire partager à ses lecteurs l’interview accordée par le père Sava Janjic, archimandrite du monastère de Visoki Decani en la traduisant du serbe vers le français.

Question - L'UNESCO va en prochainement débattre de l'adhésion du Kosovo en son sein, quelles sont vos attentes et vos ressentis à la veille de cette échéance?

Réponse de père Sava Janjic - Nous espérons que d’ici à l'assemblée générale de l'UNESCO du 3 novembre de nombreux pays entendent notre voix, nous qui vivons dans des bâtiments que l'UNESCO protège. L’UNESCO en tant qu’entité n’assure pas elle-même la protection des bâtiments culturels mais confie cette mission de protection aux États membres. Nous sommes particulièrement inquiets parce que le Kosovo ne respecte déjà pas la plupart des dispositions du plan Ahtisaari** adopté à Vienne en 2007. Plus récemment, un nouveau projet de loi prévoit même de déclarer tout bien culturel "propriété de l'Etat du Kosovo", ce qui signifie l'expropriation forcée de notre patrimoine chrétien.

Question – Qu’adviendront les sanctuaires serbes si le Kosovo devenait membre de l'UNESCO?

Réponse de père Sava Janjic – Cela nous rendrait la vie bien plus difficile. Si cette décision hâtive venait à être prise, elle ferait de l’UNESCO un jouet aux mains des forces politiques locales qui tenteraient d’amortir un nationalisme doublé d’un fondamentalisme islamique croissant au Kosovo. Nous serions tous perdants à long terme. Une chose est sûre c’est que nos sanctuaires resteront serbes jusqu’au dernier moine ou moniale qu’ils abriteront. S’ils veulent nous chasser, ils devront le faire par la force et cela devant les yeux du monde entier.

Question – Dans l’enclave d’Orahovac, l’église a été lourdement caillassée ; à Pristina, l’Église du Christ Sauveur est menacée de destruction ; les institutions de Pristina menacent la vie et la présence des Serbes du Kosovo. Comment doivent-ils réagir ?

Réponse de père Sava Janjic – Notre évêque, Monseigneur Théodose, les communautés paroissiales et monastiques conseillent continuellement à notre peuple d’être courageux, solidaire et déterminé comme l’ont été nos ancêtres qui ont vécu pendant cinq siècles sous le joug ottoman et survécu à deux guerres mondiales. La situation est difficile mais nous devons être dignes de nos ancêtres et ne pas abandonner nos sanctuaires et nos villages. Nous nous battrons avec tous les moyens légaux à notre disposition et nous continuerons à témoigner des actes de vandalisme, de violence et de discrimination qui nous seront infligés. Le jugement de Dieu est inévitable et nous serons tous jugés. Quant à l’Église du Christ Sauveur, elle restera là où elle se trouve à moins qu’ils ne la détruisent devant les yeux du monde entier. Se faisant ils détruiront également leurs rêves car l’Europe les considérera alors comme une création islamique et donc une menace pour la civilisation occidentale.

Question – L’UNESCO a accepté l’idée de « casques bleus » de l’ONU qui protègeraient le patrimoine culturel mondial des attaques perpétrées par les islamistes. Pour autant, avec l’adhésion du Kosovo, l’UNESCO est prête à mettre les sanctuaires chrétiens entre les mains de ceux qui les ont détruit durant des années ?

Réponse de père Sava Janjic – Dieu merci, le monastère de Visoki Decani, continue d’être sous la protection de la Kfor*** et nous espérons que cela sera encore le cas à l’avenir. Suites aux inscriptions islamistes taguées sur notre portail et aux menaces proférées à notre encontre, la protection a été renforcée par rapport aux années précédentes. En ce qui concerne nos autres sanctuaires au Kosovo-Métochie, ils sont placés sous la protection de la police du Kosovo. S’ils s’avèrent qu’elle ne remplit correctement sa mission, nous n’hésiterons pas à demander le renfort des forces de la Kfor ou des « casques bleus ». Le seul fait que nos sanctuaires religieux soient inscrits sur la liste du patrimoine mondial en péril témoigne clairement de la réalité dans laquelle nous vivons.

Question – La Cour suprême du Kosovo vient de déposséder le monastère de Visoki Decani de cinquante pour cent de son domaine?

Réponse de père Sava Janjic – Après deux jugements antérieurs confirmant et reconnaissant la propriété du monastère sur les vingt hectares en litige, la cour d’appel du Kosovo et deux tribunaux internationaux (pour la première fois avec une majorité albanaise) ont cassé et annulé ces deux jugements. Cette décision discriminante annonce non seulement l’expropriation du patrimoine de Visoki Decani mais également de l’ensemble des propriétés des terres religieuses orthodoxes du Kosovo dans un avenir proche.

Interview du père Sava Janjic pour le journal Alo! publiée dans l’édition du 19 octobre 2015

*L'agence de l'ONU pour l'éducation, la science et la culture

**Les autorités albanaises du Kosovo ont proclamé l'indépendance en s'engageant à mettre en œuvre les dispositions du plan Ahtisaari dans leur Constitution. La Constitution du Kosovo adoptée en avril 2008 et entrée en vigueur le 15 juin 2008 renvoie donc aux dispositions de ce plan. Celui-ci comprend des dispositions notamment en matière de protection des minorités et d'Etat de droit. Il prévoit des garanties pour la minorité serbe et une décentralisation très poussée. Il comprend également des dispositions relatives au système judiciaire, au patrimoine religieux et culturel, à la dette extérieure, aux biens et archives, au secteur de sécurité, à la présence militaire internationale et au programme législatif.

***la force de l’OTAN au Kosovo


http://fr.sputniknews.com/international/20151027/1019134352/rejoindre-ue-serbie-accueillir-migrants.html

Serbie - UE: Pour rejoindre l'UE, la Serbie doit accueillir plus de migrants
21:03 27.10.2015 (mis à jour 21:05 27.10.2015)

Le plan d’actions destiné à résoudre la crise migratoire actuelle prévoit la participation de la Serbie comme une condition de son intégration européenne, ont annoncé les sources diplomatiques responsables de l’aide pour le pays liée aux réfugiés, au journal serbe Danas. Selon ces sources, la Serbie ne pourra plus diriger indépendamment les migrants vers les frontières avec la Hongrie et la Croatie. Le pays sera alors obligé de construire des structures pour héberger des dizaines de milliers des réfugiés du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord qui resteront donc longtemps sur le territoire serbe.

Selon les décisions de la récente réunion à Bruxelles, l'agence Frontex sera chargée de surveiller le fonctionnement des points de passage et le processus d'enregistrement à la frontière serbo-croate. Cependant, d'après le journal Danas, les représentants de cette agence n'arriveront à la frontière qu'en février, parce que l'organisation de leur arrivée prend plusieurs mois. Selon les interlocuteurs du journal, le plan d'actions approuvé en Bruxelles concerne non seulement les pays de l'Union européenne, mais les pays souhaitant la rejoindre. Et les autorités occidentales attendent des pays balkaniques de l'ouest la répartition de 100.000 de réfugiés, dont la majorité pourrait être hébergée en Serbie.

Michael Davenport, le chef de la délégation de l'Union européenne en Serbie, a déjà salué l'intention du pays de participer de façon active dans la résolution de la crise migratoire actuelle. Les experts soulignent les graves problèmes liés à la crise migratoire. Bruxelles est en retard dans la résolution de la crise, et le plan reflète les désaccords au sein de l'Union européenne qui veut transférer le problème aux autres pays, estime l'expert Dragomir Andjelkovic, dans un entretien avec Sputnik. Selon Pavle Kilibarda, responsable du Centre des droits de l'homme à Belgrade, qui a évoqué ce sujet dans un entretien avec Sputnik, on ignore si le plan européen est capable de résoudre les problèmes de la migration à long terme. La crise migratoire actuelle a touché beaucoup de pays balkaniques et ceux de l'Europe occidentale. Des centaines de milliers des migrants sont déjà arrivés sur le territoire européen.

https://francais.rt.com/international/9213-crise-migratoire-carte-fermeture-frontieres

Crise migratoire : une carte montre comment l'Europe devient une forteresse anti-réfugiés
27 oct. 2015, 23:47

Tandis que les pays des Balkans ont menacé de fermer leurs frontières si la crise des réfugiés n'était pas endiguée, il s'avère qu'ils sont loin d'être les seuls. Une carte permet d'observer la situation. Les dirigeants de l'UE et des nations des Balkans se sont réunis pour un sommet d'urgence au début de cette semaine dans le but de remédier à la situation, mais les négociations ont été rompues en raison d'accusations et de récriminations encore plus amères qu'à l'habitude.

Ce qui a commencé avec les barbelés de la clôture hongroise le long de sa frontière avec la Serbie est devenu le plus grand effort de fermeture générale des frontières vers et dans l'Europe depuis la chute du mur de Berlin en 1989. De peur de devenir des «zones tampons» après que l'Allemagne et l'Autriche aient réintroduit les contrôles à leurs frontières, les nations des Balkans ont menacé de fermer leurs portes aux arrivants.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a appelé dimanche à un mini-sommet dans un effort pour convenir d'un ensemble de «conclusions opérationnelles communes».

Image

Mais la semaine dernière, la Slovénie a annoncé qu'elle examinerait «toutes les options, y compris la fermeture de sa frontière avec la Croatie», si les dirigeants européens échouent à convenir d'une approche commune. «Nous ne pouvons pas accueillir autant de réfugiés en une si courte période. C'est tout simplement impossible», a déclaré le Premier ministre slovène Miro Cerar aux journalistes à l'extérieur d'un camp de réfugiés à Dobova, à l'Est du pays.

Les nouveaux chiffres de l'ONU indiquent que plus de 700 000 réfugiés ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l'Europe en 2015, éclipsant le nombre d'arrivées au cours de l'ensemble de l'année dernière dans ce qui est devenu la pire crise migratoire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

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MessagePublié: 31 Oct 2015, 00:58 
Acerbe
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Enregistré le: 20 Juin 2006, 04:20
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Un reportage merdique de la part d'un journaleux qui fait semblant de ne rien comprendre, à croire que l'état fantoche de l'UCK n'est pas entre les mains de criminels de guerre, de mafieux et de narco-trafiquants.

http://www.liberation.fr/planete/2015/10/28/les-kosovars-chasses-pour-faire-place-aux-syriens_1409605

Les Kosovars chassés pour faire place aux Syriens
Par Laurent GESLIN, Envoyé spécial au Kosovo — 28 octobre 2015 à 19:46

Attirés par la promesse d’un asile facile en Allemagne, près de 150 000 Kosovars ont quitté leur pays fin 2014. Où ils sont réexpédiés aujourd’hui par Berlin, qui doit faire face au nouveau flux de réfugiés.

Un canapé de tissu délavé est coincé dans l’angle de la pièce, un poêle éteint occupe le mur opposé, une ampoule pend au bout d’un fil électrique. Nexhmedin caresse les cheveux de sa fille assoupie. «On nous a expulsé d’Allemagne le 1er octobre, avec ma femme et mes deux enfants, explique-t-il. Depuis, nous vivons chez mon frère, qui nous aide pour la nourriture.» La nuit, le froid tombe vite dans les montagnes du nord du Kosovo, et l’hiver venu, les hameaux autour du village de Bajgora sont inaccessibles aux véhicules motorisés. «Trouver un travail ? Je ne vois pas comment. Nous allons essayer de survivre avec l’aide sociale de 75 euros.» Au Kosovo, plus de la moitié de la population active est sans emploi et tout est bon pour essayer de s’en sortir.

Fin 2014, une rumeur folle se propage de villages en villages : l’Allemagne accorde massivement l’asile aux citoyens du Kosovo. En quelques mois, de novembre à février, ils sont entre 100 000 et 150 000 à tout quitter pour tenter leur chance en Europe occidentale. Au cours du premier semestre 2015, les Kosovars ont même représenté 78 000 des 180 000 demandes d’asile déposées en Allemagne. Les candidats au départ ont profité d’une «aubaine», l’ouverture des frontières de la Serbie pour les ressortissants du Kosovo, en vertu de l’accord conclu à Bruxelles au printemps 2013 entre Belgrade et Pristina. Des villages se sont vidés, des jeunes hommes mais aussi des familles entières sont partis. Ils ont vendu leurs rares biens ou se sont endettés, faisant la fortune des usuriers qui fleurissent au Kosovo. Alors que l’émigration constitue une vieille tradition, ce sont surtout les plus pauvres, très peu diplômés, qui sont partis durant ce grand exode.

Au Village olympique

«Nous avons quitté le Kosovo le 2 février. Un bus nous a conduit jusqu’en Voïvodine, dans le nord de la Serbie. Un passeur nous a ensuite fait traverser la frontière hongroise, à pied et sous la pluie, avec un groupe d’une trentaine de personnes», explique Nexhmedin. Tarif : 200 euros par adulte, 100 pour un enfant. La famille poursuit le voyage en train jusqu’à Budapest puis Munich. Elle est provisoirement logée dans le village olympique construit pour les Jeux de 1972, avant d’être transférée dans un foyer pour demandeurs d’asile d’Ingolstadt. «On nous a vite expliqué que nous n’aurions pas l’asile, qu’il fallait faire place aux Syriens, raconte Myruete, la mère de famille. Nous avions le choix entre accepter un retour volontaire ou attendre que les policiers viennent nous chercher. Je ne voulais pas que mes enfants connaissent ça : on a accepté de signer et on est revenus au Kosovo le 1er octobre.» Dans le nouveau terminal de l’aéroport international de Pristina, un bureau discret accueille les rapatriés d’Europe occidentale. Quelques brochures, en albanais, en serbe et en anglais, avec le logo de l’Union européenne, parlent de «réintégration» et de «stratégie de développement». Mais le gouvernement du Kosovo n’a que peu de choses à offrir à ceux qui reviennent. Le programme de réinsertion est doté de 3,2 millions d’euros, une somme dérisoire alors que 15 000 Kosovars ont été expulsés d’Europe occidentale depuis le début de l’année. Et Berlin a modifié sa législation samedi dernier pour accélérer les expulsions, affichant son intention de renvoyer plusieurs dizaines de milliers de personnes supplémentaires.

«Nous payons le taxi de l’aéroport pour reconduire les rapatriés chez eux. Ceux qui n’ont plus de logement peuvent être hébergés sept jours dans le centre d’accueil de Pristina, qui dispose de 25 places. Ensuite, c’est aux services sociaux des communes d’origine de leur venir en aide», explique Fahrije Ternava-Sheremeti, la directrice du programme.

«Encore dix ans à tirer»

Jeton, Flora et leurs deux filles de quatre et six ans ont pris la route de l’Allemagne le 20 janvier. Dans leur village de Stanovce, situé dans la plaine fertile qui s’étend entre Pristina et Mitrovica, six autres familles étaient déjà parties. «Mon mari avait perdu son emploi après un problème de santé. Nous avons emprunté 2 000 euros pour payer le voyage», explique Flora, 28 ans. Dans un premier centre d’accueil, en Autriche, on leur a dit qu’ils n’ont aucun droit à l’asile. La famille s’enfuit alors pour l’Allemagne, où elle loge dans un autre centre, près de Munich. «Nous touchions 460 euros d’aide par mois, à peine de quoi payer notre nourriture.» Le 15 septembre, ils atterrissent à Pristina. «Il nous restait 100 euros en poche. Nous ne savons pas comment nous allons rembourser notre dette.» Flora et Jeton ont dû abandonner leurs documents en Autriche et la famille ne touche aucune aide : «Nous devons d’abord refaire nos cartes d’identité, mais cela coûte 22 euros, que nous n’avons pas.»

Durant le séjour en Allemagne, la vieille bicoque de la famille s’est effondrée. Les rapatriés logent dans une pièce de la maison inachevée de Musafar, le frère de Jeton, qui travaille comme gardien de nuit à Pristina, pour 200 euros par mois (le seul revenu de la maisonnée) et cultive quelques légumes dans son jardin. Fataliste, Musafar exclut toute idée de départ : «Je ne connais pas de langue étrangère, je suis trop vieux. J’ai 50 ans : encore dix ans à tirer et je ne serai plus là.» L’homme évoque avec amertume les espoirs de la libération du Kosovo, en 1999 : «Je ne pensais pas que tout finirait comme ça, que l’indépendance serait un tel fiasco. J’aimerais bien que mes enfants puissent avoir une vie meilleure que la mienne, mais eux aussi sont déjà fatalistes. On leur dit d’étudier, mais pour quoi faire ? Même les diplômés sont incapables de trouver un emploi.»

Le 9 octobre, le Kosovo a de nouveau été placé sur la liste des «pays sûrs» par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), dernier épisode d’un feuilleton qui risque de rendre plus difficile encore l’obtention de l’asile pour les Kosovars en France. En 2014, les demandeurs d’asile du Kosovo n’avaient déjà obtenu le statut que dans 6,6 % des cas. L’Allemagne, ainsi qu’elle l’avait annoncé, a pris samedi la même mesure pour le Kosovo, l’Albanie et le Monténégro. Une façon pour les pays d’Europe occidentale de «gérer» les flux migratoires, alors que des milliers de réfugiés syriens, afghans ou irakiens pénètrent tous les jours dans l’Union européenne depuis les Balkans.

Exil en suède

Tereza Halili, une mère de famille rom de Preoce, enclave serbe des environs de Pristina, a tenté plus tard que les autres Kosovars l’aventure de l’exil. Elle a attendu jusqu’en mai qu’un de ses frères établi en Suède vienne la chercher en voiture avec ses deux grands enfants. Comme les autres, elle a payé un passeur pour franchir clandestinement la frontière hongroise. Rapatriée, la famille vit désormais chez la grand-mère. «Nous n’avons rien : mon mari a été tué durant la guerre, en 1999, mon fils fait les poubelles pour collecter du vieux pain qu’il vend aux voisins qui élèvent des cochons, et moi, je vais mendier à Pristina.»

Devant la bâtisse, des voisins ont apporté un peu de charbon pour le poêle. «On nous a coupé l’électricité il y a six mois, nous allons encore devoir compter sur la solidarité du village pour survivre, continue Tereza. Je n’en veux pas aux Syriens, chez eux c’est la guerre. Nous, nous avons juste une vie misérable, celle dont hériteront après nous les prochaines générations.»

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MessagePublié: 05 Nov 2015, 01:07 
Acerbe
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Enregistré le: 20 Juin 2006, 04:20
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Articles intéressants à lire sur l'Albanie et la division entre Geg et Tosk, en fait le pays est très fragile, un peu comme l'ex-Yougoslavie.

http://orientalreview.org/2015/11/04/greater-albania-is-a-myth-to-preserve-the-countrys-unity-i/

“Greater Albania” Is A Myth To Preserve The Country’s Unity (I)
4 novembre 2015 Andrew KORYBKO (USA)

http://orientalreview.org/2015/11/04/greater-albania-is-a-myth-to-preserve-the-countrys-unity-ii/

“Greater Albania” Is A Myth To Preserve The Country’s Unity (II)
4 novembre 2015 Andrew KORYBKO (USA)

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MessagePublié: 10 Nov 2015, 01:16 
Acerbe
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L'état fantoche, mafieux, islamiste de l'UCK a échoué pour cette fois, les narco-dealers et criminels de guerre Thaci et CIE n'auront pas leurs sièges à l'UNESCO. La France a voté pour, bien entendu la Croatie a soutenu ses amis islamistes, nous prenons actes et nous réglerons nos comptes le jour venu.

La Slavo-Macédoine (la Serbie, malgré les mécontentements de la Grèce, a reconnu cette ex-république yougoslave sous le nom de "Macédoine", alors que ce pseudo état à des problèmes avec la Grèce et sa minorité albanaise musulmane de son côté à reconnu l'UCK-land) mais pire que tout, l'ignoble comportement d'un pays frontalier, l'une des quatre régions historique serbe, à savoir le Monténégro, considérer comme la Sparte Serbe, aux mains du mafieux socialiste Milo Djukanovic a voté pour.

Les Albanais muslims faisaient leur propagande pour la pseudo protection albanaise des sites culturelles et cultuelles serbes, voici un exemple de leur promesse et tolérance. Une église orthodoxe serbe transformée en toilettes publiques et en dépotoir.

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Pogrom anti-serbe de mars 2004
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http://fr.sputniknews.com/international/20151109/1019389649/kosovo-unesco-adhesion.html

Le Kosovo échoue à intégrer l'Unesco
13:43 09.11.2015 (mis à jour 15:41 09.11.2015)

Selon Reuters, la majorité des deux tiers requise pour le vote n'a pas été atteinte. Contrairement à ce qui a été annoncé auparavant le Kosovo n'a pas été admis à l'Unesco, la majorité des deux tiers requise pour le vote n'ayant pas été atteinte. Les tentatives de faire entrer le Kosovo à l'UNESCO politisent l'organisation de façon indésirable, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Ces tentatives vont à l'encontre de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'Onu, a-t-il rappelé. M. Lavrov a également souligné le rôle "particulier" de la Russie dans l'accomplissement des tâches assignées à l'organisation. C'est l'Albanie qui a proposé d'introduire le Kosovo à l'UNESCO. L'idée a été soutenue par 27 pays membres. Le chef de la diplomatie serbe Ivica Dacic a proposé de reporter l'adhésion du Kosovo à l'UNESCO pour réduire le niveau de la confrontation au sein de l'organisation.

Le Kosovo, éclat de l'ex-république de Yougoslavie, est un Etat autoproclamé depuis 2008. Il est reconnu en tant que tel par une partie de la communauté internationale. La Russie et la Serbie ne reconnaissent pas son indépendance vis-à-vis de la Serbie. Son adhésion à des organisations internationales est une tentative de se légitimiser, selon des experts.

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MessagePublié: 12 Nov 2015, 02:18 
Acerbe
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http://www.bvoltaire.fr/mauricepergnier/kosovo-chefs-doeuvre-peril,218389

Kosovo : chefs-d’œuvre en péril
12 novembre 2015. Maurice Pergnier. Professeur d’université, écrivain

Le 9 novembre, la conférence générale de l’Unesco a repoussé, à une très faible majorité, la demande d’adhésion du Kosovo. On ne peut que s’en réjouir. L’admission comme membre de l’Unesco de cette province de la Serbie, érigée en un simulacre d’État à l’issue d’un processus de sécession violente contrevenant aux règles du droit international (et qui n’est, en conséquence, reconnu que par une partie des pays membres de l’ONU) ouvrirait en effet la porte à un véritable désastre culturel et civilisationnel.

Le Kosovo abrite l’un des trésors du patrimoine mondial ; tout esprit non prévenu pourrait donc penser que l’adhésion à l’Unesco est de nature à assurer une meilleure sauvegarde de ce trésor. En l’occurrence, c’est le contraire qui serait avéré : admettre le Kosovo comme membre de l’Unesco équivaudrait à remettre au loup la clé de la bergerie.

La raison en est que ce patrimoine est serbe et chrétien. Il est constitué d’un nombre considérable d’églises et chapelles médiévales (on en a répertorié 1300 au total) dont certaines d’une qualité architecturale exceptionnelle, ornées de fresques d’une valeur inestimable. Or, la population albanaise (de tradition musulmane), historiquement minoritaire mais devenue prépondérante à la faveur des développements politiques de la seconde moitié du 20è siècle, n’a eu de cesse de détruire ce patrimoine. Pillages, vandalisme, incendies, attentats violents contre les monuments, ont accompagné (et accompagnent toujours) les persécutions contre les personnes, et particulièrement contre les communautés religieuses ayant la charge de leur conservation, afin de les pousser à l’exil. Plusieurs dizaines de ces chefs-d’œuvre ont été irrémédiablement détruits ; les autres ne doivent d’avoir été préservés qu’à l’interposition des bonnes volontés civiles et militaires internationales. Ce n’est un secret pour personne que le parti politique qui gouverne actuellement le Kosovo a été le principal incitateur à cette volonté d’élimination radicale de la population serbe et du trésor culturel que l’histoire lui a légué.

L’admission du Kosovo comme membre de l’Unesco pourrait être une chance si cela consistait en ce que l’Unesco prenne directement en main la protection de ce trésor. Malheureusement, selon les statuts de l’Unesco, l’adhésion implique, à l’inverse, la remise de la responsabilité du patrimoine entre les mains du pays adhérent. En l’occurrence, cela consisterait à remettre la sauvegarde de ce trésor patrimonial entre les mains d’un gouvernement ethniciste qui n’a jamais fait montre que de son désir de le faire disparaître. C’est un peu comme si on confiait à l’État Islamique la sauvegarde des ruines de Palmyre…

Notre presse frivole présente l’échec de cette demande d’adhésion comme une victoire de la Serbie et de Poutine. Elle serait plus avisée d’y voir une victoire de la civilisation sur la barbarie. Victoire de courte durée sans doute, car il est peu douteux que les promoteurs de l’initiative (parmi lesquels on compte en première ligne – il n’est peut-être pas anodin de le remarquer – l’Albanie et la Turquie) reviendront à la charge en ayant affiné leur lobbying. Comment la France (mère des arts, des lettres et des lois) a-t-elle voté dans ce choix crucial ? Peut-être vaut-il mieux se voiler la face que de chercher à le savoir.

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MessagePublié: 20 Nov 2015, 01:17 
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Deux militaires, un bosniaque musulman et un serbe assassinés à Sarajevo par le terroriste bosniaque musulman Enes Omeragic. Les services de police de la République Serbe de Bosnie avaient notifié dans leurs dossiers la dangerosité du terroriste.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/bosnie-le-meurtre-de-deux-militaires-sans-doute-un-acte-terroriste-19-11-2015-5292645.php

Bosnie: le meurtre de deux militaires, sans doute un "acte terroriste"
19 Nov. 2015, 12h25 | MAJ : 19 Nov. 2015, 12h25

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L'homme qui a tué deux militaires bosniens à l'arme automatique mercredi soir à Sarajevo était lié aux milieux islamistes et a sans doute commis un "acte terroriste", a estimé jeudi le ministre adjoint bosnien de la Défense, Emir Suljagic. "Sur la base d'éléments dont nous disposons depuis hier soir, il est plutôt certain qu'il s'agit d'un acte terroriste", a déclaré M.

Suljagic à la radio nationale. "Concrètement, l'auteur (de l'attaque) est certainement lié à des personnes aux convictions religieuses radicales et il est certain qu'il faut chercher là dedans la motivation de cette attaque", a-t-il ajouté. Interrogé par l'AFP, une porte-parole de l'Agence bosnienne chargée des actes de terrorisme (Sipa), Kristina Jozic, a déclaré: "Les éléments qui ont pu être recueillis jusqu'à présent indiquent qu'il y a dans ce dossier certains éléments de terrorisme". Armé d'un fusil automatique, l'assaillant de 34 ans a tué deux militaires qui se trouvaient dans un bureau de paris, près d'une caserne de la banlieue de Sarajevo. Il a ensuite tiré dans la direction d'un autobus à bord duquel le chauffeur et deux passagers, dont un militaire, ont été légèrement blessés par des bris de verre.

La presse citait jeudi des témoins affirmant que l'assaillant avait crié "Allah Akbar! avant de commencer à tirer dans la direction des militaires.
Après l'attaque, il s'était retranché dans une maison et s'est suicidé en activant un engin explosif. Peuplée de 3,8 millions d'habitants, la Bosnie compte environ 40% de musulmans qui dans leur écrasante majorité sont adeptes d'un islam modéré. Le reste de la population est formée notamment de chrétiens, orthodoxes et catholiques.

La dernière attaque similaire remonte à avril, lorsqu'un homme âgé de 24 ans avait tué avec un fusil à pompe un policier devant un commissariat à Zvornik (est) aux cris de "Allah Akbar". Il avait blessé deux autres policiers, avant d'être abattu.

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MessagePublié: 24 Nov 2015, 01:22 
Acerbe
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Le président de la République Serbe de Bosnie, Milorad Dodik, même si légèrement mafieux :sif: est un putain d'animal politique, le seul vrai politicien serbe des Balkans, le seul et l'unique, c'est ce qui manque à la Serbie. Tout mon soutien à Mile :)

http://lesakerfrancophone.net/alors-que-la-syrie-vole-la-vedette-un-nouveau-conflit-se-dessine-en-europe/

Bosnie-Herzégovine, Républika Srpska: Alors que la Syrie vole la vedette, un nouveau conflit se dessine en Europe
Par Andrei Akulov – Le 13 novembre 2015. Source : http://www.strategic-culture.org/news/2015/11/13/as-syria-steals-the-show-new-conflict-looms-in-europe.html

Le 21 novembre 2015 marque le XXème anniversaire de l’accord de paix de Dayton, qui a mis fin à la guerre sanglante entre les Serbes, les Croates et les Bosniaques, et a créé l’état contemporain de Bosnie-Herzégovine. Beaucoup de choses soulignent le fait que cette entité créée artificiellement ne durera pas longtemps.

Éclipsée par la grêle de nouvelles sur les frappes aériennes russes contre les rebelles anti-Assad en Syrie, soutenus par les États-Unis, et demandeurs d’asile qui inondent l’Europe, une crise en Bosnie-Herzégovine se prépare à devenir un autre casse-tête pour l’UE et l’Otan. Comme le temps passe, un autre État souverain pourrait apparaître en Europe – la République serbe (Republika Srpska-RS). Milorad Dodik, le président de la République serbe, soutient ouvertement l’idée d’indépendance. Il croit que la Bosnie contemporaine est un état non-viable. Le président prévoit d’organiser un référendum à peine voilé sur l’indépendance le 15 novembre. Dodik voit l’adhésion de la Crimée à la Russie comme l’exercice du droit des peuples à l’autodétermination. Il se sent inspiré par cet exemple.

Le 10 novembre, le Conseil de sécurité a renouvelé l’autorisation de la force de stabilisation multinationale européenne (EUFOR ALTHEA) dirigée par l’UE en Bosnie-Herzégovine pour une autre année, une décision prise avant son débat semestriel sur la situation là-bas, vingt ans après les accords historiques de Dayton qui ont mis fin à la guerre de Bosnie. Le Conseil a également renouvelé, pour un an, l’autorisation figurant au paragraphe 11 de la résolution 2183 (de 2014), qui renouvelle le maintien du quartier général de l’Otan.

Présentant son rapport semestriel (document S/2015/841), M. Valentin Inzko, Haut-Représentant pour la Bosnie-Herzégovine, a déclaré que le 21 novembre marquera le vingtième anniversaire de l’Accord de paix, signé à Dayton, Ohio, et qui mettait fin à la guerre la plus brutale en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. «La paix de Dayton a été durement gagnée, dit-il, et elle ne doit jamais être considérée comme acquise». Selon le fonctionnaire, pendant la deuxième décennie, le pays n’allait pas dans la bonne direction, «Les problèmes étaient systémiques, reflétant une bureaucratie complexe et les intérêts de certains dirigeants politiques et des entreprises d’État pour un statu quo dysfonctionnelle», a-t-il dit. Le défi immédiat, a noté Inzko, était la décision de la Republika Srpska de tenir un référendum sur l’indépendance en 2018, et sa décision d’en tenir une autre en juillet pour décider si leurs autorités doivent respecter les organes judiciaires centraux du pays ou le Haut-Représentant.

Le 9 novembre, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne a averti qu’un référendum prévu par les Serbes de Bosnie pour contester l’autorité du pouvoir judiciaire de l’État pourrait nuire à la cohésion du pays et à l’intégrité territoriale. «La tenue d’un tel référendum contesterait la cohésion, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine» ont déclaré les ministres des Affaires étrangères de l’UE dans un communiqué.

Lors du référendum les gens se verront poser une seule question : «Êtes-vous favorable à l’imposition inconstitutionnelle et non autorisée des lois par le Haut-Représentant de la communauté internationale en Bosnie-Herzégovine, en particulier les lois imposées à la Cour et au Bureau du Procureur de [Bosnie- Herzégovine] et la mise en œuvre de leurs décisions sur le territoire de la Republika Srpska ». Le référendum donnera à Dodik la légitimité politique et juridique pour ordonner aux institutions de la Republika Srpska – depuis les organes administratifs du gouvernement jusqu’aux collecteurs d’impôts – de cesser d’obéir aux ordres de la Cour de justice de l’État, à ses verdicts et décisions et d’entraver le travail du bureau du procureur. Bien que formellement le référendum ne porte que sur le pouvoir judiciaire, il n’est rien d’autre qu’une déclaration d’indépendance de facto. De peur que quiconque doute de ses intentions, Dodik a annoncé en avril, que la Republika Srpska tiendra un référendum sur son indépendance en 2018.
* * *
En 1991, la Croatie et la Slovénie ont envisagé de quitter la Yougoslavie, suivies par la Macédoine. En Bosnie, la situation était différente. Musulmans et Croates ont soutenu l’idée de la séparation. Les Serbes voulaient se joindre à la Serbie. Le 15 octobre 1991, Musulmans et Croates ont voté pour la sécession de la Yougoslavie. Les Serbes ont boycotté le référendum. Le 12 août 1992, ils ont proclamé la République de Srpska. Elle a été suivie par une effusion de sang. Le président de la Bosnie à ce moment là, Izetbegovic, voulait une Bosnie-Herzégovine islamique unie. Le pays s’est trouvé embourbé dans la guerre civile. Al-Qaïda s’est visiblement affiché sur le sol bosniaque tuant Serbes et Croates locaux. Les accords de Dayton signés fin 1995 ont couronné le conflit. La Bosnie-Herzégovine est devenue une confédération dans la Fédération croato-musulmane et la Republika Srpska. Des Musulmans et des Croates (par exemple, l’ancien président croate Stipe Mesic) affirment que la Republika Srpska a été créée en grande partie à cause du génocide des musulmans, et donc cette institution étatique n’a pas le droit d’exister.

L’accord de paix négocié par les États-Unis a divisé la Bosnie-Herzégovine en deux régions très autonomes – une fédération principalement bosniaque, musulmane et croate et la République serbe – liés par une autorité centrale faible. Le gouvernement de la Bosnie-Herzégovine est très décentralisé et souvent l’otage de querelles ethniques. Le traité a mis en place un système complexe. Le pays est divisé en deux entités ethniques mentionnées ci-dessus régies par quatorze premiers ministres avec trois présidents agissant en tant que chef de l’État. Les deux États ont des constitutions, des lois, des parlements, des frontières, des forces de police, des systèmes postaux et des politiques étrangères indépendantes, mais ils ont encore un gouvernement fédéral. On pouvait s’y attendre, l’accord de Dayton n’a pas convaincu les parties de mettre de côté leurs différences, et que à part Sarajevo – la capitale – il n’y a vraiment aucune sorte d’intégration entre les groupes ethniques.

Des protestations à travers la Bosnie l’année dernière ont révélé une colère généralisée envers les politiciens – largement accusés de ne chercher qu’à s’enrichir au détriment du peuple. Mais au moment des élections, les mêmes vieux visages connus ont été réélus. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles cela a pu se produire. Aucun dirigeant impératif n’a émergé du mouvement de protestation. Aucun des partis politiques n’a fait un effort crédible pour séduire les électeurs de toutes origines ethniques. Il y a aussi un fossé entre la rhétorique des dirigeants politiques et les sentiments d’un grand nombre de Bosniaques qui se sentent coincés dans un état qui ne fonctionne pas.

Plusieurs niveaux de gouvernement, parfois avec des intérêts hostiles, conduisent à l’impasse politique. Des entreprises inefficaces liées à l’État et le clientélisme prolifèrent. Le taux de chômage des jeunes est supérieur à 57%. Bien que le Fonds monétaire international prévoit que l’économie bosniaque va croître d’environ 2% cette année, le pays est passé loin derrière ses concurrents régionaux. La Bosnie est beaucoup plus pauvre que le Monténégro et la Serbie. Le ressentiment s’est accru avec des manifestations largement répandues en février 2014 au point d’être surnommées le «Printemps de Bosnie». Republika Srpska est l’un des États les plus pauvres d’Europe. Le PIB par habitant est seulement de $4 100. Plus de la moitié des jeunes sont au chômage.

Les voix de protestation en RS commencent à résonner plus fort. Deux guerres mondiales et l’occupation ottomane ont rendu les Serbes conscients du fait que le statut de minorité dans un État était souvent le précurseur de la mort, des camps et du nettoyage ethnique. Ce fut le cas au cours des deux guerres mondiales et cela est resté profondément ancré dans la mentalité serbe.

Les événements peuvent facilement se développer à partir du scénario du Kosovo. Mais alors que, dans ce cas, les Albanais du Kosovo ont agi contre la volonté des autorités centrales à Belgrade et que le Kosovo n’était même pas une république autonome, mais une région autonome, la République serbe dispose d’une large indépendance au sein de la Bosnie-Herzégovine, qui se reflète dans les documents officiels et se trouve confirmée au niveau international. Ainsi, la décision de la République serbe de quitter la Bosnie-Herzégovine serait beaucoup plus légitime du point de vue du droit international, que dans le cas du Kosovo.
* * *
Forger un attachement universel à l’État bosniaque multi-ethnique ne sera pas facile, mais les enjeux pour l’Occident sont élevés. Toute tentative de division de la Bosnie-Herzégovine provoquerait une nouvelle guerre civile et radicaliserait la communauté musulmane jusqu’ici laïque, soulevant le spectre d’un pays islamiste au cœur de l’Europe. À l’heure actuelle, les Balkans pourraient servir de point de rupture du flanc sud de l’Otan et causer beaucoup de mal à l’UE dans l’affaire. Le défi est croissant. Les manifestations anti-gouvernementales en Bosnie l’année dernière et la crise politique en cours dans la Macédoine proche ont souligné les risques d’instabilité persistants dans les Balkans. Avec un État islamique encore puissant, une crise des réfugiés en plein essor et une économie européenne stagnante qui doit assumer le fardeau de la Grèce et d’autres débiteurs, un conflit de plus en Europe serait le casse-tête de trop à gérer pour l’Otan et l’UE. Dans ce contexte, c’est loin d’être le bon moment pour l’Occident d’affronter la Russie, que ce soit en Syrie, dans les Balkans ou en Ukraine. Avec l’influence dont Moscou bénéficie dans les Balkans, des efforts conjugués pourraient aboutir à des résultats tangibles. Avec la crise syrienne qui envahit l’écran radar, un autre défi pour la sécurité européenne a vu le jour. Son règlement nécessite un effort international avec la participation de tous les acteurs essentiels.

Andrei Akulov

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