Je ne suis que de passage de temps à autre. Mais je me sens totalement en phase avec Gershom plus haut, qui regrette une exclusion pour simple esprit de contradiction. Ca rappelle les conséquences des Controverses au XIIè s contre le Talmud.
Il vient en minoritaire, tente d'opposer des arguments, vous lui conseillez simplement de brûler son Livre, au lieu d'en commenter les défauts avec lui.
A savoir qu'il ne reste à l'Occident qu'à s'endurcir dans la surdité d'une forme de pensée unique, occidentaliste crypto-chrétienne/version XXIè athéiste radicale pour s'opposer à un Djihad dans un dialogue de sourds sans fin. Bienvenue au petit village global nihiliste! Au secours, Voltaire, ils sont devenus aussi fous d'un côté que de l'autre!

Il manque à vos réactions la dimension éthique consistant à se mettre à la place de l'autre. Que lui reste t-il comme "arme", comme "projet"? Le Coran est comme un oignon, chaque pelure qui tombe représente déjà un grand pas pour l'humanité.
Je conseille à Muslim 21 de s'inscrire dans des for(a)um de réflexion qui ferait place à la Théologie autant qu'à la politique, à l'A-théologie, au risque du scientisme dogmatique.
Il y a d'autres "musulmans laïques" ou acceptant l'esprit de réforme (à tort ou à raison, mais quand la maison s'effondre, on peut essayer de monter d'autres échafaudages) : Ben Schreik de Marseille, Rachid Kaci ou certaines confréries africaines, sénégalaises peuvent se réclamer d'un Islam spirituel et dé-politisé. D'autres "Maghrébins laïques" sont en rupture avec l'Islam, plus proches des mouvements berbères-Kabyles d'Algérie. Mais je pense que les intellectuels arabo-musulmans critiques sont aussi précieux que l'esprit de dénonciation (souvent tardive) de l'extérieur.