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 Sujet du message: ISRAËL
MessagePublié: 20 Mai 2005, 15:30 

Enregistré le: 20 Mai 2005, 15:11
Messages: 1
Encore une semaine passée dans ce minuscule et unique pays "juif", et toujours la même impression d'avoir été au contact de quelque chose d'authentique.

Biensur le vif debat autour du retrait témoigne de part et d'autre d'un vrai engagement , bien sur, le fond de conflit sur la nature a donner a cet état (entre religieux et laics , entre sionistes et post sionistes) est pregnant, mais malgré ces débats qui engagent chacun bien plus q'un énième jour de congé au pays des rtt (je plaisante bien sur) le pays entier s'arrête deux minutes en souvenir des hommes et femmes tombés pour l'ériger , et ayant moi même arrété ma voiture sur un bord de route et étant resté moi aussi figé sur le bas coté au son de la sirène, je peux vous assurer, que lorsque il existe de tels liens entre une communauté d'humains, l'espoir de résoudre chaque problème, aussi crucial soit il, est présent.

Alors : engagement, authenticité, lien historique, foi et espérance en l'avenir, souci profond du devenir de l'autre, telles sont les valeurs qui permettent le miracle permanent de l'existence de l'état le plus menaçé du monde et si tout cela vous étonne, sachez que nous sommes nombreux dans ce cas ........


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 Sujet du message: Re: Retour d'Israël
MessagePublié: 23 Mai 2005, 11:27 

Enregistré le: 06 Mai 2005, 12:14
Messages: 2
Localisation: DU LAIT ET DU MIEL
titi a écrit:
Encore une semaine passée dans ce minuscule et unique pays "juif", et toujours la même impression d'avoir été au contact de quelque chose d'authentique.

Biensur le vif debat autour du retrait témoigne de part et d'autre d'un vrai engagement , bien sur, le fond de conflit sur la nature a donner a cet état (entre religieux et laics , entre sionistes et post sionistes) est pregnant, mais malgré ces débats qui engagent chacun bien plus q'un énième jour de congé au pays des rtt (je plaisante bien sur) le pays entier s'arrête deux minutes en souvenir des hommes et femmes tombés pour l'ériger , et ayant moi même arrété ma voiture sur un bord de route et étant resté moi aussi figé sur le bas coté au son de la sirène, je peux vous assurer, que lorsque il existe de tels liens entre une communauté d'humains, l'espoir de résoudre chaque problème, aussi crucial soit il, est présent.

Alors : engagement, authenticité, lien historique, foi et espérance en l'avenir, souci profond du devenir de l'autre, telles sont les valeurs qui permettent le miracle permanent de l'existence de l'état le plus menaçé du monde et si tout cela vous étonne, sachez que nous sommes nombreux dans ce cas ........
:shock: :?: :shock:


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 Sujet du message:
MessagePublié: 19 Juin 2005, 20:59 
Cher Titi ,
Continuez à soutenir un pays que beaucoup détestent . Pourquoi l' attaque-t'on avec une telle violence . C'est mythique !!


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 Sujet du message:
MessagePublié: 20 Juin 2005, 00:32 
Si ma tante
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Enregistré le: 01 Mai 2005, 13:46
Messages: 16595
Juif des Nations peut-être...


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 Sujet du message:
MessagePublié: 20 Juin 2005, 20:48 
Merci à Serge C. pour cet article

http://www.lexpansion.com/Pages/PrintAr ... eId=131514

L'autre mur d'Israël
L'Expansion 25/05/2005

En misant sur le tout high-tech, les businessmen israéliens ont sorti leur pays de la crise. Et ils l'ont éloigné un peu plus de ses voisins arabes.

Un nouveau mur se construit entre Israël et ses voisins. Moins spectaculaire que la barrière de béton censée arrêter les terroristes, il pourrait pourtant se révéler bien plus infranchissable. Ce mur n'a ni miradors, ni mitrailleuses : il est économique, scientifique et technologique.

Tournant le dos à un monde arabe enfermé dans un tragique retard, Israël, cet Etat qui fut imaginé longtemps avant que d'être, s'est inventé un nouveau rêve : devenir au xxie siècle un des tout premiers centres mondiaux de la haute technologie, sorte d'hybride de la Silicon Valley et de Singapour. Pour y parvenir, l'Etat hébreu a décidé de bâtir une économie ultramoderne, ultralibérale, tournée vers le grand large et globalisée, capable d'assurer sa réussite sans rien devoir à son environnement hostile. « Chaque année, l'écart technologique se creuse avec le monde arabe, et cette tendance devient exponentielle », constate le banquier Stéphane Boujnah.

Israël est en passe de gagner ce nouveau pari, réussissant encore une fois à transformer ses faiblesses géographiques et historiques en ressources et en forces. Ici, la nécessité fait loi, la contrainte est un moteur, et c'est parce qu'il n'y a presque rien qu'on veut tout inventer. Ainsi, puisqu'il lui fallut, dès le premier jour, se défendre les armes à la main, Israël s'est doté d'une armée ultramoderne.

Ne pouvant mobiliser que de faibles contingents de soldats, Tsahal (1), avec l'aide de la France, puis celle des Etats-Unis, est devenue une des armées les plus high-tech du monde. Dans les laboratoires et les bureaux d'études de la défense israélienne sont mis au point des systèmes si sophistiqués qu'ils ramènent au rang de jouets grossiers les gadgets de James Bond. Les drones, ces petits avions sans pilote qui ont révolutionné la guerre moderne, dopent les exportations militaires. Un savoir-faire qui rejaillit dans le civil. « La moitié de nos exportations industrielles - hors militaires - proviennent de la haute technologie, et nous consacrons 4 % du PIB à la recherche », souligne Shraga Brosh, le président de l'Association des industriels.

Les paysages de Galilée rappellent parfois la Toscane avec ses collines arrondies, ses oliviers et quelques cyprès. Mais il y manque l'élégance des villas patriciennes et l'opulence des cités-Etats. Seuls alternent les villages arabes poussiéreux, les cubes blancs des villes nouvelles israéliennes dressées comme des châteaux forts et les pôles de haute technologie. Sur la route qui s'enfonce au coeur de cette Galilée millénaire, on croise parfois, image immuable, un Bédouin poussant ses chèvres sur un sol ocre et rocailleux. Mais, quelques kilomètres plus loin, le centre de Yoqneam, entre Haïfa et Nazareth, évoque plus la Californie high-tech qu'un paysage biblique. Les collines sont hérissées de petits buildings de verre et d'acier qui affichent les sigles de quelques-unes des entreprises les plus performantes d'Israël. Et l'élégante secrétaire qui nous accueille au siège de la société Given Imaging parle un anglais appris à Berkeley.

Ici, on fabrique une capsule de science-fiction dont même Jules Verne n'avait pas eu l'idée. La PillCam, qui n'est guère plus grosse qu'une gélule d'antibiotique, embarque néanmoins une minicaméra, un éclairage, une batterie et un émetteur pour un voyage de l'oesophage à la sortie naturelle qui remplace de nombreuses endoscopies douloureuses et dangereuses. C'est parce qu'il mettait au point les systèmes de guidage du missilier militaire Rafael que l'officier-ingénieur Gaby Iddan a imaginé, il y a une dizaine d'années, ce petit vaisseau exploratoire des intestins. « Quand vous savez réaliser des vidéos dans un environnement hostile comme celui d'un missile en vol, vous pouvez miniaturiser cette technologie pour faire fonctionner une microcaméra dans un intestin », explique modestement l'inventeur.

Créée en 1998, Given Imaging est une entreprise cotée à Tel-Aviv et à New York, au Nasdaq, où elle est évaluée à 1 milliard de dollars. « Nous employons plus de 300 personnes », se félicite son PDG, Gavriel Meron. Cet économiste de formation, qui croit autant au marché qu'à son Dieu - il ne quitte jamais sa kippa -, souligne que son entreprise est bénéficiaire depuis l'an dernier. Given Imaging symbolise bien le redémarrage spectaculaire de l'économie israélienne, et aussi les incertitudes qui planent sur l'avenir : petite société à l'échelle mondiale, elle voit arriver avec crainte un concurrent japonais de poids, Olympus. Installée dans une région instable, cette start-up s'est sentie obligée d'implanter une « usine de réserve » en Irlande, au cas où la situation tournerait mal en Israël...

Car Israël est une force fragile. Le pays sort d'une crise grave, une récession économique aiguë où se sont conjuguées, au tournant de l'an 2000, l'explosion de la bulle Internet et les violences de la seconde Intifada. Isolé, petit en taille et en population - à peine plus de 6 millions d'habitants, dont plus de 1 million d'Arabes israéliens -, ce pays peut moins que les autres se permettre une aphasie économique. A chaque fois, c'est sa survie qui est en jeu. Son histoire et sa fragilité le condamnent à la croissance.

La récession - mitoun, en hébreu - est un mot qui fait peur ici. Après le formidable dynamisme des débuts, le premier mitoun survient en 1964. Il ne s'achèvera qu'avec la guerre des Six-Jours, en juin 1967. Pour revenir, encore plus brutal, avec les révisions stratégiques et les nouvelles dépenses militaires imposées par la grande frayeur de la guerre du Kippour, en octobre 1973. Israël doit alors reconfigurer à prix d'or son équipement militaire. Les déficits, l'endettement et une inflation galopante en seront les conséquences. Une situation tellement dangereuse que le travailliste Shimon Peres devra imposer un consensus national - réunissant autour du gouvernement les patrons et les responsables de la grande centrale syndicale Histadrout - pour enrayer les dérapages sans diminuer les crédits de défense.

Mais il faudra la survenue d'un miracle pour redresser vraiment la situation, explique Sami Friedrich, patron de Shaldor, le plus grand cabinet de conseil de Tel-Aviv. L'arrivée de plus de 1 million de "juifs russes" (d'ailleurs pas toujours juifs), à partir de la fin des années 80, va fournir un sang neuf et un moteur à l'économie israélienne. Près de 40 % ont une formation supérieure - médecins, ingénieurs, techniciens, économistes. Et, surtout, plusieurs centaines d'entre eux sont des "génies" des nouvelles technologies. » Aujourd'hui, quand on demande son chemin dans un des pôles technologiques qui ont fleuri à travers le pays, on ne s'étonne pas qu'on vous réponde en russe : si les immigrés sont loin d'avoir tous assimilé l'hébreu, ils maîtrisent parfaitement l'informatique, la biologie, la physique et les mathématiques.

Depuis 1991, 24 « incubateurs » - pépinières d'entreprises - ont été créés. Ils ont permis le lancement d'un millier de projets, dont plus de 45 % sont devenus de véritables entreprises de haute technologie, où l'on retrouve, outre les « génies » russes, tout ce qu'Israël compte d'inventeurs et d'hommes d'affaires.

Le Pr Shlomo Breznitz fait vingt ans de moins que ses soixante-dix printemps. C'est une publicité vivante pour CogniFit, la start-up qu'il a fondée en 1999. A partir des sciences cognitives, son entreprise a élaboré des tests et des exercices sur ordinateur qui stimulent le cerveau afin, notamment, de ralentir les effets des maladies d'Alzheimer et de Parkinson. En attendant cet usage médical, la méthode CogniFit a été déclinée plus modestement : elle est vendue aux auto-écoles pour évaluer et faire progresser les candidats au permis de conduire.

« Cette aventure, trop bizarre même pour les capital-risqueurs, n'aurait jamais été possible sans la politique d'aides du gouvernement : dix ans de crédit d'impôts parce que la société est installée en Galilée et un demi-million de dollars avancés par l'incubateur Naiot, spécialisé dans le matériel médical », explique Breznitz. Une partie de cet argent est fournie par le gouvernement via le Bureau de la direction scientifique, l'équivalent de notre Anvar, qui alloue chaque année quelque 400 millions d'euros de subventions à des entreprises innovantes. Naiot est l'incubateur le plus performant du pays. A 33 ans, Assif Stoffman en est le patron depuis bientôt quatre ans. Ce jeune homme ne sourit pas. D'ailleurs, ici, on ne sourit guère, comme si tout était trop grave. Il n'est pas jusqu'au traditionnel humour juif qui semble s'être mis en sourdine. Pourtant, Stoffman aurait de quoi se dérider : Naiot a levé 160 millions de dollars et accouché de plus de 40 entreprises viables.

Le secteur des biotechnologies et du matériel médical est un des autres points forts de l'économie israélienne : l'entreprise Teva, qui emploie 13 000 personnes, est ainsi le leader mondial des médicaments génériques. « Nous sommes un pays de serial entrepreneurs », commente Yahal Zilka, le responsable de Magnum Communications Fund, une de ces sociétés de capital-risque qui ont fleuri dans le sillage du boom technologique. « Ici, les gens ont le goût du risque et du mouvement. C'est l'association de la technologie, de l'argent, de la mobilité, d'un système légal favorable, de la volonté de gagner des marchés avec un lien privilégié avec les Etats-Unis qui explique nos succès », renchérit Yoram Oron, qui a créé Vertex, un autre fonds de capital-risque. Israël est le deuxième pays, derrière les Etats-Unis, pour l'importance du capital-risque : 10 milliards de dollars ont été levés entre 1992 et 2002, et 1,5 milliard en 2004 pour la seule haute technologie, plus qu'en France. Plus de 100 sociétés sont cotées au Nasdaq, ce qui place Israël en troisième position derrière les Etats-Unis et le Canada.

Les grandes entreprises américaines ont compris depuis longtemps l'intérêt de s'implanter ici. Au début des années 70, Intel, Motorola, Texas Instruments, IBM, Digital, National Semiconductor et, plus tard, Microsoft ont ouvert leurs premiers centres de recherches en Israël. Ils employaient alors quelques dizaines de chercheurs. Aujourd'hui, ils en font travailler des centaines. Car Israël peut se féliciter de posséder plusieurs universités ou centres d'excellence, comme l'Institut Weizmann, l'université Ben-Gourion ou le Technion d'Haïfa, qui forment de remarquables ingénieurs.

Mais le MIT de l'Etat hébreu, c'est d'abord l'armée. En particulier ses unités high-tech les plus secrètes. Tout le monde passe sous les drapeaux : trois ans pour les garçons et deux pour les filles. Ceux qui entrent dans les unités secrètes signent généralement pour six ans. A 18 ans, une telle expérience marque les personnalités. Elle explique le côté rugueux de la plupart des jeunes Israéliens. On n'apprend pas les bonnes manières dans les casernes. Ni quand on se fait tirer dessus. « Mais on y acquiert une maturité précoce, on apprend à décider vite, à assumer des responsabilités et à faire face au risque. Cela fait des gens très aptes à lancer des affaires », souligne Daniel Rouach, professeur à l'ESCP de Paris et au Technion d'Haïfa.

L'armée sélectionne les meilleurs pour ses centres de recherches et ses unités d'élite. Pendant longtemps, c'était un secret. Mais, aujourd'hui, c'est tout juste si le gouvernement n'en fait pas la publicité pour démontrer aux investisseurs étrangers que le pays a formé les troupes de choc du business moderne. Gadi Mazor, le PDG d'Onset, entreprise spécialisée dans la reconnaissance vocale, ne cache pas qu'il a passé plusieurs années dans la très secrète unité 8-200 de Tsahal. C'est de cette même « université » du renseignement que sont sortis les fondateurs de Nice Systems, société spécialisée dans la numérisation de données. Le patron de la Banque Mizrahi, Yacov Perry, est l'ancien chef du redoutable Shin Bet, la DST israélienne. De 1986 à 1994, son nom était secret d'Etat. Récemment, ce personnage à lunettes noires et crâne rasé a été la vedette d'une émission de téléréalité.

Le business de la sécurité est florissant. Après les vagues d'attentats de la seconde Intifada, les contrôles sont devenus omniprésents : un vigile, qui fouille les sacs, est posté à l'entrée de chaque lieu public. La vigilance est depuis longtemps une seconde nature et un business. Israël exporte ses systèmes de surveillance - caméras, scanners, systèmes d'identification, détecteurs d'explosifs. Des installations vidéo surveillent les rues sensibles, repérant grâce à des programmes informatiques tout ce qui peut ressembler à un comportement anormal. Big Brother veille, et bien peu s'en plaignent.

Mais surtout, le pays a refusé obstinément de céder à la peur. La vie nocturne de Tel-Aviv ne s'est jamais interrompue. En avril 2003, une bombe a explosé dans un bar à côté de l'ambassade américaine, tuant trois jeunes et en blessant une vingtaine. L'endroit, sur le front de mer, est à nouveau plein de monde. Dans le quartier des affaires, au pied des immenses tours de verre qui font des clins d'oeil à Manhattan, on ne compte plus les restaurants chics, japonais ou français. Bien qu'une bombe ait encore fait cinq morts dans un autre night-club, le 25 février, on se bouscule dans ces rues qui ont des allures du downtown new-yorkais.

L'argent, manifestement, ne manque pas. Au moins pour certains. Tous ceux qui applaudissent à la politique « thatchérienne » de Benyamin Netanyahou. Dès son arrivée au ministère des Finances, il y a bientôt deux ans, « Bibi » avait stigmatisé le poids excessif du secteur public (55 % de l'économie) et annoncé son intention de multiplier les privatisations. C'est chose faite pour l'essentiel du système bancaire, les ports, la compagnie aérienne El Al, la majorité du secteur coopératif, bientôt les télécoms et quelques éléments de l'industrie militaire.

« Son agenda a été très clair dès le départ : discipline budgétaire, réduction de l'Etat social au niveau des moyens disponibles, baisse des impôts et transformation des structures pour favoriser le développement d'une économie de marché », explique un de ses proches collaborateurs, Joseph Bachar, directeur général du ministère des Finances. Le déficit a été limité à 4 % par la loi, et les dépenses publiques ne doivent pas croître de plus de 1 % par an. Netanyahou a réussi l'exploit de créer des fonds de pension privés pour les retraites, d'en reculer l'âge (de 65 à 67 ans pour les hommes et de 60 à 65 ans pour les femmes), de réduire le montant des prestations sociales et de... diminuer les salaires des fonctionnaires. La mythique centrale syndicale Histadrout a dû manger son chapeau et accepter le plan de rigueur.

Netanyahou peut dire merci à l'Intifada. Les kamikazes palestiniens et l'état d'urgence créé de facto par le terrorisme ont contribué à faire passer ces pilules amères mais efficaces. La croissance est repartie depuis l'an dernier (plus de 4 % en 2004), la Bourse a grimpé de 100 % en deux ans, le tourisme est en pleine reprise et le chômage - qui reste trop élevé - est repassé sous la barre des 10 %.

Libéralisme, ouverture sur le monde, encouragements à l'investissement, privatisations et développement sans prise en compte des autres pays de la région, le programme de « Bibi » est bien loin du rêve travailliste d'un Shimon Peres qui, naguère, avait évoqué la création d'un « marché commun du Proche-Orient ». « Nous ne pouvons pas élaborer nos plans dans l'attente que les choses bougent », se justifie Joseph Bachar (2).

A Herzlia, banlieue nord de Tel-Aviv, on respire la réussite et l'argent. Les villas des nouveaux riches ne lésinent ni sur le marbre ni sur le kitsch. En bord de mer, des jeunes gens bronzés font du kitesurf. A l'ArCafe - une chaîne de bistrots modernes - comme dans les dizaines de nouveaux lieux qui ont éclos à l'ombre des buildings, jolies filles et jeunes entrepreneurs se croisent autour d'un cappuccino. Kobi Ben-Zvi a l'habitude d'y prendre ses petits déjeuners de travail. Après plusieurs années passées à Austin pour Motorola, cet ingénieur, qui a créé Wintegra, une start-up de semi-conducteurs, avoue qu'il a « été surpris » par Netanyahou. « Mais il a donné la liberté d'entreprendre, ajoute-t-il. C'est important, car il ne suffisait plus de partager la pénurie. »

Certes, mais c'est peut-être là le côté sombre de cette réussite. Israël, à l'image de ses modèles ultralibéraux, devient une société à deux vitesses. A côté des princes de la nouvelle économie, 20 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Certains jeunes soldats ne prendraient pas leurs permissions pour profiter de la nourriture de la caserne. « Un homme sur quatre, 10 % des ouvriers et 600 000 enfants sont pauvres, martèle Efraim Zilony, responsable du secteur économique de la Histadrout. Chaque année, les inégalités s'aggravent. » Même le patron des patrons, Shraga Brosh, admet qu'un « pays aussi isolé qu'Israël ne peut pas se permettre d'avoir près de 10 % de chômeurs ».

Tout cela semble bien étrange à Mme Chavale. A 72 ans, cette kibboutznik de la première heure parcourt, désenchantée et nostalgique, les baraques collectives aujourd'hui désertées du kibboutz Nasholim, au sud d'Haïfa. Dorénavant, les kibboutzniks préfèrent vivre dans des maisons particulières et travailler en dehors de la coopérative. Dans les champs, des immigrés thaïlandais ont remplacé les Palestiniens (3). Une partie des bâtiments ont été réaménagés en motel de luxe, avec 89 chambres louées entre 60 et 190 dollars la nuit.

Mme Chavale admet avec tristesse que l'idéal égalitaire des kibboutz « était peut-être une illusion ». « Il était difficile de traiter à égalité ceux qui travaillaient dur et ceux qui tiraient au flanc. Et compliqué d'accepter les ordres de certains quand on se considérait tous comme égaux. » Aujourd'hui, c'est grâce à cet hôtel et à son « manager » venu du privé que sa retraite est payée à la fin du mois. Et ce que Mme Chavale ne sait pas encore, c'est que Shamir Optical, l'entreprise high-tech d'un autre kibboutz, vient de faire son entrée au Nasdaq.

(1) Acronyme hébreu pour « armée de défense d'Israël ».

(2) Plus brutalement, l'éditorialiste de la revue américaine Atlantic Monthly, Benjamin Schwarz, écrit en mai que le mur a d'abord été « conçu comme un moyen de détacher Israël politiquement et économiquement d'une population palestinienne en croissance et qui s'appauvrit ».

(3) Officiellement, on compte 60 000 travailleurs immigrés en Israël, essentiellement venus d'Asie, mais on estime qu'ils sont deux fois plus nombreux.

Gil Shwed, de l'armée à Check Point

Ses mots crépitent comme les rouages d'une imprimante et il ne cesse de bouger sur son fauteuil comme s'il voulait s'en aller. Sympathique et mystérieux - il ne veut pas dire son âge (probablement 35 ans) -, ce jeune homme évolue dans un univers très secret puisqu'il est le n° 1 mondial des systèmes de sécurité sur Internet.

Comme Bill Gates, Gil Shwed a quitté l'université, trop pressé de réussir pour user ses culottes sur les bancs de la fac. A 12 ans, il décroche son premier job dans l'informatique, mais c'est à 18 qu'il passe aux choses sérieuses : il travaille dans les unités secrètes de Tsahal chargées de sécuriser les premiers systèmes informatiques.

Dès qu'il sort de l'armée, en 1993, il lance sa société, Check Point, avec deux copains, Shlomo Kramer et Marius Nacht. Ce sont eux qui ont inventé les fameux firewalls et tous les systèmes de sécurisation des réseaux informatiques. Un marché en pleine expansion et un succès qui pèse plus de 400 millions de dollars.

Diamants : une ambition de taille

Les immeubles de verre de Ramat Gan abritent le plus grand coffre-fort du monde : la bourse des diamants de Tel-Aviv, avec ses quatre tours, ses mille bureaux, ses cinq banques et ses douanes. Elle a vu le jour au milieu des années 60. En 2004, le marché du diamant représentait environ 20 % des exportations d'Israël (9,2 milliards de dollars pour les diamants polis et bruts, malgré la concurrence croissante des pays asiatiques). Ramat Gan est le premier centre mondial pour le commerce du diamant poli (5,5 milliards de dollars) et ambitionne de devenir la première place pour tous les diamants, devant Anvers, Londres et Johannesburg. Pour atteindre son objectif, l'Etat hébreu essaie d'avoir un plus grand accès à la production des pierres brutes, dont le commerce est dominé par le groupe De Beers. C'est donc, en Afrique et en Russie, l'occasion de grandes manoeuvres où se profilent nombre d'aventuriers, sur fond d'histoires dignes des meilleurs romans.

Zones de contacts

Pour encourager la coopération entre Israël et ses voisins, les Etats-Unis ont inventé les qualified industrial zones (QIZ). Ces zones industrielles implantées d'abord en Jordanie (depuis 1998), puis en Egypte, autorisent les exportations vers les Etats-Unis sans paiements de droits de douane, à condition que les produits incorporent au moins 11,7 % d'apports israéliens. Résultat : les exportations jordaniennes vers les Etats-Unis sont passées de 20 millions de dollars en 1997 à 1 milliard en 2004. L'accord avec l'Egypte a été signé le 14 décembre dernier. Plus de 400 entreprises sont d'ores et déjà concernées. Grâce aux QIZ, les exportations égyptiennes vers les Etats-Unis pourraient doubler en deux ans. « Les avions entre Israël et l'Egypte sont à nouveau pleins », assure Yair Shiran, responsable du programme au ministère israélien de l'Industrie. Depuis la signature de l'accord, deux manifestations ont eu lieu en Egypte. Non pour dénoncer l'« ennemi sioniste », mais pour réclamer l'installation de QIZ supplémentaires...

Bernard Poulet


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 Sujet du message:
MessagePublié: 21 Juin 2005, 21:15 
TRES IMPORTANT POUR LES JUIFS VENANT DES PAYS ARABES (par rapport à Israël)

le 21-06-2005 par


Sous l’égide de la WOJAC (Organisation mondiale des Juifs originaires des pays arabes), et à l’invitation du CRIF, un symposium international de la JJAC (Justice for Jews from Arab Countries), s’est tenu à Paris, le 6 juin dernier. Animée par Stanley Urman, directeur exécutif de la JJAC, cette importante réunion a eu lieu en présence de S.E. Nissim Zvili, ambassadeur d’Israël en France, et de Madame Dina Sorek, ministre délégué auprès de l’ambassade.
Seize représentants venus des États-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne, d’Israël, de Belgique, d’Italie et de France se sont retrouvés pour lancer une campagne mondiale de sensibilisation à la question des « réfugiés oubliés », à savoir les Juifs qui ont quitté les pays arabes, souvent dans des conditions difficiles et dans le dénuement le plus complet et dont une grande partie a été accueillie en Israël.
Les participants sont convenus d’instituer un « mois des réfugiés juifs des pays arabes» en mars 2006, période au cours de laquelle les communautés juives du monde entier seront notamment amenées, par le biais d’actions diverses, à « raconter l’histoire de la dépossession et de l’expulsion des communautés juives en terres arabes avant et après la création de l’État d’Israël », « mettre en valeur le rôle particulier joué par l’État d’Israël dans l’intégration des Juifs des pays arabes » et à « répandre le message selon lequel la réparation de l’injustice faite aux Juifs des pays arabes est une partie intégrante et inséparable de la résolution du problème des réfugiés du Moyen-Orient et une pré condition au règlement final du conflit israélo-arabe ».
Le CRIF, qui a décidé de prendre une part active aux travaux de la JJAC, était représenté par Jean-Pierre Allali, membre du Bureau Exécutif


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 Sujet du message: LES PORTES DU SOLEIL
MessagePublié: 01 Mai 2006, 19:25 
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Enregistré le: 01 Jan 2006, 14:28
Messages: 234
LES PORTES DU SOLEIL

Pour construire ce pays sous le soleil brûlant
Dessiner des chemins, des villes ,des bois, des champs,
Il fallait à genoux, la sueur à nos reins,
Arracher, à la terre, les pierres de nos mains.

Et voilà qu’à cette heure,
De nos doigts écorchés
le sang de notre labeur
N’est pas encore séché,
Et certains aimeraient voir,
Avec obstination,
Le fruit de nos espoirs
Mis au ban des Nations.

**
Le sable du désert fut pour nous tant de graines
Que nous fîmes fleurir sous l’assaut de nos peines.
Rescapés de la mort, animés par l’Esprit,
Par l’effort de nos corps nous avions donné vie
Aux marécages fétides, aux terres désolées.
Faut-il le dire encore ? Nous n’avons rien volé !.


Parfois étions poètes ,
Mais trop souvent guerriers,
Survivants des tempêtes
En ce lieu rassemblés.
Sur la terre des ancêtres
Nous étions revenus
Et j’en vois qui projettent
Que nous ne soyons plus :

Ils s’acharnent à la perte,
Eux, qui ne savent fleurir.
A la vie qui veut naître
Ils préfèrent détruire…
Et choisir le mensonge.
Et tuer des enfants.
Et la haine qui les ronge
S’abreuve de notre sang.

Puisqu’il nous faut des armes
Aux cotés des charrues,
Qu’il nous faut les fusils
Que nous ne voulons plus,
Parmi nous les poètes
Resteront des guerriers-
Et défendront la terre
Et ceux qui y sont nés.

****
Pour construire ce pays sous le soleil brûlant
Dessiner des chemins, des villes ,des bois, des champs,
Nous demeurons debout, la sueur à nos reins,
Mais nous voyons la terre, pleurer sur nos chagrins.

F.P.


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 Sujet du message: sans doute hors sujet
MessagePublié: 05 Mai 2006, 22:22 
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Enregistré le: 01 Jan 2006, 14:28
Messages: 234
histoire de donner à quelques uns l'idée de s'abonner à Metula News Agency

http://www.menapress.com

Confirmation du plan : ''Etrangler le Hamas'' (info # 010505/6)
Par Sami El Soudi
Friday 05 May [13:12:00 BST]

Metula News Agency

Sous Abbas, nous recueillions la sympathie du monde entier et désormais, mépris. Quel régime sensé, il est vrai, voudrait traiter avec des dirigeants qui prônent ouvertement le génocide de leurs voisins et qui refusent le principe même de la paix ? (Ismaïl Hanya, 1er ministre de l'AP)

En janvier dernier déjà, je vous révélais le plan que m’avait communiqué, le soir même de la victoire électorale du Hamas, un responsable des services de Sa Gracieuse Majesté [lire Le Hamas n’est pas une bande de joyeux campeurs]. Vous étiez ainsi, chers lecteurs, les premiers à découvrir le talon d’Achille de ce gouvernement palestinien composé exclusivement de membres du mouvement de la résistance islamique : l’argent, l’aide internationale, dont notre Autonomie est entièrement dépendante pour son fonctionnement. Je vous avais parlé des 150'000 fonctionnaires qui cesseraient sous peu de percevoir leur salaire et du chaos qui s’ensuivrait.

On y est, ils n’ont pas touché leur traitement du mois d’avril ni celui de mars. Sous le règne du Fatah, on avait, grossièrement croqué, un tiers des Palestiniens qui vivait grâce au système totalement corrompu, un autre tiers qui survivait en tentant de travailler, et un dernier tiers qui dépendait entièrement de l’aide internationale pour subsister. Désormais plus rien. Ce n’est pas encore la famine, mais c’est déjà la disette, et cela empire de jour en jour.

L’autre problème c’est que, contrairement aux règles du fameux jeu d’enfants des "gendarmes et des voleurs", dans la réalité, on n’interchange pas les rôles aussi volontiers et simplement. Hier, les miliciens du Fatah représentaient l’autorité et s’opposaient à la mainmise des islamistes armés sur le territoire, aujourd’hui, les membres du Fatah refusent d’entrer dans la peau des voleurs et empêchent le transfert de l’autorité aux gendarmes du Hamas.

Le Hamas n’a pas les ressources militaires pour mettre le Fatah au pas ni pour imposer sa loi au président Mahmoud Abbas. Si c’était une partie d’échecs, on dirait qu’on est en situation de pat. Sauf qu’aux échecs, après un pat, la partie s’arrête et on range les pions, alors qu’ici, on continue à vivoter, sans savoir quel roi il faut saluer et en constatant que notre situation se détériore presque d’heure en heure. Nos villes sont soumises aux bandes armées, qui s’affrontent, pillent et rançonnent, en prenant soin de réserver une part négligeable de leurs actions contre Israël, afin de légitimer leur violence.

De fait, Hamas est tombé dans son propre filet et est devenu prisonnier de sa victoire aux élections parlementaires. Pensez, l’organisation s’abstient totalement d’entreprendre des actions terroristes frontales contre l’ennemi sioniste. La raison en est qu’au moindre assassinat collectif d’envergure, les Hébreux auraient le loisir de frapper les ministres où ils le désirent. Y a-t-il meilleure adresse, meilleure cible que le bâtiment du parlement, que le bureau du premier ministre ?

Alors le Hamas ne touche pas à Israël. L’attentat de l’ancienne gare routière à Tel-Aviv a été commandité par le Djihad Islamique, mais au reste, l’Etat hébreu passe, depuis l’accession des islamiques au pouvoir, l’une des périodes les plus calmes depuis le début de la seconde Intifada.

Et, pour ne rien arranger, l’équipe Olmert, durant l’intérim qu’elle assumait depuis la maladie d’Ariel Sharon, s’est montrée très efficace, tant au plan diplomatique qu’au plan militaire. Chaque nuit, en effet, Jérusalem envoie ses soldats arrêter des terroristes dans leurs lits. Certaines nuits, les interpellations se font par dizaines d’individus. S’ils font mine de résister, ce qui est rare, les soldats tirent, sinon, après un jugement devant une cour militaire, ils s’en vont grossir le lot des milliers de terroristes emprisonnés dans les geôles israéliennes.

Si vous cherchez la "résistance" palestinienne, c’est là que vous la trouverez. Ses meilleurs stratèges, ses artificiers les plus doués et ses commandants ne sont plus dans les territoires de l’Autonomie mais dans les prisons de l’adversaire.

De plus, le renseignement de Tsahal se rapproche du point d’efficacité absolue. Les réseaux terroristes se raréfient et sont de plus en plus médiocres. Et tout Palestinien de Cisjordanie sait parfaitement que s’il trempe dans l’organisation ou la réalisation d’un assassinat collectif, il sera appréhendé quelques jours plus tard et sa maison familiale sera dynamitée ou aplanie au bulldozer.

Politiquement aussi, l’Autorité sous contrôle du Hamas est prise en otage. Quel retournement de situation ! Sous Abbas, nous recueillions la sympathie du monde entier et désormais, mépris. Quel régime sensé, il est vrai, voudrait traiter avec des dirigeants qui prônent ouvertement le génocide de leurs voisins et qui refusent le principe même de la paix ?

Cela est en train de nous coûter cher. Si Sharon avait promis qu’il ne procéderait pas à un désengagement de type Gaza sur la Rive occidentale, Olmert, lors de son discours d’investiture de jeudi à la Knesset, en a fait son manifeste. Grosse menace : si l’on ne reconnaît pas les traités signés avec Israël et son droit à l’existence, si l’on ne négocie pas un règlement de paix définitif avec l’Etat hébreu, ce dernier tracera lui-même la frontière. Remarquons ici la subtilité de ce que l’on devrait déjà appeler le plan Olmert-Bush : Israël et les USA n’excluent pas le gouvernement Hamas de la cruciale négociation suivant la Carte Routière, ce, en dépit de la profession de foi sans cesse réaffirmée par ses leaders visant à la destruction de l’Etat hébreu. Non, au contraire, tant Ehoud Olmert que George Bush invitent sans cesse le gouvernement Hanya à se plier aux exigences internationales et à rejoindre la négociation. George W. Bush a réaffirmé ce principe, le même jour qu’Olmert : "Les USA ne dérogeront pas à leur engagement pour la sécurité d’Israël et n’entretiendront aucun contact avec les leaders du Hamas au gouvernement palestinien jusqu’à ce que ce groupe milicien reconnaisse Israël".

C’est vraiment très habile, pour une fois, ils donnent aux islamistes le choix entre deux variantes : celle de mourir étouffés financièrement d’ici au début de l’automne, au plus tard, avec leur dogme génocidaire pour leur tenir compagnie dans leurs bières, ou celle de se pacifier et d’abandonner le terrorisme. Dans le second cas, et cela fait partie du plan Washington-Jérusalem-Londres… et Berlin (qui, avec l’avènement de la chancelière Merkel, désire reprendre sa place dans l’axe atlantiste), Israël se retrouverait en face de deux organisations – Fatah et Hamas – toutes deux décidées à appliquer la solution des deux Etats pour deux peuples. Les opposants palestiniens à la paix seraient alors marginalisés au point de ne plus peser d’aucun poids.

Et il n’y a pas que les mots qui sonnent l’alarme, la réalité est visible sur le terrain. Tout d’abord, Jérusalem déconnecte graduellement tous ses liens avec l’Autorité Palestinienne. Ainsi a-t-elle déjà mis un terme à toutes les formes de coopération sécuritaire entre les deux entités. Olmert a donné ordre de fermer les points de passage entre son pays et Gaza au moindre indice annonçant l’imminence d’un attentat ; de ce fait, les marchandises et l’aide internationale passent au compte-gouttes et Gaza suffoque. Au point que nos forces de police ont déjoué, ces dernières semaines, deux attentats qui prenaient pour cibles ces postes de transit, faisant exploser des voitures piégées avant qu’elles ne les atteignent. Ce n’est évidemment pas d’Egypte que viendra la solution à nos problèmes d’échanges : d’une, les Egyptiens sont encore plus pauvres que nous, de deux, ils se doutent que le Hamas participe, avec d’autres filiales des Frères musulmans, aux attentats contre les touristes dans le Sinaï et de trois, ils fuient comme la peste l’exemple donné à leur population par la faoda régnant à Gaza. Ce, à l’instar d’ailleurs de toutes les capitales arabes, bien entendu.

Ensuite et surtout, il y a le mur ! Tel un serpent dont la queue s’allonge d’heure en heure, tout le monde comprend que, malgré les discours et les dénégations, à moins de parvenir rapidement à une paix négociée, cette barrière de béton marquera la frontière unilatéralement décidée dont parle Olmert dans ses interventions. Allez ensuite faire bouger cette muraille… Même si, dans les années à venir, un gouvernement pragmatique remplaçait chez nous le Hamas ; même si Israël acceptait de rediscuter – contre un accord de paix définitif – le tracé final de la frontière, nos négociateurs se heurteraient à un fait accompli de taille, et il leur faudrait faire preuve d’infiniment de persuasion pour faire bouger la barrière de quelques kilomètres.

Tout ce qui précède, Mahmoud Abbas l’a parfaitement compris, qui déclare chaque matin qu’il est prêt à reprendre la discussion sur la base de la Road Map à n’importe quel moment. Certes, mais comme me l’a justement soufflé Stéphane Juffa à l’oreille : "négocier une solution avec Abbas, c’est comme négocier l’achat d’une cargaison de riz avec quelqu’un qui n’en a pas à vendre. A tous les coups on perd. Finalement, on le paie, mais lui n’a rien à vous livrer". Je ne peux qu’acquiescer : même si je tiens le président pour un être intelligent, éduqué et correct, il faut bien reconnaître qu’il n’a jamais eu le moindre grain de riz à vendre.

Le succès de la stratégie contenue dans cet article tient en une seule clé : la capacité de ses applicateurs à empêcher l’aide financière internationale de parvenir entre les mains du Hamas. Si le robinet s’ouvre, l’Autorité sous contrôle islamique pourra se pérenniser, pour constituer finalement un nouveau chaînon géopolitique du fameux axe du mal, réduit désormais à Damas et Téhéran. Sinon, le scénario que je dessine se réalisera.

L’Autonomie version Hamas n’a pratiquement aucune chance de s’en sortir, et ce pour plusieurs raisons complémentaires : A) Personne n’est prêt à lui fournir le milliard de dollars annuel dont elle a besoin, au grand minimum, pour survivre. Les Etats arabes désirent eux aussi qu’elle se noie. B) Aucune banque, y compris les banques arabes et même les banques palestiniennes n’est prête à acheminer les quelques fonds disponibles à l’AP, de crainte des sanctions américaines. Il est vrai que n’importe quel établissement bancaire sur la planète soumis à un boycott financier US n’a plus qu’à fermer ses portes. C) Bush tient solidement le cap, il en a fait une affaire de stratégie. Il ne permettra pas que de l’argent parvienne à l’Autorité, tant que le Hamas la dirigera, ou n’aura pas modifié ses objectifs déclarés.

Les Etats-Unis viennent d’ailleurs de rejeter catégoriquement une proposition formulée par une commission du parlement européen visant à transférer les fonds au président Abbas en lieu et place du gouvernement en fonction. Une initiative téléguidée par la France chiraquienne, jouant à la grande naïve, et décidément hantée par le syndrome de Fachoda.

Washington a également mis son veto à une seconde proposition, adressée par la Grande-Bretagne, la Ligue Arabe et la France et à une troisième, soumise par une mosaïque d’organisations humanitaires. Toutes ces démarches contenaient des descriptions de mécanismes censés assurer que les fonds ne parviendraient pas au Hamas. Tous alertaient l’Amérique de ce que la santé de notre population, et surtout de nos enfants, commençait à se détériorer du fait de la pénurie. Mais ces arguments n’ont pas dissuadé la Maison Blanche de mener son plan à terme.

S’il y a une chose de sûre, c’est que nous allons en baver encore et subir la punition d’avoir préféré la déraison islamiste à la corruption omniprésente. Nous souffrons à nouveau pour rien, et faute d’un effondrement rapide du Hamas, sans bain de sang, nous allons, vous l’aurez compris à la lecture de mon article, perdre ce qu’il nous reste, c'est-à-dire presque rien.

Nous sommes un peu comme un patient qui attend de se faire arracher une dent sans anesthésie. Mais que c’est dur…


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MessagePublié: 14 Mai 2006, 12:45 
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We took pride in her oh-so-Israeli beauty in the television series “Ramat Aviv Gimmel”, but her luscious ripeness (which carries a tinge of sexiness) has also been discovered by the Americans. Now she lives in LA, and slowly finds her way onto television. Her feline beauty screams out – “I am not blonde!”, and thank God for that. Her hobbies, according to Wikipedia, are “painting, reading, riding and pets.”


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 Sujet du message: Diplomatiquement culturel
MessagePublié: 20 Mai 2006, 20:57 
Bouldingue
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Caroll Azoulay pour Guysen Israël News

http://www.guysen.com/articles.php?sid=4574

Vendredi 19 mai 2006 à 09:01


DIAPORAMA ICI

Après avoir essuyé de nombreux revers diplomatique, la France aurait-elle décidé de changer de stratégie pour conquérir le cœur des Israéliens ?

C’est la question que l’on peut légitimement se poser au vu des gigantesques moyens mis en œuvre à l’occasion de la saison culturelle française en Israël, 'Voila !'.


Conçu par la France comme une véritable stratégie de conquête culturelle, ce printemps français a un seul objectif : "que les Israéliens disent que les Français sont sympas et que les Français disent la même chose des Israéliens" a expliqué à plusieurs reprises l’ambassadeur de France en Israël, Gérard Araud.

Ce dernier, en fonction en Israël depuis près de trois ans, a effectivement compris, parfois à ses dépens, que les Israéliens avaient une mauvaise image de la France. Une image qui s’est détériorée au fil des déclarations officielles, des reportages tronqués et des gaffes de certains de ses diplomates…

Une image qui s’est vite transformée en une réputation. Alors puisque conformément à l’adage selon lequel "on met une vie à construire une réputation et une minute à la détruire", la France a cessé de tenter de réparer sa réputation et a décidé d’attaquer sur un autre front.

Celui de la culture, du plaisir et du bonheur.

Ce bonheur évoqué par Abraham B. Yehoshoua dans le livret d’information consacrée à la saison française et qui, selon l’écrivain israélien serait une notion très 'frenchie' dont les Israéliens doivent s’inspirer : "Il me semble que, exemples singuliers parmi tous les peuples, les Français légitiment constamment l’idée du bonheur chez l’homme. Ils y travaillent, l’estiment possible, reconnaissent l’avoir trouver. Le peuple juif - dont la souffrance n’est pas seulement l’essence historique mais aussi parfois "la vocation", et même, si vous me le permettez, la "jouissance" se doit, tout particulièrement en Israël, d’apprendre des Français cette légitimité du bonheur, son importance et ses possibilités".

Une opinion qui n’engage que son auteur mais dont il n’est pas exclu que les Français se soient inspirés pour construire "Voila !", un plan destiné à conquérir l’opinion israélienne par le biais du bonheur. Plus d’une trentaine d’évènements, de concerts, d’expositions, de spectacles, tous de très haute qualité, rythmeront en effet l’été israélien 2006.

"Nous avons réussi à rétablir un dialogue politique confiant. Il s’agit maintenant pour les deux opinions publiques de se retrouver pour un dialogue serein", a expliqué l’ambassadeur de France en Israël, Gérard Araud, lors d’une rencontre avec la presse au consulat de France à Jérusalem.

"Avec cette saison culturelle française, les peuples israéliens et français témoignent de leurs liens historiques. Ils offrent un symbole chaleureux et puissant nourri par la proximité de la communauté juive de France, mais aussi par les centaines de milliers de franco Israéliens et de francophones installés sur la Terre d’Israël. Ce printemps français est donc pour nous l’occasion de réaffirmer et de renforcer ce lien profond entre nos deux pays, et surtout entre nos deux peuples. Il nous donne aussi la possibilité de saluer tout ce que représente Israël pour nous français. Un pays marqué par des traditions les plus anciennes mais aussi un pays profondément ancré dans la modernité. Un pays jeune, né de l’histoire tragique vécu par le peuple juif, mais un pays qui a su, en moins de 60 ans, s’inscrire dans la communauté des nations et prendre toute sa part dans tous les grands projets scientifiques et techniques du siècle passé " a déclaré Philippe Douste-Blazy, venu spécialement en Israël à l’occasion du lancement de la saison.

Qualifiant cet évènement "de fruit d’un travail de longue haleine pour les retrouvailles entre nos deux démocraties", scellées par la visite à Paris du Premier ministre israélien Ariel Sharon, en juillet 2005 après quelques années marquées par une tiédeur diplomatique entre les deux contrées, Gérard Araud, massivement soutenu par l’Association française d’action artistique et des investisseurs privés, n’a pas lésiné sur les moyens.

800 000 euros (dont 250000 issus de fonds privés) ont en effet été consacrés à cette opération de séduction grandeur nature qui a débuté par un somptueux feu d’artifice offert sur la plage de Tel-Aviv (retransmis en direct par Guysen Israël News) qui a rassemblé près de 350 000 personnes, et donné lieu à l’un des plus importants embouteillages que le pays ait connu selon la presse locale…

Un embouteillage qui incitait le chroniqueur d’une grande radio israélienne à s'essayer à un humour douteux le soir même : "Les Français veulent que les Israéliens les aiment, mais je crains qu’après cet embouteillage mémorable, ils ne les détestent encore plus…"

Une méchante blague qui n’aurait pas fait plaisir à l’ensemble du personnel diplomatique mobilisé depuis de long mois pour que l’événement se déroule à la perfection, mais qui témoigne également de l’importance à œuvrer dans le sens d’un rapprochement de deux peuples fragilisés par de nombreuses brouilles depuis 1967. D'autant que la préparation et l'organisation incombait sur ce point à la mairie de Tel-Aviv. Il est donc quelque peu dommage que les médias israéliens aient rejeté la faute de ces embouteillages sur la France. Fait d'ailleurs confirmé par un haut fonctionnaire des services de police qui a déclaré qu'ils avaient très mal appréhendé l'ampleur du spectacle et qu'ils étaient [la mairie et la police] responsables de ce bouchon géant qui a paralysé Tel-Aviv pendant plusieurs heures.

À la lumière des cieux, a succédé ensuite la lumière des étoffes savamment dessinées par Christian Lacroix. L’exposition 'Dialogue' qui propose une soixantaine de modèles du grand couturier français a été inaugurée par Philippe Douste-Blazy et Gérard Araud en présence de centaines d’Israéliens avides de contempler le chic si typique de la haute couture française.

Car, et là réside le paradoxe, si les Israéliens font souvent la grimace lorsqu’ils entendent parler les hommes politiques français, ils affichent toujours un large sourire dès qu’on leur parle littérature, parfums, mode ou artistes français. Le succès de la saison du cinéma français en est le meilleur exemple ainsi que le taux de fréquentation record annuel des Israéliens dans les salles de cinéma présentant des films français.

Et c’est justement ce paradoxe que le service culturel français a brillamment exploité pour marketer l’image de la France.

Jouant sur la corde sensible de l’art et de la culture dans un pays particulièrement réceptif à ces domaines, la France, via son ambassade en Israël, semble aujourd'hui vouloir dire aux Israéliens : "nous nous aimons culturellement, pourquoi ne pas nous aimer politiquement ?"

Une problématique intéressante mais qui soulève des enjeux d’une dimension radicalement différente.

Il est en effet fort improbable que l’amour indéniable qui unit Israël et la France se concrétise par un mariage politique.

Les divergences d’opinion, de stratégies politiques et d’intérêts feront toujours planer une ombre sur cette union tant espérée mais irréalisable dans les faits.

Pourtant, il ne faut pas minimiser l’influence que pourrait avoir le renforcement des partenariats culturels, scientifiques et commerciaux sur la nature de la relation binationale.

En effet, plus les liens dans ces domaines seront assurés et amplifiés plus le dialogue sera ouvert et décomplexé.

Et la France et Israël, à l’instar de vieux amis d’enfance qui ne partageraient pas les mêmes opinions politiques, pourraient enfin échanger leurs idées sans pour autant craindre de rompre une union rendue enfin sacrée par l’importance et la qualité de leurs échanges dans différents domaines.

Car finalement, et comme l’ont indiqué les deux ministres des Affaires étrangères réunis lors de l’inauguration à Jérusalem de l’exposition des 'Tentes de la Paix' conçue par Clara Halter, la France et Israël ne recherchent que la paix.

"Il n’y a pas de peuple au monde qui aspire plus à la paix que le peuple d’Israël. Si nous aspirons à la paix ce n’est pas pour être politiquement correct ou être admis au club des nations. La paix fait partie de nos valeurs essentielles. Elle est une inspiration basique du peuple juif. La paix est une des raisons de vivre du peuple juif. C’est notre vision que d’œuvrer pour la paix et la coexistence pour aujourd’hui et pur les générations à venir" a dit Tsipi Livni.

" La paix plus encore ici qu’ailleurs est affaire de culture mais aussi de courage. Des hommes d’état tel que Itzhak Rabbin, Ariel Sharon ou Shimon Pérès l’ont montré. Nous devons tous ici être impatients et résolus à faire avancer les perspectives d’une paix solide et durable au Proche-Orient. La paix n’est jamais acquise, elle est toujours conquise. Sa recherche inlassable doit se nourrir de la volonté et de l’engagement permanent" a conclu Philippe Douste-Blazy.

Si certains, alourdis par un passif amer, doutaient encore de l’objectif commun à Israël et la France, la saison "Voila !" devrait contribuer à les en convaincre…

http://www.voila.org.il


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MessagePublié: 21 Mai 2006, 20:57 
Africanus Rex
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La France et Israël, la honte de l'abandon du second par la première, même la Chine est aujourd'hui plus proche de l'état hébreu que cette France désolante.
Qui ose imaginer ce que c'est que de tenir à 6 à 7 M seulement au coeur d'un environnement aussi hostile?
Imaginez le rapport numérique incommensurable 6/7M et 300M d'arabes et si l'on étend 1400M de musulmans, dont une notable partie endoctrinée et fanatisée.
Ils ont acquis en ce domaine une expérience tellement unique que même Erevan(Arménie) à fait appel à des conseillers israëliens pour améliorer sa sécurité en cas de nouvelle menace azérie.
Certes, il ya encore plus petit , Malte, mais la mer est autour et il peut(vraiment?) compter sur l'OTAN si Khadafi voulait s'emparer du caillou devenu membre de l'UE.

Alors oui , qu'Israël "celui qui combat avec Dieu" tienne bon.

_________________
VIS ET HONOR
-Ne pas subir
-Frapper l'ennemi c'est bien. Frapper l'imagination c'est mieux (deux maximes attribuées au Maréchal de Lattre de Tassigny)


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MessagePublié: 25 Mai 2006, 13:06 

Enregistré le: 01 Mai 2006, 15:35
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De la possible perversion de certains principes pourtant grands et nobles.

Voici un article qui a le mérite de rafraîchir la mémoire et, par les temps qui courent, d’aiguillonner nos esprits.

http://www.guysen.com/articles.php?sid=4584


ISRAEL : ULTIME VICTIME D’UN PRINCIPE MEURTRIER.

Par Sydney Touati pour Guysen Israël News

Lundi 22 mai 2006 à 00:55

La Déclaration des « droits de l’Homme et du citoyen » du 26 août 1789 définit les droits inaliénables de la personne humaine, le but de toute association politique et les limites des différents pouvoirs.

Dans les pays démocratiques on assiste à un développement exponentiel du droit en général et des droits de l’Homme en particulier. Aux droits « naturels et imprescriptibles » (article 2 de la Déclaration) se sont greffés une multitude de droits : droit au travail, au logement, à l’accès aux soins, à l’enseignement etc..
Mais la théorie des droits de l’homme a également connu un développement au plan international en donnant naissance à l’un des principes les plus fameux, celui des « droits des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
La mise en œuvre de ce principe généreux demande de respecter les droits fondamentaux attachés à la personne, de disposer des moyens matériels et humains nécessaires à la mise en œuvre pratique de la volonté politique, et d’être capable de formuler une volonté qui soit l’expression de la volonté générale.

Lorsque Lénine s’empare de ce principe pour en faire l’axe de la 3ème internationale communiste, il prend soin de le désarticuler de sa base juridique, à savoir les droits fondamentaux de la personne.
Vidé de son contenu juridique, ce principe devient une arme idéologique et politique au service de la haine des systèmes bourgeois. C’est essentiellement au nom de ce principe que les anciennes colonies accèderont à « l’indépendance » après une phase de lutte plus ou moins violente.

Que sont devenus les peuples libérés au nom de ce principe ? Ont-ils réellement pu « disposer d’eux-mêmes » une fois les vieilles puissances coloniales « vaincues » ?

En 1952, l’ONU adoptait une résolution sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
En 1955, au terme de la conférence de BANDOENG, des Nations afro-asiatiques déclarent « approuver entièrement les principes fondamentaux des Droits de l’homme, tels qu’ils sont définis dans la Charte de l’ONU (…) et appuyer entièrement le principe du droit des peuples et des nations à disposer d’eux-mêmes tel qu’il est défini dans la Charte (…) ».

Parmi les pays « libérés » au nom de ce principe, on trouve (entre autres) :
-le Pakistan, l’Afghanistan, le Cambodge, l’Ethiopie, l’Iran, l’Irak, la Libye, l’Arabie Saoudite, le Soudan, la Syrie, le Yémen, etc.
La main sur le cœur, tous les délégués ont affirmé qu’ils entendaient respecter la Charte des Nations Unis sur les droits de l’homme…on sait ce qu’il est advenu de cet engagement…

Comment expliquer l’échec cuisant de la mise en œuvre de ce principe ?

Le philosophe français Alain avait parfaitement saisi le caractère fallacieux et mensonger de ce principe.
Face au manifeste que lui adresse Barbusse et qui proclame « le droit des peuples, de tous les peuples, à quelque race qu’ils appartiennent, à disposer d’eux-mêmes. » Alain a cette réflexion : « Ce principe est un monstre à mes yeux, et la source de toute guerre. » (Alain, « Propos sur les pouvoirs » folio essais éd. Gallimard1985, page289 et s.)

Alain dénonce avec lucidité le potentiel de violence que contient ce pseudo principe, ce monstre, pour reprendre son expression qui a eu pour effet de mettre la moitié de la planète à feu et à sang, précipitant les peuples « libérés » dans les fers de dictatures sanglantes !

« Je crois, ajoute Alain, que le droit d’un peuple à disposer de lui-même est aussi chimérique et redoutable que ce droit abstrait et informe invoqué par l’anarchiste conquérant. Mais j’y vois quelque chose de pire, c’est qu’en un peuple inorganisé, qui n’a pas encore en lui-même le droit réel, l’affirmation est laissée à quelques individus entreprenants, devant une masse qui voit ses travaux interrompus, ses moissons brûlées, et en un mot qui perd aussitôt les droits réels dont elle jouissait… »
L’histoire nous montre qu’Alain avait totalement raison et que la tyrannie est presque toujours la résultante de la mise en œuvre de ce principe monstrueux.
On constate, qu’à de rares exceptions, les peuples n’ont été libérés de la tutelle coloniale que pour être enfermés dans des fers encore plus redoutables, ceux forgés par les « libérateurs » FLN et autres partis du même acabit.
La théorie du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », soubassement de la politique Onusienne, loin de permettre aux dits peuples d’accéder au droit, semble les en écarter.
Cette théorie qui a renoncé de facto à être fondée sur le droit, est en réalité un principe guerrier qui ne repose que sur l’usage de la contrainte et de la force. Sous couvert d’un droit, on a en réalité autorisé les dictateurs à disposer de « leur » peuple.
En réalité, si cette théorie a pu tromper le monde, c’est qu’elle est un pur sophisme. Elle n’est pas fondée sur le droit, mais utilise le droit comme un prétexte justifiant par avance la violation de tous les droits attachés aux personnes et aux citoyens. (Il suffit de constater le sort réservé à la ubuesque Commission des droits de l’homme de l’ONU pour mesurer l’importance que cet organisme accorde aux véritables droits de l’homme !).
On a fait comme si il y avait du droit là où ne régnait et ne règne que l’usage de la force et de la contrainte.
Ce principe, tel qu’il a été appliqué dans la majorité des cas jusqu’à ce jour par les différents mouvements de libération nationale accédant au pouvoir, loin d’exprimer une défense des droits de l’homme, en est l’exacte négation.
L’ONU, en dépit d’affirmations grandiloquentes, est dans les faits, restée prisonnière des positions léninistes. L’apologie des droits de l’homme n’est que de pure forme. Se contentant de valider une pseudo légalité, elle a cautionné non seulement le renfermement de très nombreux peuples, mais a fermé les yeux sur d’ignobles massacres, les dictateurs de tous bords pouvant disposer de « leur » peuple à leur guise avec la bénédiction tacite de la communauté internationale. On l’a vu avec le régime des Talibans comme avec celui du Soudan et les massacres du Darfour.
Sa mise en oeuvre aboutit d’ailleurs à un curieux paradoxe : Israël, la seule démocratie existant au Moyen-Orient et qui, elle, est fondée sur le respect des principes fondamentaux du droit, est condamnée. Cela a même été, jusqu’à l’évacuation de Gaza, une sorte d’idée fixe onusienne !
Israël violerait le sacro-saint principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes en opprimant le peuple palestinien, ce qui autoriserait ce dernier à lui faire la guerre en faisant usage de tous moyens, y compris le terrorisme de masse.
Nous montrerons dans un prochain article que la brève histoire de cette lutte des soit disant dirigeants du peuple palestinien pour sa soit disant libération n’est en réalité qu’un processus de renfermement dans un délire idéologico religieux qui le précipite chaque jour un peu plus hors de la sphère du droit, c’est-à-dire dans celle de la violence et du chaos…

Ce que décrit Alain s’est malheureusement réalisé.
En tout premier lieu, les dirigeants arabes ont interdit au peuple palestinien de travailler normalement, de commercer, de vivre etc.. Ceux qui ont voulu transgresser ces interdits ont été exterminés et sont aujourd’hui encore menacés voire assassinés.

En les privant de cette liberté fondamentale, ces dirigeants les privent de toute indépendance individuelle et partant de tous droits, créant ainsi dans la population concernée, une immense frustration. C’est là la source majeure de la violence qui agite ce peuple et que l’on imputera à Israël ! Comment veut-on qu’une population asservie puisse donner naissance à un peuple libre capable de vivre et de faire la paix ?
La stratégie de suppression des droits fondamentaux attachés à la personne humaine est une constante des mouvements dits de « libération nationale » d’inspiration marxiste. C’est une stratégie classique mise en œuvre par tous les apprentis dictateurs de la planète pour qui ces droits fondamentaux sont purement « formels » et « bourgeois » ! L’invariant structurel de ce programme tient en deux phrases : d’abord asservir le peuple, l’aliéner, le priver de tout droit et ensuite, une fois bâillonné, mutilé, réduit à une unité fondée sur la terreur, le « délivrer » de l’ennemi !

Les palestiniens hélas, n’échappent pas à ce scénario. Etant maintenu en dehors de la sphère du droit par la plupart de ses dirigeants, ils vivent de ce fait dans la violence permanente. Violence, qu’une habile et permanente propagande, oriente contre Israël.

Ce peuple, qu’à coup de milliards de dollars le monde entier s’évertue à vouloir ériger en nation et en Etat indépendant, (à supposer qu’il soit composé d’hommes libres, jouissant de tous les droits nécessaires au libre jeu politique, ce qui, compte tenu du désordre qui règne dans les territoires que ses dirigeants « contrôlent » est loin d’être acquis…), a produit une souveraineté contradictoire : il a porté à sa tête le président d’une « autorité palestinienne » dont la caractéristique majeure est d’être dénuée de toute autorité et est gouverné par une organisation terroriste, le Hamas.

Ce peuple a une autre caractéristique étrange : la violence avec laquelle il revendique son autonomie politique est inversement proportionnelle à sa capacité à accéder à une quelconque autonomie économique ! Totalement dépendant de manière chronique de l’aumône publique international pour sa survie au quotidien, il trouve normal de menacer de représailles ses principaux bailleurs de fonds !…

Ses dirigeants, qui dilapident les milliards de l’aide internationale, ont-ils fait la preuve de leur capacité à administrer les palestiniens « libérés » ?
Il suffit de voir ce qu’ils ont fait de Gaza pour répondre à cette question !

Ce principe qui a acquis l’autorité d’un préjugé ; appliqué à tort et à travers à la quasi-totalité des populations du globe, est en réalité dans la plupart des cas, un non-sens juridique.
Son application abusive et incontrôlée est sans doute à l’origine de la violence qui a ensanglanté le XXème siècle et qui continue au XXIème siècle à générer de nombreux drames.

Or, ce fameux peuple palestinien, qu’est-il ? Comment s’exprime-t-il ?

Il convient de préciser que ce que l’on appelle « palestiniens » ne forment ni un Etat, ni une Nation.

Il s’agit de personnes venues d’horizons différents et qui occupent un territoire qui était placé sous la souveraineté de différentes nations selon les époques.

Qu’ils n’ont formellement aucun titre justifiant leur prétention à exercer une souveraineté sur ce territoire.
Et pourtant leur demande semble des plus légitime.
Pourquoi ?

Cette demande prend appui sur un principe mis en avant au début du XXème siècle par le Président américain Wilson; principe qui sera repris par Lénine et qui deviendra le fer de lance de la 3ème internationale.
Ce principe est le fameux « Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Pourquoi ce principe est-il une chimère ?

Un peuple qui ignore le droit, qui est composé d’individus sans droit, ne peut revendiquer le droit de disposer de lui-même sans sombrer dans la dictature.
Il est patent, et les exemples sont légions, que les groupes qui revendiquent le pouvoir au nom de ce principe, qui utilisent la violence pour parvenir à leur fin, demandent aux individus qu’ils représentent de renoncer pendant le combat, à toute liberté. Une fois installés au pouvoir, ces factions privent définitivement le peuple qu’ils ont soit disant libéré, de toute liberté.
C’est ainsi que sous les décombres de la décolonisation, les dictatures ont fleuri.

Il en est de même aujourd’hui avec la soit disant lutte du peuple palestinien pour disposer de lui-même.


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MessagePublié: 13 Juin 2006, 20:59 
De Cromagnon

Enregistré le: 10 Sep 2005, 17:38
Messages: 1059
OJD a écrit:
Bonsoir, je suis ravi de le savoir que je ne suis pas le seul sioniste .


Bonsoir OJD et bienvenue.

Le sionisme est mort. Il s'agissait de l'établissement d'un foyer national juif. C'est fait!
C'est d'une guerre qu'il s'agit aujourd'hui d'une part et d'autre part du fait que se déclarent antisionistes des gens qui sont en très grande majorité antisémites.
Ne jouons pas le jeu de ces gens là!
Il s'agit d'une guerre pour la paix d'Israel fondée par l'ONU et par le droit international et d'une guerre contre les antisémites de tout bord et particulièrement ceux qui se déclarent antisionistes.
Ne jouons pas dans leur camp, le sionisme est mort et un antisémite est un antisémite.

bye


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MessagePublié: 13 Juin 2006, 21:33 
Seigneur de Bescherelle

Enregistré le: 20 Mar 2006, 20:11
Messages: 1696
Citation:
antisionistes des gens qui sont en très grande majorité antisémites.


On pourrait d'ailleurs user de cette phrase de Martin Luther King.

"L'anitsionisme est le fait de refuser un état à un peuple, par le simple fait qu'il est juif, c'est donc, de l'antisémitisme."

Bon la phrase est plus poétique que cela. Mais c'est l'idée qu'elle vehicule.


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 Sujet du message: Le sionisme!
MessagePublié: 13 Juin 2006, 21:54 
Hugh*

Le sionisme officiellement a abouti en 1948 à la création de l'état d'ISRAËL!
Partant de là on pourrait dire que le sionisme a fait du bon boulôt depuis Théodor HERZl en 1896 ( l'état juif) et en 1901 nouvelle étape,puis 1917 (BALFOUR) puis la création de l'état d'ISRAËL EN 1948!

Cependant le sionisme post 1948, ne sera réèllement définitivement caduc, que lorsque les palestiniens auront un état reconnu par l'ONU et donc par ISRAËL!

je veux dire par là lorsque les limites territoriales des 2 états seront figées!

A cette époque le sionisme aura vécu!

Enfin c'est mon idée!


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