Les Juifs religieux, qui se soumettent "au joug de la
halakha"
Citation:
Wikipedia : "… Désigne l'ensemble des lois, sentences rabbiniques et prescriptions religieuses, qui règlent la vie quotidienne des Juifs. La Halakha est un système évolutif, fondé sur la discussion et le débat contradictoire, et qui intègre progressivement les acquis des générations précédentes. La Halakha n'est fixée que par rapport aux textes de la Torah écrite ou de la Torah Orale Mishna et Guemara. …"
et par conséquent restent fidèles au judaïsme traditionnel, ce qui s'exprime assez souvent, bien que pas nécessairement, par le port des habits traditionalistes, constituent sans doute une frange de population à part, dans la mesure où ils semblent ignorer le temps, du moins au niveau vestimentaire - vite repérable et donc facilement susceptible d'être sujet à des interprétations souvent plus que hasardeuses.
Ça fait longtemps que je me casse la tête sur le problème des ressemblances apparentes et trompeuses entre la façon dont évoluent dans l'espace public européen les Juifs traditionnalistes et les Musulmans. Et j'avoue que la tâche n'est pas des plus faciles, tant la critique parfaitement fondée des uses et coutumes musulmanes semble également coller au monde des ces Juifs-là.
Peut-on donc être amené à clore le chapitre en mettant simplement le signe d'égalité ? Quelque chose nous met tout de même en garde contre des conclusions autant superficielles que hâtives. Les différences, visibles et profondes, sont énormes.
La première, sans doute la plus facilement vérifiable, peut se voir dans l'aspect d'un quartier "communautaire" et dans la population que l'on peut y côtoyer, de jour ou de nuit. Je ne me crois pas obligé d'esquisser ici un topo détaillé.
La seconde réside dans les buts recherchés, qu'ils soient franchement niés, soigneusement dissimulés ou ouvertement affichés. En bref, s'il n'y avait pas de Babyloniens, Romains et finalement Musulmans, si tout le monde leur avait foutu la paix (je sais que ça n'existe pas, je suis naïf peut-être, mais pas idiot), les Juifs seraient plus que probablement restés une peuplade perdue dans les sables moyen-orientaux, attachée à leur lopin de terre promise, tout contente d'y être et sans vouloir quoi que ce soit de plus. Mission Bible accomplie. Or le Temple brûle le 8 septembre 70. Pendant les siècles qui suivent, le destin des Juifs est le destin tragique, le destin du peuple traqué, éparpillé, apatride. Les pays d'accueil, d'après les critères actuels, devraient être plus que contents - malgré tout l'apport indéniable de la population juive à l'économie et la culture du pays, les Juifs ne rêvent que du retour.
Il en va autrement dans l'affaire islam. La grande mission Coran est loin d'être achevée. Les siècles écoulés à partir de l'hégire scellent le destin tragique des nations et des civilisations qui se sont trouvées - et se trouveront encore - sur le chemin de l'islam en expansion sanglante inextinguible. La terre promise aux Musulmans s'appelle Terre tout court. Rien de plus, rien de moins. Les Musulmans installés ne rêvent pas de retour, puisque personne ne les a chassés de chez eux. Ils ne rêvent que de nous transformer en juifs errant nous tous, pourvu que le droit de vie nous soit octroyé.
Celui qui fait des comparaisons entre les Juifs et les Musulmans, dans le but de les mettre sur le pied d'égalité en raison de leurs habitudes alimentaires ou vestimentaires qui diffèrent des nôtres, s'abandonne à la tâche la plus ignoble qui soit. Et il se condamne à rien comprendre de ce qui se passe autour de lui. Il se barricade dans un bunker communautaire lui-même, mais il aura un jour une très mauvaise surprise de l'unique provenance des assaillants qui viendront l'en déloger.