LibertyVox • Voir le sujet - L'islamisation de la France
 
 
Retour à l'accueil
Index du forum

LibertyVox

La voix est libre !
Nous sommes le 01 Avr 2020, 12:39

Heures au format UTC [ Heure d’été ]




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 4045 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 270  Suivant
Auteur Message
MessagePublié: 23 Jan 2006, 17:46 
Bouldingue
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
Messages: 6219
Localisation: Londres
lu sur:http://www.resiliencetv.fr/modules/news/article.php?storyid=240

Opinions : La déconstruction de la France
Anonyme le 22/1/2006
Les violences dans les banlieues ont porté sur le devant de la scène une réalité cachée : les conflits ethniques en France. Mais cette mise en lumière s’est immédiatement accompagnée d’une surinterprétation idéologique et médiatique : l’explication des violences ethniques par les « discriminations ».

Porté par les « médias centraux », relayé par les deux chefs de l’exécutif (Chirac/Villepin), soutenu par l’éminence grise du patronat (Bébéar), le thème de la « discrimination » est devenu une bombe à fragmentation pour l’identité française.



Explications :

1. La culpabilisation

Par un formidable retournement dialectique, les violences ethniques du Ramadan 2005 n’ont pas conduit à la mise en cause des communautés dont étaient issus, pour l’essentiel, les émeutiers, mais à la mise en accusation de la majorité – française, européenne, chrétienne – qui a fourni les victimes (les deux morts d’Epinay et de Stains, notamment). Jugés objets de discriminations, les coupables ont été ainsi promus victimes et porte-paroles des communautés d’origine. Jugées auteurs de discriminations, les victimes ont été déclarées coupables et se sont fait faire la leçon par les « autorités morales » médiatiques et politiques. Comme si la discrimination n’était pas un phénomène social naturel que toutes les communautés pratiquent, consciemment ou non, et pas seulement la communauté majoritaire !

2. Les réparations

Le « diagnostic » une fois posé, la solution en a découlé : déverser des dépenses supplémentaires sur les banlieues et reprendre massivement le financement d’associations artificielles (190 millions d’euros de crédits nouveaux pour commencer) et de faux emplois. Ainsi « la révolte de l’économie de rente » devient rentable pour ses auteurs puisqu’elle augmente la rente dont ils bénéficient. Et là où elle devrait imposer davantage d’exigences, la communauté publique offre davantage de moyens. Au sens moral comme au sens économique, les contribuables français se trouvent d’ailleurs placés dans une logique de « réparation ». De même que l’Allemagne déclarée coupable de la première guerre mondiale (comme elle le fut à nouveau en 1945) avait été condamnée à « payer » des réparations (Traité de Versailles), aujourd’hui les forces vives, déclarées coupables de discrimination à l’encontre des jeunes des banlieues, se voient surtaxer. Au risque de handicaper encore davantage l’économie française dans la compétition mondiale.

3. La négation de l’histoire

Symboliquement, l’année 2005 a été marquée par la participation de la France, à travers son vaisseau amiral, le « Charles de Gaulle », à la commémoration de la défaite de Trafalgar, et par son absence à la commémoration de la victoire d’Austerlitz. La signification de ce double choix est forte.

C’est d’abord la reconnaissance de la victoire des thalassocraties anglo-saxonnes : car les guerres napoléoniennes, ce sont moins les guerres de la France contre l’Europe coalisée que l’expression fatale et récurrente du conflit du continent contre l’Angleterre, de la terre contre la mer, des producteurs contre les marchands.

C’est ensuite un détournement de sens. Contrairement à ce qu’affirment bruyamment quelques associations noires extrémistes, le bilan de Napoléon ce n’est pas d’avoir, aux marges de son empire, rétabli l’esclavage, son œuvre, c’est d’avoir assuré la synthèse entre l’Ancien Régime et la Révolution et légué à la France un mode d’organisation sur lequel elle vit encore largement aujourd’hui à travers son Code civil et ses institutions administratives.

Il ne faut pas non plus négliger la profondeur du mythe napoléonien, en France comme en Europe, ainsi salué par Frédéric Nietzsche dans « Le Gai Savoir » : « Ce sera à Napoléon qu'un jour on reconnaîtra le mérite d'avoir restitué à l' “homme” en Europe la supériorité sur l'homme d'affaires et le Philistin […] Napoléon, qui tenait la civilisation avec ses idées modernes pour une ennemie personnelle, s'est affirmé par cette hostilité comme l'un des plus grands continuateurs de la Renaissance ; c'est lui qui a ramené au jour tout un morceau de nature antique, le morceau décisif peut-être, le morceau de granit » (http://leventmauvais.hautetfort.com/).

4. Le vol de la mémoire

De plus en plus tourné vers la seule lecture culpabilisante du passé, la France a multiplié les lois mémorielles : en 1990, la loi Gayssot sur la « Shoah » ; en janvier 2001, la loi sur la reconnaissance publique du génocide arménien ; en mai 2001, la loi Taubira de reconnaissance de la traite océanique et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité ; en février 2005, l’amendement Vanneste sur la reconnaissance du rôle positif de la présence française outre-mer.

Dix-neuf historiens de premier plan se sont prononcés, le 12 décembre 2005, pour l’abrogation de ces lois, selon eux, « indignes d’un régime démocratique » et de rappeler dans un texte fort et dense que « l’histoire n’est pas une religion. L’histoire n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabou. L’historien n’a pas pour rôle d’exalter ou de condamner, il explique. L’histoire n’est pas l’esclave de l’actualité. L’historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n’introduit pas dans les événements d’autrefois la sensibilité d’aujourd’hui » !

Logiquement ce texte aurait dû conduire à l’abrogation des quatre lois visées. Tel ne sera pas le cas. Une seule le sera, celle qui visait à protéger la mémoire de l’œuvre française outre-mer. Au-delà des péripéties politico-médiatiques, la signification de cet événement est claire : il n’y a de mémoire (en tout cas de mémoire protégée) que s’agissant de minorités ; la majorité, elle, malgré une histoire différente, riche, complexe et parfois contradictoire, n’a pas le droit à d’autre mémoire que celle des minorités.

Alors que toutes les civilisations ont pratiqué l’esclavage et que seule la civilisation européenne l’a aboli, seuls les Européens doivent expier ! Et subir le ressentiment historique des autres.

5. La fin de la raison d’État

Dans ce contexte de culpabilisation et de judiciarisation, la vie des services de l’Etat, en 2005, aura été marquée par trois événements majeurs : la mise en détention préventive d’un policier ayant participé à la répression des émeutes de Seine-Saint-Denis, la mise en garde à vue du général Poncet et de son adjoint le colonel Burgaud, chefs de la force Licorne en Côte d’Ivoire, et leur mise en examen pour complicité dans le meurtre d’un coupeur de route ivoirien ; et la mise en cause – pour complicité de génocide, cette fois – des troupes françaises au Rwanda.

Certes, si l’Etat a le monopole de la violence légitime, il doit la contrôler et éviter les débordements injustifiés. Pour autant, peut-on envisager durablement de tout déballer sur la place publique ? Peut-on accepter sans graves dommages de « lâcher » des hommes qu’on a exposés dans des situations difficiles ? Peut-on conduire une guerre uniquement en respectant le Code pénal ? Peut-il y avoir encore un Etat sans raison d’Etat ? Il est clair qu’aujourd’hui encore toutes les grandes puissances (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, Inde) – sauf la France – répondent non à ces questions. En répondant oui, les autorités françaises satisfont peut-être l’appétit immédiat des médias mais elles risquent de se heurter demain à des difficultés majeures lorsque leurs forces de l’ordre seront engagées face à des émeutes plus dures que celles de l’automne dernier, ou lorsque leurs forces armées conduiront de par le monde des actions de rétablissement de la paix, voire des opérations spéciales, contre des milices d’ensauvagement.

6. La fin de l’élitisme républicain

Chaque pays a son mode de sélection des élites. L’Angleterre a ses collèges et ses universités, la Russie, ses grandes universités et ses académies, les Etats-Unis d’Amérique leurs grandes universités et l’accaparement des élites du reste du monde ; la France, elle, a l’élitisme républicain structuré autour des classes préparatoires, des grandes écoles (publiques et privées) et des grands corps. Le système a sans doute ses imperfections ; il a aussi sa force, une sélection sévère fondée sur des critères, certes, imparfaits mais objectifs et connus ; il a aussi son efficacité, car ce qui reste aujourd’hui de puissance française ou euro-française – dans le nucléaire, l’énergie, l’espace, l’aéronautique, l’optique, les télécommunications et l’armement – est le produit de ce système de sélection.

Or l’élitisme républicain est aujourd’hui fortement menacé. Au motif que l’Education nationale ne remplit plus, à la base, c'est-à-dire dans les écoles primaires et les collèges, son rôle de détection des enfants capables, et de promotion sociale des plus méritants, on reproche au système des classes préparatoires d’être discriminatoire. Et pour y faire face les autorités politiques et patronales préconisent la « discrimination positive », ce qui revient à remplacer le système imparfait du concours par la faveur et la combine ; et à privilégier la Seine-Saint-Denis sur le Rouergue.

7. Quelles causes ? Tyrannie médiatique, tyrannie des minorités, tyrannie culpabilisatrice

L’ampleur des bouleversements en cours doit conduire à s’interroger sur les causes.

La première cause est l’abdication de tous les pouvoirs devant la tyrannie médiatique : ce qui détermine les actions et les prises de position des hommes politiques comme des grands patrons, ce sont désormais les exigences de la « communication » ; on ne décide plus de ce qui est bon, on décide de ce qui est bien communicable.

La deuxième cause est la tyrannie des minorités : celles-ci sont visibles et revendicatrices alors que la majorité est à la fois silencieuse et invisible.

La troisième cause est la tyrannie culpabilisatrice : les forces les plus nombreuses (la majorité d’origine européenne et chrétienne, les familles), les forces les plus puissantes (la technostructure issue des grands concours) sont paralysées par la culpabilisation, elle-même conséquence de la tyrannie des minorités et de la tyrannie médiatique.

8. Quelles réponses : la réponse électorale ?

La première réponse envisageable est la réponse démocratique, la réponse politique. Aujourd’hui les victimes de l’évolution actuelle en termes économiques, fiscaux, sociaux, culturels et sentimentaux sont encore majoritaires en France. Il pourrait donc y avoir une réponse en terme électoral. On peut d’ailleurs penser que les événements de 2005 font pencher la balance électorale vers la droite identitaire et sécuritaire et que le total des voix Le Pen/Sarkozy/Villiers sera sûrement élevé en 2007. Mais l’exercice électoral est strictement cadré par la sélection médiatique préalable :
– avant le premier tour, par la répartition des rôles : protestataire radical d’un côté, homme de gouvernement responsable, c'est-à-dire sensible à l’humeur médiatique, de l’autre ;
– après le premier tour, par l’interdiction formelle de toute coalition de deux électorats partageant pourtant des « valeurs communes » selon l’expression de Charles Pasqua… en 1988 !

9. Quelles réponses : la conscientisation des forces vives ?

Le second type de réponse est plus qualitatif ; il vise à recenser les forces vives qui ont un intérêt matériel ou sentimental à l’existence de la France à travers son identité et ses institutions, et à les conscientiser.

Ces forces sont nombreuses et influentes. Prenons quelques exemples :

Un patron de grande entreprise française, présente à l’internationale, voit de facto sa position affaiblie dans le monde anglo-saxon et dans le monde tout court quand le gouvernement de son pays participe à la commémoration de Trafalgar et boycotte celle d’Austerlitz ; un patron de PME voit sa liberté réduite quand le libre choix de ses collaborateurs s’amenuise sous l’effet des dispositions antidiscriminatoires et que les dépenses d’immigration et d’intégration qu’il finance augmentent ; un ingénieur issu d’une grande école ne peut que déplorer la remise en cause du modèle qui lui a permis de faire ses preuves et dont il espère souvent qu’il sélectionnera ses enfants ; un chercheur qui s’exprime en français ne peut que déplorer l’abaissement de l’image internationale de son pays quand il constate que les communications scientifiques doivent être rédigées en anglais ; un officier ne peut que souffrir quand il voit l’action de ses pairs mise en accusation sur la place publique.

La déconstruction de la France nuit à toutes les élites qui la dirigent, qu’elles soient économiques, administratives ou militaires. Encore faut-il qu’elles en soient conscientes et que, en étant conscientes, elles aient le courage d’en tirer les conséquences.

C’est ici que la formule de Jaurès prend tout son sens : « Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. »

10. Quelles réponses : la décrédibilisation des médias centraux

Encore faut-il que le courage soit possible !
De ce point de vue là, la modification du rapport de forces entre les grands médias centraux (télévisions et journaux qui inspirent leur ligne éditoriale) et les médias périphériques (sites, blogs et courriels sur Internet) est déterminante.

La tendance va évidemment dans le bon sens : la presse écrite recule, les médias audiovisuels se dispersent et Internet se renforce.

Néanmoins les grands médias conservent l’avantage de la masse et, sur la masse, leur décrédibilisation est aujourd’hui un préalable nécessaire à quiconque espère un changement des paradigmes dominants. Pour que l’estime d’être soi-même remplace le mea culpa universel.


© Polemia


P.S. : Lorsque les émeutes du ramadan 2005 partirent de Clichy-sous-Bois, la une du site Internet officiel de cette mairie socialiste était consacrée à la répression des émeutes de la manifestation FLN du 19 octobre 1961. Ce type de communication, unilatérale et culpabilisatrice, ne pouvait que légitimer la méfiance des bandes vis-à-vis de la police nationale et les violences qui en ont découlé


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
MessagePublié: 25 Jan 2006, 13:53 
Bouldingue
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
Messages: 6219
Localisation: Londres
France : nouvelles arrestations dans les « filières irakiennes »

http://www.esisc.org/index.asp
Deux étudiants marocains ont été mis en examen dans le dossier des filières de recrutement de combattants intégristes pour l’Irak. Le premier, arrêté à Montpellier la semaine dernière, est étudiant en génie électronique et fibres optiques, le second, interpellé à Troyes est étudiant dans une école d’ingénieur en télécommunication. Ils sont tous deux poursuivis pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Six personnes ont déjà été incarcérées dans le cadre de ce dossier. Selon la DST, six Français au moins ont été tués en Irak depuis 2003 et une dizaine y combattrait actuellement.


Dernière édition par etabori le 25 Jan 2006, 14:04, édité 1 fois au total.

Haut
 Profil  
Répondre en citant  
MessagePublié: 25 Jan 2006, 13:54 
Bouldingue
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
Messages: 6219
Localisation: Londres
Maroc : sondage inquiétant quant aux positions de la jeunesse
http://www.esisc.org/index.asp
Le quotidien marocain « L’Economiste » publie un sondage dont la lecture est de nature à inquiéter quelque peu les observateurs. Ainsi, 57% des jeunes marocains (de 16 à 29 ans) interrogés se disent « favorable au port du voile pour les femmes », ce qui n’est évidemment pas de nature à favoriser la pleine égalité des sexes voulues par le Roi et soutenue par une part importante de la société.

Plus grave, 44% des mêmes jeunes marocains "ne considèrent pas Al Qaïda comme une organisation terroriste" tandis que 39% « ne se prononcent pas ».

Au printemps 2003, plusieurs attentats attribués au GICM (Groupement Islamiste Combattant Marocain) avaient fait une quarantaine de morts et des dizaines de blessés à Casablanca. Depuis, plusieurs cellules terroristes affiliées au GICM ou à Al Qaïda ont été démantelées dans le Royaume, dont deux au moins à la fin de l’année dernière.

On notera par ailleurs que le Roi Mohammed VI a impulsé une réforme en profondeur du code de la famille (Moudawana) allant dans le sens d’une pleine égalité entre hommes et femmes. Certaines organisations islamistes ont, toutefois, contesté cette avancée et certains secteurs de la société, dont, semble-t-il, une partie de la magistrature reste frileuse dans son application.

L’échantillon de population interrogé (776 personnes) étant relativement faible, la marge d’erreur peut être importante, mais ces chiffres donnent malgré tout un signal clair sur le grand effort d’éducation et d’explication qui reste à faire.



--------------------------------------------------------------------------------


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
MessagePublié: 25 Jan 2006, 14:03 
Bouldingue
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
Messages: 6219
Localisation: Londres
:: lundi, le 28 mars 2005 par: AFEMO

http://www.afemo.com/article.php3?id_article=198

La Conquête de l’Europe par les Frères Musulmans

Par : Lorenzo Vidino

Traduction française de Simon Pilczer, volontaire de l’IHC


Alors que les idées radicales des « Frères » a donné forme à des générations d’islamistes, au cours des deux dernières décennies, elles ont perdu quelque peu de leur puissance et de leur attraction au Moyen-Orient, écrasées par une répression sévère par les régimes locaux et rejetées par les plus jeunes générations d’islamistes qui préfèrent souvent des organisations plus radicales.

Mais le Moyen-Orient n’est qu’une partie du monde musulman. L’Europe est devenue un incubateur de la pensée et du développement politique islamistes. Depuis le début des années 1960, les membres des Frères Musulmans et leurs sympathisants ont migré vers l’Europe et ont lentement mais constamment établi un large réseau bien organisé de mosquées, d’œuvres de charité, et d’organisations islamiques. A l’opposé de la plus large communauté islamique, l’objectif final des Frères Musulmans peut ne pas être simplement « d’aider les Musulmans à être les meilleurs citoyens qu’ils puissent être », mais plutôt d’étendre la loi islamique à travers l’Europe et les Etats-Unis. (2)

Quatre décennies d’enseignement et de culture ont payé. Les réfugiés étudiants qui ont émigré du Moyen-Orient il y a quarante ans, et leurs descendants dirigent aujourd’hui des organisations qui représentent les communautés musulmanes locales dans leur engagement avec l’élite politique de l’Europe. Financés par de généreux contributeurs du golfe persique, ils président à un réseau central qui s’étend sur presque chaque pays européen.

Ces organisations se présentent elles-mêmes comme le courant dominant, même si elles continuent d’embrasser les vues radicales des Frères et de maintenir des liens avec les terroristes. Suivant une rhétorique modérée et un Français, Flamand, ou Allemand bien parlé, ils ont gagné leur acceptation par les gouvernements européens et les médias aussi. Des politiciens de tout le spectre politique se précipitent pour s’engager à tout moment si une question impliquant des Musulmans est soulevée, ou plus selon leur clocher, quand ils recherchent le vote de la communauté musulmane bourgeonnante. Mais, parlant arabe ou turc avant leurs compagnons musulmans, ils abandonnent leur façade et adhèrent au radicalisme. Alors que leurs représentants parlent de dialogue interreligieux et d’intégration à la télévision, leurs mosquées prêchent la haine et mettent en garde les fidèles des maux de la société occidentale. Alors qu’ils condamnent publiquement les meurtriers des passagers à Madrid et des enfants des écoles en Russie, ils continuent de lever des fonds pour le Hamas et d’autres organisations terroristes. Des Européens, avides de créer le dialogue avec leur minorité musulmane de plus en plus désaffectée, ignorent cette duplicité. Le cas est particulièrement visible en Allemagne, qui occupe une position clé en Europe, non seulement à cause de sa position au cœur de l’Europe, mais aussi parce qu’elle a servi d’hôtesse à la première vague majeure d’immigrants Frères Musulmans, et est l’hôtesse à la présence des « Frères » les mieux organisés. La réaction du gouvernement allemand est aussi instructive pour démontrer les dangers d’accepter seulement la rhétorique des « Frères Musulmans » à sa valeur faciale, sans observer la portée plus générale de ses activités. Les « Frères Musulmans »

La situation en Allemagne est particulièrement parlante. Plus que partout ailleurs en Europe, les « Frères Musulmans » en Allemagne ont gagné un pouvoir significatif et une acceptation politique. Des organisations islamistes dans d’autres pays européens suivent maintenant consciemment le modèle dont leurs pairs allemands se sont faits les pionniers. Pendant les années 1950 et 1960, des milliers d’étudiants musulmans ont quitté le Moyen-Orient pour étudier dans des universités allemandes, attirés non seulement par la réputation des institutions techniques, mais aussi par le désir de fuir des régimes répressifs. Le régime du dirigeant égyptien Gamal Abdel Nasser était particulièrement vigoureux dans ses tentatives pour déraciner l’opposition islamiste. Débutant en 1954, plusieurs membres des « Frères Musulmans » s’enfuirent d’Egypte pour échapper à l’arrestation ou à l’assassinat. L’Allemagne de l’Ouest apporta un refuge de bienvenue. Les motivations de Bonn n’étaient pas seulement altruistes. Comme l’expert du terrorisme Khalid Duràn l’a expliqué dans ses études sur le jihadisme en Europe (3), le gouvernement d’Allemagne de l’Ouest avait décidé d’interrompre ses relations diplomatiques avec les pays reconnaissant l’Allemagne de l’Est. Quand l’Egypte et la Syrie établirent des relations diplomatiques avec le gouvernement communiste, Bonn décida d’accueillir des réfugiés politiques égyptiens et syriens. Souvent, ces dissidents étaient des islamistes. De nombreux membres des « Frères Musulmans » étaient déjà familiarisés avec l’Allemagne. Plusieurs avaient coopéré avec les nazis avant et pendant la deuxième guerre mondiale (4). Certains avaient même, selon des sources, combattu dans l’infâme division bosniaque Handschar des ‘SchutzStaffel’ (SS) (5). L’un des premiers pionniers des « Frères Musulmans » en Allemagne était Saïd Ramadan, le secrétaire personnel du fondateur des « Frères Musulmans » Hassan al Banna (6). Ramadan, un égyptien qui dirigea les irréguliers des « Frères Musulmans » en Palestine en 1948 (7) partit à Genève en 1958 et fréquenta l’école de Droit de Cologne (8) en Allemagne, il fonda ce qui est devenu l’une des trois principales organisations musulmanes en Allemagne, the « Islamische Gemeinschaft Deuschland (IGD) » (Société Islamique d’Allemagne) qu’il présida de 1958 à 1968 (9). Ramadan cofonda aussi la Ligue Musulmane Mondiale (Muslim World League - MWL ) (10), une organisation bien financée que les Saoudiens utilisent pour étendre l’interprétation radicale de l’Islam à travers le monde. Le gouvernement américain surveille étroitement les activités de la MWL, qu’il accuse de financer le terrorisme. En mars 2002, un groupe de travail conduit par le département du trésor américain a lancé un raid sur les bureaux de Virginie du nord du groupe à la recherche des documents liant le groupe à Al Qaïda, au Hamas, et au jihad islamique palestinien. En janvier 2004, le comité des finances du Sénat demanda au service des revenus intérieurs ses dossiers sur la Ligue Musulmanes Mondiale (MWL) « comme partie d’une enquête sur les liens possibles entre des organisations non gouvernementales et des réseaux de financement du terrorisme » (11). Cette relation privilégiée avec le royaume riche en pétrole assura à Ramadan un afflux d’argent, qu’il utilisa pour financer le puissant centre islamique de Genève (CIG) et alimenter les comptes de plusieurs activités financières et religieuses. Hani Ramadan, fils de Saïd, dirige actuellement le centre de Genève. Parmi les autres membres du conseil d’administration figure l’autre fils de Saïd, Tariq Ramadan, qui a fait récemment les titres des journaux aux Etats-Unis quand le département de la Sécurité intérieure a révoqué son visa pour enseigner à l’Université Notre Dame (12). Le cas de Saïd Ramadan n’est pas isolé (13). Après 10 ans de présidence de l’IGD par Ramadan, le citoyen pakistanais Fazal Yazdani le dirigea brièvement avant que Ghaleb Himmat, un Syrien doté de la citoyenneté italienne, prît la barre. Pendant son long service (1973 - 2002), Himmat fit la navette entre l’Italie, l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse et les Etats-Unis (14). Des agences de renseignement dans le monde ont longtemps enquêté sur les relations terroristes d’Himmat. Il est l’un des fondateurs de la banque al Taqwa, un puissant conglomérat doublé par le renseignement italien. « Banque des ‘Frères Musulmans », qui a financé des groupes terroristes depuis le milieu des années 1990 si ce n’est avant (15). Himmat a aidé Youssef Nada, l’un des cerveaux financiers des « Frères Musulmans », dirige al-Taqwa et une toile de compagnies ayant leur siège dans des lieux comme la Suisse, le Liechtenstein, et les Bahamas, qui maintiennent peu de réglementations sur l’origine ou la destination des fonds. Aussi bien Himmat que Nada sont réputés avoir acheminé de large sommes à des groupes tels que le Hamas et le Front Islamique du Salut (FIS) algérien (16) et ont mis en place une ligne de crédit secrète pour un associé au sommet d’Oussama ben Laden (17).

En novembre 2001, le département du trésor des USA a désigné aussi bien Himmat et Nada comme des financiers du terrorisme (18). Selon le renseignement italien, le réseau al-Taqwa a aussi financé plusieurs centres islamiques à travers l’Europe (19), et beaucoup de publications islamistes, dont Risalatul Ikhwan (20), le magazine officiel des « Frères Musulmans ». Après son classement par le département du trésor des USA, Himmat démissionna de la présidence de l’IGD. Son successeur fut Ibrahim el-Zayat, âgé de 36 ans et d’ascendance égyptienne, et chef charismatique de nombreuses organisations étudiantes.

Le fait que les dirigeants de l’IGD, Ramadan et Himmat sont parmi les plus importants membres des « Frères Musulmans » du demi siècle écoulé suggère les liens entre l’IGD et l’Ikhwan. De plus, des rapports provenant des agences de renseignement intérieur de plusieurs états allemands désignent ouvertement l’IGD comme une ramification des « Frères Musulmans » (21). En particulier, selon un rapport du renseignement, la branche égyptienne des « Frères Musulmans » a dominé l’IGD depuis ses premiers jours (22).

« Les Frères Musulmans » - conduits par Ramadan et Himmat (23) - ont parrainé la construction de l’imposant centre islamique de Münich en 1960 (24). Aidés par de larges donations de dirigeants du Moyen Orient tels le roi Fahd d’Arabie Saoudite qui, selon un article du Sueddeutsche Zeitung de 1967, a donné 80.000 marks (25). Le ministre de l’intérieur de Rhénanie du nord -Westphalie déclare que le centre islamique de Münich a été l’un des quartiers généraux européens des « Frères » depuis sa fondation (26). Le centre publie un magazine, Al Islam, dont les efforts (selon un dossier du renseignement italien) (27), sont financés par la banque al-Taqwa. Selon le ministre de l’intérieur du Bade-Wurtemberg, Al - Islam montre explicitement comment les « Frères Musulmans allemands » rejettent le concept d’état laïc (28). Son numéro de février 2002, par exemple, déclare :

« Dans le long terme, les Musulmans ne pourront se satisfaire de l’acceptation de la loi de la famille allemande, du sol, et du tribunal... Les Musulmans doivent avoir pour objectif un agrément entre les Musulmans et l’état allemand avec pour but une juridiction séparée pour les Musulmans. »

l’IGD, dont le centre islamique de Münich est l’un des membres les plus importants, représente la principale ramification des « Frères égyptiens » en Allemagne. Mais l’IGD est aussi l’exemple quintessenciel de la manière dont les « Frères Musulmans » ont gagné en puissance en Europe. L’IGD a grandi significativement au cours des années, et il inclut aujourd’hui des douzaines d’organisations islamiques à travers le pays. Des centres islamiques de plus de trente villes allemandes se sont placées sous son égide (29). Aujourd’hui, la force réelle de l’IGD réside dans sa coopération avec, et le parrainage de nombreuses organisations de jeunesse et d’étudiants islamiques à travers l’Allemagne.

Ce ciblage sur les organisations de jeunesse est intervenu après la succession de Zayat. Il comprit l’importance de se concentrer sur la génération suivante des Musulmans allemands et lança des campagnes de recrutement pour engager les jeunes Musulmans dans les organisations islamiques. Mais un rapport de la police de Meckenheim sur Zayat habillé avec acuité révèle aussi des connexions alarmantes. Les autorités allemandes disent ouvertement qu’il est un membre des « Frères Musulmans ». Ils le relient aussi à « l’Assemblée Mondiale des la Jeunesse Musulmane (WAMY en anglais, ndt) », une organisation non gouvernementale saoudienne qui cherche à étendre le Wahhabisme, l’interprétation radicale et intolérante saoudienne de l’Islam, à travers le monde, par sa littérature et ses écoles (30). WAMY, qui se place sous l’égide de la Ligue Islamique Mondiale, a pour objectif déclaré « d’armer la jeunesse musulmane d’une pleine confiance dans la suprématie du système islamique sur tous les autres systèmes ». C’est la plus grande organisation de jeunesse musulmane dans le monde qui peut se vanter de ressources inégalées (31). En 1991 WAMY a publié un livre appelé Tawijhat Islamiya (Vues islamiques) qui déclarait, « Enseigne à nos enfants d’aimer à prendre sa revanche sur les Juifs et les oppresseurs, et enseigne leur que nos jeunes libèreront la Palestine et al-Qods (Jérusalem) quand ils reviendront à l’Islam et feront le jihad au nom d’Allah » (32). Les sentiments dans Tawjihat Islamiya sont la règle plutôt que l’exception. Beaucoup d’autres publications de WAMY sont remplies d’une forte rhétorique antisémite et antichrétienne.

La police de Meckenheim lie aussi Zayat à l’Institut Européen des Sciences Humaines, une école française qui forme les imams européens. Plusieurs clercs radicaux donnent des conférences à l’école et plusieurs agences européennes de renseignement accusent l’école de répandre la haine religieuse (33). Des autorités allemandes soulignent aussi le fait qu’il est impliqué dans plusieurs enquêtes de blanchiment d’argent (34). Zayat n’a jamais été accusé d’activité terroriste, mais il a des opérations financières douteuses et maintient des liens avec beaucoup d’organisations qui répandent la haine religieuse. L’IGD pourrait avoir changé de dirigeant après la désignation de Himmat par le trésor des US, mais il n’a pas changé de direction.

Alors que la branche égyptienne des « frères Musulmans » a choisi Münich comme base d’opérations en Allemagne, sa branche syrienne a son siège à Aix-la-Chapelle |Aachen, ndt], ville allemande proche de la frontière hollandaise. Ancienne capitale carolingienne, avec sa fameuse université, elle est maintenant le foyer d’une grande population musulmane, dont l’importante famille syrienne Al Attar. Le premier Attar qui migra à Aachen fut Issam, qui fuyait la persécution de son pays natal dans les années 1950 lorsqu’il était chef de la branche syrienne des « Frères Musulmans ». D’autres membres des « Frères Musulmans » syriens suivirent bientôt. Avec le temps, des islamistes d’autres pays adoptèrent la mosquée Bilal d’Attar à Aix-la-Chapelle comme leur base d’opérations (35). Depuis l’accueil de terroristes algériens exilés (36) à l’organisation caritative désignée par le département du trésor des USA comme le front financier du Hamas (37), Aix-la-Chapelle est bien connue des agences de renseignement à travers le monde.

La base des « Frères Musulmans » syriens à Aix-la-Chapelle a conservé des relations étroites avec leurs répondants égyptiens. Par exemple, confirmant la tendance d’importantes familles des « Frères Musulmans » à des alliances étroites par des mariages croisés, le fils d’Issam al-Attar est marié à la fille du banquier d’al-Taqwa Youssef Nada (38). Des liens entre les deux branches des « Frères Musulmans » sont plus larges qu’un seul mariage, cependant. Le centre islamique d’Aix-la-Chapelle a reçu un financement d’al-Taqwa (39). Les membres du personnel ont fait des rotations entre les centres islamiques à Aix-la-Chapelle et Münich (40). Cependant, il demeure une certaine distance. Les « Frères Musulmans » syriens n’ont jamais rejoint l’IGD, préférant à la place garder une certaine forme d’indépendance.

Milli Görüþ

De toutes les activités financières de Zayat, celle qui a attiré la plus forte suspicion des autorités allemandes a été son association avec des officiels de Milli Gorüp (Vision nationale, en turc). Milli Gorüp, qui compte 30.000 membres et peut-être 100.000 sympathisants de plus (41) revendique la défense des droits de la population turque immigrée en Allemagne, pour leur donner une voix dans l’arène politique démocratique en « préservant leur identité islamique ». (42). Mais Milli Gorüb a un autre objectif. Alors qu’il proclame publiquement son intérêt pour le débat démocratique et sa volonté de voir les immigrants turcs intégrés dans les sociétés européennes, quelques dirigeants de Milli Gorüb ont exprimé leur mépris pour la démocratie et les valeurs occidentales. Le Bundesverfassungsschutz, agence intérieure de renseignement allemande, a mis en garde de façon réitérée au sujet des activités de Milli Gorüb, décrivant le groupe dans ses rapports annuels comme une « organisation étrangère extrémiste » (43). L’agence a aussi rapporté que « bien que Milli Gorüb, dans ses déclarations publiques, prétend adhérer aux principes de base des démocraties occidentales , l’abolition du système de gouvernement laïque en Turquie et l’établissement d’un état et d’un système social islamiques, sont, comme auparavant, parmi ses buts ». (44)

L’histoire de Milli Gorüb elle-même montre pourquoi le groupe doit être considéré radical. Le précédent Premier Ministre Nehmettin Erbakan, dont le parti Refah a été interdit par la Cour Constitutionnelle turque en janvier 1998 pour « activités contre le régime laïc du pays » (45), est encore le chef indiscuté de Milli Gorüp, même si son neveu Mehmet Sabri Erbakan en est le président. Le meeting européen en 2002 de Milli Gorüp tenu dans la cité hollandaise d’Arnhem, où Nehmetin Erbakan était le principal orateur, apporte un éclairage à l’idéologie de Milli Gorüb. Après une tirade contre les maux de l’intégration en Occident et la politique américaine, Erbakan déclara « qu’après la chute du mur, l’Occident a trouvé un ennemi dans l’Islam » (46). Un rapport du groupe de renseignement fédéral révèle les buts réels de Milli Görüp :

Alors que dans les périodes récentes, le Milli Görüp a souligné de façon croissante l’accord de ses membres pour être intégrés dans la société allemande et affirme son adhésion à la loi fondamentale, ces déclarations prennent souche dans un calcul tactique plutôt que dans une quelconque modification interne de l’organisation. (47) Milli Görüþ pousse un plan d’action identique à celui de l’IGD, même si sa cible est plus limitée. Cependant, aussi bien Milli Görüþ et l’IGD collaborent dans de nombreuses initiatives. Il existe aussi une connexion familiale. Zayat s’est marié avec Sabiha Erbakan, la sœur de Mehmet Sabri Erbakan (48). La mère des frère et sœur est aussi engagée en politique et dirige une importante organisation de femmes islamiques en Allemagne. La famille Zayat est active aussi, le père d’Ibrahim el-Zayat est l’imam de la mosquée de Marburg ; d’autres membres de sa famille sont impliqués dans des organisations islamiques. Comme le note Udo Ulfkotte, un professeur de Sciences Politiques spécialisé dans le contre-espionnage à l’université de Lueneburg et expert du terrorisme islamique, les Erbakan et les Zayat dirigent des réseaux d’organisations qui ont pour objet la radicalisation, respectivement des communautés turques et musulmanes en Allemagne. (49)

L’IGD et Milli Görüþ s’efforcent d’augmenter leur influence politique et de devenir les représentants officiels de toute la communauté musulmane allemande. Avec des budgets bien dotés, leurs mosquées procurent des services sociaux, organisent des conférences, et distribuent de la littérature dans tout le pays. Comme l’Office de Protection de la Constitution (Landesverfassungsschutz) en Hesse (50) le note :

La menace de l’islamisme pour l’Allemagne est posée... d’abord par Milli Görüþ et d’autres groupes affiliés. Ils tentent de répandre les vues islamistes dans les limites de la loi. Puis ils essaient d’appliquer... pour tous les Musulmans en Allemagne, une stricte application du Coran et de la sharia... Leur soutien public de la tolérance et à la liberté religieuse doit être traité avec prudence (51). Il représente un problème que les politiciens et les services de sécurité en Allemagne voient l’IGD et Milli Görüþ de façon si différente. Mais comme Ulfkotte l’a écrit sur Zayat dans son livre « La guerre dans nos cités » (Der Krieg in unseren Staedten) (52) « Des politiciens de toutes les couleurs, et des partis essaient de l’aider » (53). Par exemple, la prestigieuse Académie Catholique de Berlin a invité Zayat à représenter le point de vue musulman dans une réunion interreligieuse organisée par l’Académie en octobre 2002 (54). Des politiciens allemands et des institutions chrétiennes prennent régulièrement pour partenaire Milli Görüþ dans différentes initiatives. Milli Gazete, le journal official de Milli Görüþ, a déclaré un jour que “Milli Görüþ est un bouclier protégeant nos concitoyens contre l’assimilation à l’Europe barbare » (55). Cependant, des politiciens allemands rencontrent régulièrement des officiels de Milli Görüþ pour discuter des problèmes de l’immigration et de l’intégration. Le fait qu’un officiel comme Ahmed al-Khalifah, secrétaire général de l’IGD, représente l’Islam devant des membres du parlement qui discutent de tolérance religieuse (56) monte le succès des efforts des organisations liées aux « Frères » pour gagner l’acceptation comme représentants des Musulmans allemands. L’Office pour la Protection de la Constitution a bien décrit ces efforts, disant que Milli Görüþ (et l’IGD) « s’efforce de dominer les fédérations régionales et nationales et les organisations recouvrant les Musulmans qui gagnent sans cesse en importance comme interlocuteurs de l’état et des autorités ecclésiastiques, et ainsi étendre son influence dans la société (57).

Zentralrat (assemblée centrale), la couverture Islamiste

En 1989, sous les auspices d’Abdullah al-Turki, le puissant doyen de l’Université Bin Saud de Ryadh, les Saoudiens ont créé le « Konzil Deutschland » (Concile Islamique d’Allemagne). Turki a assumé sa présidence ainsi que d’autres positions éminentes tenues par Ibrahim el-Zayat, Hassan Özdögan, un officiel de haut rang de Milli Görüþ, et Ahmad Khalifa, un officier du Centre islamique de Münich (58). Alors qu’un rapport officiel du parlement allemand décrit l’Islamische Konzil comme juste « une autre organisation sunnite », une telle hypothèse montre une dangereuse incompréhension de la relation des Saoudiens avec les islamistes allemands (59). Le courant vers la consolidation a fait un pas en avant en 1994 quand les islamistes allemands ont réalisé qu’une coalition unie se traduisait en une importance et une influence politiques plus grandes. Dix-neuf organisations, dont l’IGD, le Centre Islamique de Münich, et le Centre Islamique d’Aix-la-Chapelle, ont créé une organisation de couverture, le « Zentralrat der Muslim » [conseil central des Musulmans, ndt]. Selon un officiel de haut rang du renseignement allemand, au moins neuf de ces dix-neuf organisations appartiennent aux « Frères Musulmans » (60). La presse allemande a récemment enquêté sur le président du Zentralrat, Nadeem Elyas, un médecin saoudien éduqué en Allemagne, et un officiel du Centre §Islamique d’Aix-la-Chapelle. Die Welt a lié Elyas à Christian Ganczarski, un opérateur d’al Qaïda emprisonné comme l’un des cerveaux de l’attaque de 2002 contre une synagogue en Tunisie (61). Ganczarski, un allemand d’ascendance polonaise converti à l’islam, déclara aux autorités qu’al Qaïda l’avait recruté à l’Université Islamique de Médine où Elyas l’avait envoyé pour étudier (62). Elyas déclara qu’il ne se souvenait pas de l’avoir rencontré mais ne nia pas la possibilité que Ganczarski, qui ne termina jamais le lycée, ait pu être l’un des nombreux individus qu’il avait envoyé au cours des années dans des écoles radicales d’Arabie saoudite (63). Des donateurs saoudiens toutes les dépenses de Ganczarski (64). Ganczarski n’était pas seul. Elyas admit avoir envoyé des centaines de Musulmans allemands étudier dans l’une des plus radicales des Universités d’Arabie saoudite (65).

Le ‘Zentralrat’, qui se décrit lui-même comme l’organisation couvrant les organisation musulmanes allemandes, est devenu, avec l’IGD et Milli Görüþ, le représentant de facto de trois millions de Musulmans allemands. Même si l’IGD est un membre du Zentralrat, les deux organisations opèrent souvent indépendamment. Leur indépendance apparente est planifiée. Avec beaucoup d’organisations opérant sous différents noms, les « Frères Musulmans » trompent les politiciens allemands qui croient qu’ils consultent un éventail d’opinion (66). Les médias cherchent les officiels du ‘Zentralrat’ quand ils veulent avoir la vue musulmane sur tout, depuis le débat sur l’admissibilité du hijab (foulard couvrant la tête) dans les écoles publiques, jusqu’à la guerre en Irak, etc... Les politiciens recherchent l’approbation du Zentralrat quand ils veulent atteindre la communauté musulmane. Beaucoup de politiciens allemands sont mal informés sur l’Islam et ne comprennent pas que la vue et l’interprétation de l’Islam que le Zentralrat exprime, comme le font l’IGD et le Milli Görüþ, est celui des « Frères Musulmans » et non celui cde l’Islam traditionnel. De même, le Zentralrat exprime une opposition totale à toute interdiction du hijab, soutient l’éducation islamique influencée par le wahhabisme dans les écoles, et approuve une position radicale dans la situation au Moyen-Orient (67). Alors que beaucoup de Musulmans soutiennent ces vues, le problème est que le Zentralrat ne représente ni ne tolère ceux qui ont des vues divergentes. Les groupes de Musulmans allemands modérés manquent du financement et de l’organisation des groupes liés aux « Frères Musulmans ». en termes de nombre, d’influence sur la communauté musulmane, et d’importance politique, le Zentralrat et ses deux plus importantes parties constituantes, l’IGD et le Milli Görüþ, dominent la scène. Avec un ample financement saoudien, les « Frères Musulmans » sont parvenus à devenir la voix des Musulmans en Allemagne.

Récemment, le public allemand a été choqué d’entendre ce qui est prêché dans les mosquées et les écoles financées par les Saoudiens. A l’automne 2003, un journaliste équipé d’une caméra cachée de la télévision allemande ARD s’est infiltré à l’Académie du roi Fahd de Bonn construite par les Saoudiens., et a enregistré ce qui était enseigné aux jeunes enfants musulmans. Un enseignant appelait au jihad contre les infidèles (68). Alors que les images provoquaient une réprimande des politiciens allemands, le débat plutôt stérile autour de l’influence de l’Arabie saoudite sur les Musulmans allemands n’a pas entraîné un changement tangible. Des officiels saoudiens et des organisations non gouvernementales continuent à lustrer les organisations des « Frères Musulmans ».

L’Allemagne d’abord, puis l’Europe

Alors que les “Frères Musulmans” et leurs financiers saoudiens ont travaillé à cimenter l’influence islamiste sur la communauté musulmane allemande, ils n’ont pas limité leur infiltration à l’Allemagne. Grâce à de généreux financements étrangers, à une organisation méticuleuse, et à la naïveté des élites européennes, les organisations liées aux « Frères Musulmans » ont gagné des positions proéminentes à travers l’Europe. En France, l’extrémiste « Union des Organisations Islamiques de France » (UOIF) est devenue l’organisation prédominante au conseil islamique du gouvernement (69). En Italie, l’extrémiste « Unione Delle Communita’ ed Organizzazioni Islamiche in Italia » (Union des Communautés et organisations islamiques en Italie) est le premier partenaire du gouvernement dans le dialogue concernant les questions islamique en Italie (70). En parallèle aux efforts d’intégration européens, les “Frères Musulmans” cherchent aussi à intégrer leurs différents mandataires européens. Dans les quinze dernières années, les « Frères Musulmans » ont créé une série d’organisations paneuropéennes telles que la Fédération des Organisations Islamiques en Europe, dans laquelle des représentants d’organisations nationales peuvent se rencontrer et planifier des initiatives (71). Peut-être le plus grand impact paneuropéen des « Frères Musulmans » a-t-il été, comme avec « l’ Islamische Gemeinschaft Deutschland » (IGD), son organisation de jeunesse. En juin 1996, des organisations de jeunesse de Suède, de France, et d’Angleterre ont joint leurs forces avec la Fédération des Organisations Islamiques en Europe et l’Assemblée Mondiale de la Jeunesse Musulmane pour créer une organisation de la jeunesse islamique européenne (72). Trois mois plus tard, trente-cinq délégués de onze pays se sont rencontrés à Leicester et ont lancé formellement le Forum de la jeunesse musulmane européenne et des organisations étudiantes[FEMYSO en anglais, ndt] qui maintient son siège à Bruxelles (73).

Selon ses publications officielles, le FEMYSO est un « réseau de 42 organisations nationales et internationales rassemblant des jeunes de 26 pays différents. Le « FEMYSO » a déclaré fièrement en 2003 que durant les quatre années précédentes, il était devenu :

« La voix de facto de la jeunesse musulmane en Europe. Il est régulièrement consulté sur des questions concernant les Musulmans en Europe. Il a aussi développé des liens utiles avec : les Parlement Européen, le conseil de l’Europe, les Nations Unies, le Forum Européen de la Jeunesse, et de nombreuses ONG importantes au niveau européen (74). Ibrahim el-Zayat, qui tint la présidence jusqu’à ce que ses engagements en Allemagne l’aient obligé à se retirer, a même utilisé le perchoir de la FEMYSO pour s’adresser au Parlement Européen (75). Parce que les « Frères Musulmans » apportent la matière première des organisations constituant la FEMYSO , il apporte « la voix de facto de la jeunesse musulmane en Europe ». Alors que la FEMYSO clame qu’elle est « engagée à combattre les préjugés à tous les niveaux, de sorte que le futur de l’Europe soit multiculturel, accueillant et respectueux de chacun » (76) de telles déclarations sonnent faux étant données les positions des parrains comme l’Assemblée Mondiale de la Jeunesse Musulmane qui croit que « les Juifs sont les ennemis du fidèle, de Dieu, et des anges ; les Juifs sont les ennemis de l’humanité...Chaque tragédie qui afflige les Musulmans est causée par les Juifs (77).

Les larges finances et l’organisation des “Frères Musulmans” ont contribué à leur succès en Europe. Mais leur acceptation dans le courant principal de la société, et leur irrésistible ascension vers le pouvoir n’aurait pas été possible si les élites européennes avaient été plus vigilantes, avaient donné plus de valeur à la substance qu’à la rhétorique, et compris les motivations des ceux qui financent et construisent ces organisations islamistes. Pourquoi les européens ont-ils été aussi naïfs ? Bassam Tibi, un professeur allemand d’ascendance syrienne et expert de l’Islam en Europe, pense que les européens - et les allemands en particulier - craignent l’accusation de racisme (78). Des radicaux sous une peau de mouton ont appris qu’ils peuvent faire taire presque tout un chacun sous l’accusation de xénophobie. Toute critique des organisations liées aux « Frères Musulmans » est suivie de tollés de racisme et de persécution antimusulmane. Des journalistes qui ne sont pas effrayés par ces appellations sont inondés de poursuites judiciaires sans fondement et sans succès mais coûteuses.

Dans certains cas, des politiciens échouent tout simplement à vérifier les déterminants de ceux qui prétendent être les représentants légitimes de la communauté musulmane. Comme aux Etats-Unis, des représentants autoproclamés de la communauté musulmane sont beaucoup plus radicaux que les populations qu’ils représentent. Dans d’autres cas, des politiciens réalisent que ces organisations ne sont pas les partenaires idéaux pour un dialogue constructif mais ils ne prennent pas le temps de rechercher des organisations moins visibles mais plus modérées, dont plusieurs existent seulement au niveau de base, gênés par des contraintes financières.

Ce que la plupart de politiciens européens ne parviennent pas à comprendre est que, en rencontrant des organisations radicales, ils leur donnent du pouvoir et assurent la légitimité des « Frères Musulmans ». Il y a un appui implicite à toute réunion, spécialement quand les mêmes politiciens ignorent les voix modérées qui n’ont pas accès au généreux financement saoudien. Cela crée un cycle auto perpétué de radicalisation, parce que plus la politique de légitimation politique des « Frères Musulmans » est grande, plus ‘opportunité pour qu’eux et leurs groupes affiliés gagnent en influence et radicalisent diverses communautés musulmanes européennes. L’ironie ultime est que le fondateur des « Frères Musulmans », Hassan al Banna rêvait de répandre l’Islamisme à travers l’Egypte et le monde musulman. Il n’aurait jamais rêvé que sa vision aurait pu aussi devenir une réalité en Europe.

Lorenzo Vidino est directeur adjoint du Projet d’Enquête, un institut de recherche antiterroriste basé à Washington D.C.

[1] "Homepage," Muslim Brotherhood Movement website, accessed Dec. 22, 2004. [2] The Chicago Tribune, Sept. 19, 2004 ; also see Daniel Pipes, The Islamic States of America ?, FrontPageMagazine.com, Sept. 23, 2004. [3] Khalid Duran, "Jihadism in Europe," The Journal of Counterterrorism and Security International, Fall 2000, pp. 12-5. [4] Richard Labeviere, Dollars for Terror : The U.S. and Islam (New York : Algora Publishing 2000), p. 141. [5] Georges Lepre, "Himmler’s Bosnian Division : The Waffen SS Handschar Division 1943-45," Schiffer Aviation History, Jan. 2000, pp. 31-4. [6] M. H. Faruqi, "Les Frères Musulmans. Politique de ‘rabbaniyya,’ les prières avant le pouvoir Dr. Saïd Ramadan, 1926-1995," Historique du Centre Islamique, Islamic Center of Geneva. [7] Ibid. [8] Ibid. [9] "Prasidenten der IGD," Islamische Gemeinschaft in Deutschland website, accessed Dec. 22, 2004. [10] Faruqi, "Les Frères Musulmans," Historique du Centre Islamique. [11] "Senators Request Tax Information on Muslim Charities for Probe," U.S. State Department news release, Jan. 14, 2004. [12] Fouad Ajami, "Tariq Ramadan," The Wall Street Journal, Sept. 7, 2004. [13] Labeviere, Dollars for Terror, p. 122. [14] Official dossier on Ahmed Nasreddin (hereafter Nasreddin dossier), Servizio per le Informazioni e la Sicurezza Democratica (Italian secret service, SISDE), Apr. 6, 1996, p. 10. [15] Ibid., p. 24. [16] Ibid., p. 31. [17] Newsweek, May 12, 2004. [18] "Recent OFAC Actions," U.S. Department of the Treasury, Office of Foreign Assets Control, Nov. 7, 2001. [19] Nasreddin dossier, p. 31. [20] Ibid. [21] "Islamische Gemeinschaft in Deutschland" Innenministerium, Nordrhein-Westfalen land website, accessed Dec. 22, 2004 ; "Islamismus," Landesamt fur Verfassungsschutz, Hessen website, accessed Dec. 22, 2004. [22] "Islamische Gemeinschaft in Deutschland," Innenministerium, Nordrhein-Westfalen land. [23] Official Guide to the Munich Mosque (Munich : The Islamic Center of Munich), purchased by the author at the Milli Görüþ’ bookstore, Cologne, Feb. 2004. [24] "Islamische Gemeinschaft in Deutschland," Innenministerium, Nordrhein-Westfalen land. [25] Sueddeutsche Zeitung (Munich), July 29-30, 1967. [26] "Islamische Gemeinschaft in Deutschland," Innenministerium, Nordrhein-Westfalen land. [27] Nasreddin dossier, p. 31. [28] Report on radical Islam, Baden Württenberg state Verfassungsschutzbericht, 2003, p. 48. [29] "Koordination mit Zentren in folgenden Städten," Islamische Gemeinschaft in Deutschland website, accessed Dec. 22, 2004. [30] Report on Ibrahim el-Zayat, Cologne police, Aug. 27, 2003, p. 3. [31] David Kane, FBI senior special agent, affidavit in "Supplemental Declaration in Support of Pre-Trial Detention," United States of America v. Soliman S. Biheiri, U.S. District Court for the Eastern District of Virginia. The affidavit also details WAMY’s links to the Palestinian terrorist organization Hamas. [32] Kane, "Supplemental Declaration in Support of Pre-Trial Detention." [33] The Wall Street Journal, Apr. 15, 2003. [34] Report on el-Zayat, Aug. 27, 2003, p. 4. [35] Duran, "Jihadism in Europe," pp. 12-5. [36] Klaus Gruenewald, "Defending Germany’s Constitution," Middle East Quarterly, Mar. 1995, p. 10. [37] See Al-Aqsa Foundation, "Recent OFAC Reports," U.S. Department of the Treasury, Office of Foreign Assets Control, June 6, 2003. [38] Nasreddin dossier, p. 9. [39] Ibid., p. 30. [40] Duran, "Jihadism in Europe," pp. 12-5. [41] "Islamische Gemeinschaft Milli Gorus," Innenministerium, Nordrhein-Westfalen land website, accessed Dec. 22, 2004. [42] Annual report of the Office for the Protection of the Constitution (Bundesverfassungsschutz), 2000, Cologne, p. 174. [43] Annual report of the Office for the Protection of the Constitution (Bundesverfassungsschutz), 1999, Cologne, p. 165. [44] Ibid. [45] Agence France-Presse, Jan. 16, 1998. [46] Mehmet Ülger, "Manifestatie Milli Görüþ in Arnhem," De Humanist, July 2003. [47] Annual report, Bundesverfassungsschutz, 2000, p. 198. [48] Udo Ulfkotte, Der Krieg in unseren Staedten (Frankfurt : Eichborn Publishing, 2003), pp. 32-3. [49] Author interview with Udo Ulfkotte, Frankfurt, Feb. 2004. [50] Within the German federal system, each state has its own Office of the Protection for the Constitution (Landesverfassungsschutz), which is independent from the national Bundessverfassungsschutz. [51] "Islamismus," Landesamt fur Verfassungsschutz, Hessen. [52] Frankfurt : Eichborn Publishing, 2003. [53] Ulfkotte, Der Krieg in unseren Staedten, p. 38. [54] "Christentum und Islam," German Association of Muslim Social Scientists (GMSG), Oct. 26, 2002. [55] Anti-Semitism Worldwide 1998/9 (Tel Aviv : Stephen Roth Institute, Tel Aviv University, 2000). [56] Ulfkotte, Der Krieg in unseren Staedten, p. 38. [57] Annual report, Bundesverfassungsschutz, 2000, p. 174. [58] Ulfkotte, Der Krieg in unseren Staedten, p. 164. [59] Ibid., p. 162. [60] Hartwig Mueller, head of the Verfassungsschutz of Nordrhein Westfahlen, interview on German television SWR, Mar. 21, 2003. [61] Die Welt (Berlin), May 6, 2003. [62] Michael Waller, testimony before the Senate Judiciary Committee Subcommittee on Terrorism, Technology, and Homeland Security, Oct. 14, 2003. [63] The Wall Street Journal, Feb. 21, 2003. [64] Die Welt, May 6, 2003. [65] Ibid. [66] Author interview with Ulfkotte, Frankfurt, Feb. 2004. [67] Ibid. [68] Time, Nov. 2, 2003. [69] Ibid., Apr. 27, 2003. [70] Renzo Guolo, Xenofobi e Xenofili. Gli Italiani e l’Islam (Bari : Laterza Publishing, 2003), p. 14. [71] "The Global Community," MABOnline, Muslim Association of Britain, Dec. 20, 2004. [72] Forum of European Muslim Youth and Student Organizations brochure, emailed to author by a representative of FEMYSO, Jan. 2004. [73] Ibid. [74] Ibid. [75] "L’Islam en Europe ou L’Islam d’Europe," conference program, European Parliament, Brussels, Dec. 11, 2002. [76] FEMYSO brochure. [77] "Animosity toward the Jews, " A Handy Encyclopedia of Contemporary Religions and Sects (WAMY), FBI translation from Arabic ; Steven Emerson, statement to the National Commission on Terrorist Attacks upon the United States, July 9, 2003 ; Kane, "Supplemental Declaration in Support of Pre-Trial Detention." [78] Bassam Tibi, Islamische Zuwanderung, Die gescheiterte Integration (Munich : DVA, 2002), p. 135.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message: L’islam en France
MessagePublié: 25 Jan 2006, 19:26 
Bouldingue
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 21 Sep 2005, 14:09
Messages: 6219
Localisation: Londres
http://www.occidentalis.com
Extrait de l’excellent numéro Hors série de la revue Cité intitulé « L’islam en France », qui en 2004 avait été vilipendé par les islamophiles habituels. L’auteur de cet extrait est Hélène Kaltenbach, enseignante, secrétaire générale de l’hebdomadaire protestant Réforme, déléguée générale d’Entreprendre ensemble, organisme de caution aux créateurs d’entreprise issus de l’immigration, et co-auteur avec Michel Tribalat de La République et l’Islam. Entre crainte et aveuglement, Gallimard, 2002, ouvrage qui a reçu le Prix de l’Académie Française.

Le doyen Carbonnier écrivait en 1950 : « La profondeur de notre civilisation , c’est le mariage monogamique. L’islam avec sa polygamie, fût-elle théorique, est plus étranger à notre âme que n’importe quel autre système de droit. » Cette gravité tranche avec le ton du commissaire du gouvernement dans la célèbre affaire Montcho : « Le cas de la petite tribu Montcho est pittoresque et plutôt sympathique… » disait-il, badin. Un préfet ayant refusé un titre de séjour régulier à la seconde épouse de M. Montcho, le Conseil d’Etat a cassé cette décision en juillet 1980 par un arrêt rédigé en ces termes : « La polygamie d’un étranger qui demande le regroupement familial de deux ou plusieurs conjoints ne constitue pas à elle seule un motif de rejet…La vie familiale normale d’un musulman consiste à respecter les obligations d’entretien et surtout d’équité entre ses femmes. »


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
MessagePublié: 05 Juil 2006, 22:20 
La france est elle soumise a l 'islam ? De peur d 'attentat ? Ou des accords géopolitiques avec des pays arabes ? Les pays arabes aiment t 'ils vraiment la France :lol:


Haut
  
Répondre en citant  
MessagePublié: 05 Juil 2006, 22:27 
Grand Pope
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 23 Fév 2006, 00:47
Messages: 14749
OJD a écrit:
La france est elle soumise a l 'islam ? De peur d 'attentat ? Ou des accords géopolitiques avec des pays arabes ? Les pays arabes aiment t 'ils vraiment la France :lol:

Mais oui biensur, surtout sous forme de cadavre :lol:

_________________
Plus Ultra


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 05 Juil 2006, 22:47 
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 04 Avr 2006, 15:09
Messages: 152
Localisation: AMERICA
C'est sur.

Pour l'instant, on est gouverne par des tapettes.
Mais peut etre qu'en 2007 on aura le Fn.

At apres ... ca changera.

Sinon, on vous virera pendant la guerre civile.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 07 Juil 2006, 16:08 
Coran Tanplan
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 07 Avr 2006, 16:08
Messages: 9600
Localisation: Belgique
La ville de Marseille aura sa grande mosquée

Alexandre Nasri . Publié le 07 juillet 2006

Après un siècle d'hésitations, la cité phocéenne a signé un bail emphytéotique avec la communauté musulmane pour la construction de l'édifice, le plus grand de France.


JEAN-CLAUDE GAUDIN restera dans l'histoire de Marseille comme le maire qui enfin a autorisé la construction d'une grande mosquée, un projet que les nombreux édiles de la ville se sont passé de main en main depuis près d'un siècle.

Hier matin, dans la grande salle des délibérations de l'hôtel de ville, le maire UMP, entouré à sa gauche des principaux dignitaires de la communauté musulmane et à sa droite des représentants des autres communautés religieuses de Marseille, a officiellement annoncé qu'il accordait le bail emphytéotique pour la construction de l'édifice.

La grande mosquée devrait sortir de terre d'ici à 2007-2008 sur le site des anciens abattoirs, sur la ZAC de Saint-Louis (XVe arrondissement). Elle devrait accueillir en moyenne 3 000 fidèles et 5 000 lors des grandes fêtes musulmanes. Aucun projet précis n'a encore été dessiné.

Une communauté de 150 000 musulmans

La signature définitive de Jean-Claude Gaudin ne pourra toutefois être apposée sur le document qu'à l'issue du vote du prochain conseil municipal du 17 juillet, ce qui ne sera qu'une simple formalité.

Contrairement aux maires de gauche qui ont tenu la ville depuis l'après-guerre (Gaston Defferre, Robert-Paul Vigouroux), l'actuel maire est allé au bout de sa logique malgré les atermoiements. En 1995, lors de son premier mandat, il avait dit qu'il était favorable à l'idée d'une mosquée... «mais à Marrakech». À l'époque, le Front national orientait le débat politique dans cette ville où vivent près de 150 000 musulmans. En 2001, pour son second mandat, Jean-Claude Gaudin avait finalement mis le projet sur les rails. Un comité de pilotage avait été mis en place en 2002 mais le maire, exigeant «l'unanimité de la communauté», refusait toujours d'accorder le permis de construire.

Il est vrai que les musulmans de Marseille, répartis entre les tendances de l'islam algérien, marocain, tunisien, comorien ou proche-oriental, divisés entre les rigoristes et les modérés, n'ont cessé de s'entre-déchirer. Le phénomène était devenu tout à fait patent depuis la création des Conseils régionaux du culte musulman (CRCM).

«Pas de mainmise de l'étranger»

À quelques mois des prochaines élections municipales, au cours desquelles Jean-Claude Gaudin briguera un nouveau mandat, le serpent de mer de la grande mosquée a enfin touché terre : «Nous avons pris, il est vrai, beaucoup de temps. Mais le dernier sondage montre que 67% des Marseillais trouvent normal que les musulmans disposent d'un lieu de culte significatif», a déclaré le maire. La cité phocéenne compte 62 mosquées mais aucune de grande taille. «Il manquait l'équivalent d'une cathédrale pour les catholiques, a ajouté Jean-Claude Gaudin, qui s'est félicité que les diverses tendances de l'islam aient surmonté leurs divergences pour un projet «aujourd'hui irréversible».

Abderahmane Ghoul, le président modéré du CRCM PACA a qualifié l'événement d'«historique» : «Il n'a pu avoir lieu que grâce à monsieur le Maire qui a fait face à toutes les difficultés jusqu'au bout. La communauté musulmane a une dette envers vous.»

La grande mosquée, qui coûtera environ 6 millions d'euros, sera principalement financée par souscription : «Au-delà de 20 à 30% de souscription venues de l'extérieur (NDLR : de France), nous savons que nous serons en difficulté. Nous ne souhaitons pas qu'il y ait une mainmise de l'étranger sur la grande mosquée. Je sais que la communauté musulmane de Marseille et de France pourra assurer ce financement», a expliqué Abou Diarra, le trésorier du projet. Jean-Claude Gaudin a assuré que les comptes seront strictement contrôlés.

http://www.lefigaro.fr/france/20060707. ... squee.html


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 11 Juil 2006, 09:37 
stabilo a écrit:
Oui après ça changera avec hitler light ce sera travail famille patrie quel bonheur.

Stabilo a raison, c'est pourquoi j'en veux beaucoup à toutes ces "nanas", à la radio, à la TV, dans le journalisme, dans l'enseignement , dans les administrations, qui se disent féministes et qui rêvent éveillées. Ce sont elles qui plaident avec le plus de ferveur la cause des musulmans .
Ce sont elles qui préfèrent l'éthiopien sans papiers... au pauvre gars bien de chez nous dépourvu d'exotisme :cry:
(Je dis cela parce que pour l'attribution des prestations sociales, il y a une véritable injustice ! C'est "t'es "Français de souche" tu n'as qu'à te débrouiller" !

Ce sont elles et les curés qui nous servent de la sensiblerie à longueur de journée et qui vivent - à travers les immigrés étrangers- leur rêve
d'inconnu ou d'absolu


Ce sont les journalistes femmes et les curés qui ont fait le succès d'un Malek Chebel. :( :(
Mais mille sabords, ces femmes qui montent au créneau pour la moindre parole déviante d'un "macho" de droite, sont toute indulgence pour les musulmans qui se moquent royalement d'elles et avec leur argent entretiennent leur famille du bled.

A la BN (Bibliothèque Nationale), rayon "manuscrits orientaux" des livres d'une extrême valeur ont été volés. Comment ? Par les petites amies
de "macs" musulmans qui leur demandaient ceci ou cela;
J'en connais une, responsable à un haut niveau et qui était avec un marocain, traitée comme une moins que rien. Mais vraiment les femmes sont folles !


Et la secrétaire d'une prestigieuse institution, genre Sorbonne , qui voit passer tous les papiers importants ...m'a demandé des cours. Elle est ...l'amie d'un tunisien. Inutile de vous dire que cela ne m'a pas fait plaisir du tout.

L'islamisation se fait et continuera de se faire aussi par le ventre des femmes occidentales qu'ils appellent des "chiennes" et elles, comme des midinettes, continuent de croire qu'ils sont amoureux d'elles.

De même que les curés continuent de croire qu'un jour ils auront leurs églises remplies ..de musulmans ( à moins que cela ne soit l'inverse).

De même que les juifs partisans du dialogue se font avoir par des Abdul Palazzi dont tous les Italiens savent que c'est un farceur , très habile, un chebel italien !


FEMINISTES GAUCHISTES :arrow: RESPONSABLES EN PARTIE DE L'ISLAMISATION PROGRESSIVE DE LA FRANCE. :( :(


Dernière édition par Delcambre le 11 Juil 2006, 12:26, édité 1 fois au total.

Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 11 Juil 2006, 17:41 
Delcambre a écrit:
FEMINISTES GAUCHISTES :arrow: RESPONSABLES EN PARTIE DE L'ISLAMISATION PROGRESSIVE DE LA FRANCE. :( :(

Pas faux, le féminisme doit pas être étranger au fait qu'il y ait de moins en moins d'enfants en Europe (même si je comprends tout à fait ce désir d'indépendance, de ne plus être une bonniche ou de pouvoir avorter si on le désire). A part quelques personnes (dont AMD), on est presque tous responsables par inaction alors qu'on sait depuis 20, 30 , 40 ans pour certains que l'Europe fonce dans le mur, qu'elle se vide de son sang.
Ben laden peut se reposer, chaque année, l'armée d'en face perd des millions de soldats sans qu'il y ait eu le moindre coup de feu (une population qui fond comme neige au soleil). Avant pour qu'une population dimininue fortement, il fallait des guerres, des épidémies. Là on s'auto-extermine tout seul en regardant des matchs de foot. :shock:
Même plus la peine de terrorisme, d'attentats-suicides, on fait le travail à votre place et 100 000 fois plus efficace (en Russie, hop, un million d'habitants chaque année !). Puis les "chieurs", on les tue à coups de procès.


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 12 Juil 2006, 14:15 
Coran Tanplan
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 07 Avr 2006, 16:08
Messages: 9600
Localisation: Belgique
Escroquerie de la sécu pour financer une mosquée

Un médecin d'Evry [url=http://www.20minutes.fr/articles/2006/07/12/Paris_Le_medecin_escroquait_la_Secu.php]a été mis en examen et écroué[/url], son épouse placée sous contrôle judiciaire, pour "escroquerie en bande organisée" au préjudice de la Caisse nationale d'assurance maladie. Il faisait de fausses consultations la nuit ou les jours fériés, grâce aux cartes vitales de ses patients : 147 consultations par jour !

Depuis 2002, Samir Saïd, médecin d'Evry, a réussi à soutirer une somme colossale (pas chiffré à ce jour) à la caisse nationale d'assurance maladie. "En moyenne, un généraliste fait au maximum 40 consultations en dix heures, lui en faisait 147 par jour, 6 jours par semaine", précisent les enquêteurs.

Le docteur Saïd, un Tunisien âgé de 51 ans, était connu "de la communauté musulmane pour prescrire arrêts et traitements de complaisance à des assurés de la France entière, bénéficiaires de la Couverture médicale universelle (CMU)". Ces consultations virtuelles étaient facturées 40€ au lieu de 22 à la Sécu. Selon une source judiciaire :

"On se demande comment une escroquerie de cette ampleur a pu perdurer depuis au moins 2002, alors que la sécurité Sociale savait et n'a pas bougé. En 2005, il a déclaré un chiffre d'affaires de 1,2M€ ce qui a laissé sans voix le médecin du conseil de l'ordre qui nous assistait dans nos perquisitions".

Lors du prêche à la mosquée d'Evry, l'imam a évoqué les policiers et gendarmes s'en prenant à "l'humaniste" docteur Saïd alors que les premières investigations démontreraient qu'une partie des fonds avaient servi à financer une mosquée au Sénégal.

Michel Janva (via [url=http://www.fdesouche.com/index.php?2006/07/13/477-le-medecin-aux-147-consultations-par-jour-voulait-financer-une-mosquee]Fdesouche[/url])

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... e_de_.html


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 12 Juil 2006, 18:22 
Certaines femmes ont besoin d'être dominé, maltraité, battu pour extérioriser le mépris qu'elles ont d'elle même. Inconscient bien entendu. Blessure de l'enfance. Ou une certaine éducation. Rien de très réjouissant en effet.
Les grandes religions considèrent toutes une différence d'importance entre les sexes. Et cela même aujourd'hui et cela même si la forme change le fond reste le même.


Dernière édition par Saul le 12 Juil 2006, 19:55, édité 1 fois au total.

Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 12 Juil 2006, 18:27 
Ministre du moratoire

Enregistré le: 03 Juil 2006, 17:18
Messages: 7182
Attention Saul. Tu vas encore exciter le beau-frère de Osiris!
:lol: :lol:

Souvenez-vous!

viewtopic.php?t=1280&start=0


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message:
MessagePublié: 12 Juil 2006, 18:30 
Grand Pope
Avatar de l’utilisateur

Enregistré le: 23 Fév 2006, 00:47
Messages: 14749
Saul a écrit:
Certaines femmes ont besoin d'être dominées, maltraitées, battues pour extérioriser le mépris qu'elles ont d'elles- mêmes. Inconscient bien entendu.

Mais pas du tout, chaque femme sur terre doit :
1) Etre aimée comme il se doit
2) Pas se faire taper sur la gueule
3) BAISEE comme il se doit
4) Choisir de manière TOTALEMENT LIBRE avec qui 1, 2 et 3 se déroulent.

_________________
Plus Ultra


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Afficher les messages depuis:  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 4045 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 270  Suivant

Heures au format UTC [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 6 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas modifier vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher pour:
Aller à:  
cron
POWERED_BY
Traduit par phpBB-fr.com