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 Sujet du message: Charles de Gaulle Superstar
MessagePublié: 20 Avr 2012, 22:54 
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Inscrit le: 05 Jan 2007, 09:46
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Spéciale 18 juin - De Gaulle, la naissance d'une légende



Que reste-t-il du gaullisme ?

Du général De Gaulle, il reste l’horizon de notre mémoire publique. Il ne semble pas qu’elle remonte au-delà. Partout, on le révère ; ceux qui l’ont combattu les premiers et qui, quand ils étaient jeunes, réclamaient son départ à grands cris.

Du gaullisme, que reste-t-il ? D’abord des institutions. En apparence, elles sont les mêmes. La primauté de l’exécutif, la subordination du Parlement, l’absence de responsabilité du chef de l’État : ce sont des principes inchangés. Elles font de l’élection présidentielle le grand moment de notre vie politique. Tout en procède.

Ensuite, une position dans les affaires du monde. La France était au nombre des vainqueurs. Elle le doit au général De Gaulle, à son combat solitaire à Londres. Victoire toute politique peut-être, mais victoire tout de même qui nous a permis de siéger au Conseil de sécurité de l’Onu et d’être considéré comme l’un des cinq grands. Vu d’où nous venions, ce n’était pas mal. Enfin une réforme morale et intellectuelle de l’État, une longue – dix ans, en France, c’est long – période d’efforts et de prospérité dans la foulée du travail accompli par la IVe République qui est un régime méconnu et injustement décrié.

C’est beaucoup. Mais au-delà des apparences, il y a la réalité. Les institutions ont été tordues dans tous les sens au hasard des contingences qui accablaient ses lointains successeurs après Valéry Giscard d’Estaing. La cohabitation en a sonné le glas en associant des forces contradictoires qui s’empêchaient l’une l’autre de fonctionner. Le raccourcissement du mandat de sept à cinq ans, la disparition actuelle du premier ministre, la part de plus en plus prépondérante des mécanismes de Bruxelles ont modifié l’usage et l’influence de textes qui, comme tous les textes, valent pour leur interprétation. On peut être pour, on peut être contre; peu importe : disons que ce n’est pas la même chose.

Dans les affaires du monde, la France agit toujours selon les principes du gaullisme : elle possède sa propre dissuasion nucléaire, elle appartient au bloc occidental, elle a des relations directes avec les autres puissances. Elle a rejoint l’organisation militaire de l’Alliance atlantique, mais il y avait longtemps qu’elle y était retournée de fait et tout ce que l’on peut regretter, c’est que ce retour formel ne nous ait rien rapporté. Plus importantes sont les conséquences de notre imbrication dans l’Union ; mais comme celle-ci n’a pas de politique étrangère, pas plus que d’exécutif digne de ce nom, on peut dire que rien n’a changé. Bien sûr, notre économie est à présent largement une affaire partagée et notre libre arbitre est diminué d’autant ; mais le gaullisme était favorable au Marché commun, dont nous procédons. C’est plutôt notre importance qui a diminué, nos positions qui se sont défaites, la concurrence qui s’est établie. Avec ou sans le gaullisme, il en eût été de même et, sur ce plan-là, Nicolas Sarkozy n’est pas plus ni moins gaulliste que ceux qui songent à relever l’étendard contre lui ; c’est le monde qui ne l’est plus.

C’est sur le reste, le général, l’indéfinissable, le comportement, le genre, le style, que le gaullisme semble vraiment trancher avec les moeurs d’aujourd’hui. La nostalgie de l’âge d’or s’est installée dans l’imaginaire public et privé. La réputation du gaullisme en est sortie grandie, magnifiée à l’image des anciens Romains, alors que, longtemps, dans ce même imaginaire – il suffit d’avoir lu les livres, les journaux qui en parlaient–, il était aussitôt identifié à l’affairisme (souvenons-nous du “gaullisme immobilier”) ou à l’abus du pouvoir personnel, quand ce n’était pas à la mainmise d’une bande, d’un clan, sur l’appareil d’un État qui passait, mais oui, pour policier. Que le général De Gaulle ait été le désintéressement personnifié, que la Ve ait été sévère et altière, que tout cela ait eu de l’allure, voilà ce qui revient dans tous les commentaires des médias. De ce point de vue, c’est la société qui a changé, et le gaullisme en est paré de vertus antiques. Il est juste de dire qu’elles font défaut dans la France de 2010, et que le gaullisme, dans son armure de fer, brille de l’éclat terni d’un retour impossible.

Stéphane Denis

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« À vingt ans, j’ai honni le général de Gaulle au point de vouloir le tuer. À quarante, je me serais presque pris à l’admirer. Aujourd’hui, je m’interroge. Ce livre est le fruit de mes interrogations. Quand j’avais vingt ans, ou plutôt vingt-cinq, dans les années les plus fiévreuses de la guerre d’Algérie, je voyais le général avec le regard furieux qu’aurait pu avoir un jeune gaulliste fanatique de l’an 40 à l’encontre du maréchal Pétain. À quarante ans, ayant pris le recul que l’on attend de l’historien, et ne voyant sur la scène publique que des nains, la stature de cet homme disparu semblait celle d’un géant. Ensuite, je n’ai pas cessé d’approfondir ma réflexion sur « la dernière grande figure de notre histoire ». Durant la préparation et la réalisation de travaux qui m’ont longtemps occupé, ce personnage hors série était toujours plus ou moins présent comme une perpétuelle énigme. Mais je me disais que si les peuples ont besoin de mythes, ils ont également besoin de vérité. Telle est la raison de ce livre. » Dominique Venner

Dominique Venner est écrivain et historien. Il a publié une quarantaine d’ouvrages, parmi lesquels Gettysburg, Histoire critique de la Résistance, Histoire de la collaboration, Les Blancs et les Rouges, Le Cœur rebelle et, plus récemment, aux Éditions du Rocher, Histoire et tradition des Européens. Il dirige la Nouvelle Revue d’Histoire.

De Gaulle : la grandeur et le néant

Le grand voyage au bout de De Gaulle que nous donne aujourd'hui Dominique Venner est bien plus qu'un chemin, précis et documenté, vers la vérité historique. C'est une véritable explication des maux dont la France souffre depuis la « révolution de 1944 ». C'est un livre que tout gaulliste (je l'étais) doit avoir le courage de lire.

On y découvre d'abord un écart béant entre la légende et la vérité historique. De Gaulle ne fut pas le héros militaire que l'on a dit. La reddition de Douaumont en 1916 a été rapide. Montcornet et Abbeville en 1940, avec la 4e DCR, ne sont pas les succès que l'on a contés ; et l'homme a si peu de légitimité parmi ses subordonnés qu'à une exception près, aucun officier de sa division ne rejoindra la France libre. Que faut-il penser d'un chef que ses hommes ne suivent pas ?

Il y a ensuite trop d'infamies. La première est d'avoir jeté l'opprobre sur ceux qui ont assumé personnellement l'inévitable armistice (« la plus grosse faute d'Hitler » selon Goering) pour éviter un désastre bien pire : la capitulation sans condition, excluant tout relèvement ultérieur. Pour fonder sa légitimité, De Gaulle n'aura de cesse de faire croire que ceux qui refusent de le rallier, sur le sol national comme dans l'Empire, sont des traîtres. Une stratégie du « hors De Gaulle point de France » qui le mène à priver le pays de très nombreux résistants agissant dès l'armistice en dehors du clan gaulliste et des ordres de Moscou.

Comme le montre Dominique Venner, tant d'hommes qui contribuèrent au redressement national furent alors éliminés, à commencer par Weygand qui avait reconstitué l'armée d'Afrique après la défaite. Weygand, qu'Hitler redoutait bien davantage que l'homme de Londres, et que ce dernier fit arrêter en 1945 à son retour de déportation, auquel il refusera les honneurs militaires à sa mort en 1965. Eliminé encore le général Giraud qui avait repris les combats contre l'Afrikakorps dès 1942. Evincé à l'été 1945, le grand de Lattre, en raison d'un pétainisme affiché trois ans auparavant.

L'infamie, c'est aussi l'approbation du coup bas de Mers el-Kébir. Ce sont les épisodes de Dakar et de Syrie, où la stratégie de guerre civile visant à donner au général une légitimité longtemps problématique amène à faire combattre des Français contre d'autres Français. C'est l'Epuration offerte aux communistes, qui ira jusqu'à écoeurer le colonel Passy, pourtant fondateur et chef des services secrets de la France libre. Plus tard, ce seront les crimes d'Etat de l'affaire algérienne : De Gaulle ordonnant à l'armée de ne pas secourir les pieds-noirs enlevés après les accords d'Evian, de mitrailler une foule pacifique de civils français à Alger, d'abandonner au massacre ceux qui se sont battus pour notre drapeau !
Pire peut-être encore par ses effets durables, le mensonge installé dans la mémoire. Quel manuel d'histoire révèle aujourd'hui aux lycénes la complexité des résistances françaises ? Y parle-t-on du général Frère, cet officier pétainiste qui condamna De Gaulle par contumace et fut en même temps un héros de la résistance, mort en déportation ?

Réviser le gaullisme n'est pas moins aimer la France. Ce n'est en rien rompre avec la conviction que la France peut par elle-même continuer à assumer un destin mondial. Cesser de chevaucher la chimère d'« une certaine idée », c'est revenir à l'essence d'une réalité.

Dès que l'on échappe à l'hypnose, les faits parlent d'eux-mêmes, telle cette confidence du général à son aide de camp, Claude Guy : « J'ai toujours pensé que le serais un jour à la tête de l'Etat. Oui, il m'a toujours semblé que ça allait de soi ». Un égotisme à ce point hypertrophié ne pouvait qu'engendrer le nihilisme du personnage, un amour factice de la France, l'amour d'une idée vide de Français, mais pleine de lui-même.

D'où la statolâtrie du général : son culte de l'enveloppe creuse, l'Etat, au détriment de la nation vivante et de son identité. D'où la mystification d'une France se résumant à un homme (« J'ai recréé la France à partir de rien »). De Gaulle ira jusqu'à inscrire cette prétention dans les ordonnances de l'été 44 instituant les cours de justice de l'Epuration : on jugera les actes commis à partir du jour où la général cesse d'appartenir au gouvernement, le 16 juin 1940. Avec un sens remarquable de la guerre civile, il a compris d'emblée que, sans la culpabilité de ceux qui sont restés, il n'y a point de légitimité pour celui qui est parti le lendemain pour Londres.

Ce qu'il y a de plus dérisoire sans doute aujourd'hui dans les vestiges du gaullisme, ce n'est pas tant le spectacle pathétique d'un souverainisme maniéré et clairsemé, agitateur d'abstractions grandiloquentes, que l'ignorance des véritables enjeux. Il ne suffit pas en effet d'avoir une idée de la France (identifiée chez De Gaulle à sa personne) pour être à la hauteur des défis du moment. Ce n'est pas nouveau. En son temps, le réalisme gaullien tant vanté ne mesura jamais les conséquences pour le pays d'une alliance politique avec l'URSS et le communisme, en rien comparable à « l'alliance » ottomane des Capétiens, car ceux-ci n'eurent jamais de parti ottoman à l'intérieur. On a vu le résultat en 1968 ! D'où le sous-titre du livre nullement manichéen de Dominique Venner. Cette hauteur-là ne voit pas loin ; elle a vue sur le néant.

Aymeric CHAUPRADE
Source : « La Nouvelle revue d'Histoire » n ° 14, septembre-octobre 2004, p. 61.

« De Gaulle, la grandeur et le néant » de Dominique Venner, Editions du Rocher, oct. 2004, 19,90 euros.


http://webresistant.over-blog.com/article-charles-de-gaulle-superstar-53807307.html
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Espoir


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MessagePublié: 21 Avr 2012, 11:55 
L'Oeil

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Aymeric Chauprade a écrit:
On y découvre d'abord un écart béant entre la légende et la vérité historique. De Gaulle ne fut pas le héros militaire que l'on a dit. La reddition de Douaumont en 1916 a été rapide. Montcornet et Abbeville en 1940, avec la 4e DCR, ne sont pas les succès que l'on a contés ; et l'homme a si peu de légitimité parmi ses subordonnés qu'à une exception près, aucun officier de sa division ne rejoindra la France libre. Que faut-il penser d'un chef que ses hommes ne suivent pas ?

C'est tendancieux. La reddition de Douaumont n'a rien de rapide. De Gaulle est blessé et les Fritz amènent un lance-flamme. Sa compagnie est décimée et encerclée. Il faut savoir arrêter un combat inutile. Montcornet et Abbeville, sans être des victoires, ne sont rien de plus que ce que de Gaulle en a dit : des succès locaux en fonction des missions qui lui ont été confiées.

Montcornet, c'est une reconnaissance offensive qui échoue devant l'objectif final, celui que de Gaulle s'est donné. Mais sa mission se bornait à couvrir la mise en place de la VIème armée. Mission accomplie au-delà même des délais qui avaient été fixés.

Abbeville est un échec tactique, mais la poche allemande a été résorbée. Derrière nos chars, notre infanterie a progressé de 15 km. Personne n'est capable de citer une seule progression égale à celle-ci en mai-juin 1940. Ce n'est certes pas Austerlitz, mais il faut se contenter de cela. Leclerc, Juin, de Lattre et même Béthouard le savaient bien et ne l'ont jamais contesté...


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MessagePublié: 21 Avr 2012, 13:38 
Du Crime
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Lharma, tu pinailles un point de détail... :mrgreen:

Moi, j'aime assez le point de vue de Venner : « À vingt ans, j’ai honni le général de Gaulle au point de vouloir le tuer. À quarante, je me serais presque pris à l’admirer. Aujourd’hui, je m’interroge. Ce livre est le fruit de mes interrogations. Quand j’avais vingt ans, ou plutôt vingt-cinq, dans les années les plus fiévreuses de la guerre d’Algérie, je voyais le général avec le regard furieux qu’aurait pu avoir un jeune gaulliste fanatique de l’an 40 à l’encontre du maréchal Pétain. À quarante ans, ayant pris le recul que l’on attend de l’historien, et ne voyant sur la scène publique que des nains, la stature de cet homme disparu semblait celle d’un géant. Ensuite, je n’ai pas cessé d’approfondir ma réflexion sur « la dernière grande figure de notre histoire ». Durant la préparation et la réalisation de travaux qui m’ont longtemps occupé, ce personnage hors série était toujours plus ou moins présent comme une perpétuelle énigme. Mais je me disais que si les peuples ont besoin de mythes, ils ont également besoin de vérité. Telle est la raison de ce livre. » Dominique Venner

En fait, ce point de vue rappelle le mot :"Quand je me regarde, je m'inquiète ; quand je me compare, je me rassure. Si De Gaulle apparait encore, lorsque la France se retourne vers ses souvenirs, c'est tout simplement qu'il n'y a plus jamais eu personne d'ampleur pour lui succéder. Mitterrand, cet opportuniste florentin, a fait toute sa carrière dans l'ombre de de Gaulle, et du coup, faute de combattants, en 81 les français ont élu une ombre. Je ne suis pas spécialement gaulliste, mais je sais reconnaitre et dissocier un personnage de son ombre, fût-il, ce personnage, la grandeur du néant.

Bon, maintenant... moi qui suis très raciste, par exemple, eh bien je me garde bien de le clamer au nez de la loi qui considère cela comme un délit, et non une opinion. Je me sers au contraire d'un de Gaulle en le citant et, à ce titre là, ne le remercierais jamais assez de me permettre cela au nom de la citation historique :

http://www.contreculture.org/AG%20De%20Gaulle%20id%E9es%20directrices.html

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MessagePublié: 09 Mai 2012, 20:49 
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:roll: :roll:

Edwy Plenel : "Je rappelle toujours que plus de 80% des Forces Françaises Libres étaient composées de troupes coloniales, à 66%, le reste c'était la légion étrangère. Notre histoire républicaine a été fondée à un rapport au monde."
France 3, Ce Soir Ou Jamais, 8 mai 2012

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=LG5XLEJZ7lE#!

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MessagePublié: 09 Mai 2012, 21:18 
Grand Pope
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Localisation: L'île aux Monstres
Qu'il le prouve et avance des chiffres. Dans une guerre mondiale, en effet, la victoire est fondée sur un rapport au monde.

Je regrette la défaite de Sarkozy pour une seule chose : la façon dont il se serait occupé de ce gugus.

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MessagePublié: 09 Mai 2012, 21:25 
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Localisation: sublunaire
C'est en réalité un petit mélange de vrai et de faux. Ces chiffres, pas tout à fait exacts ( :mrgreen: ), en fait ils sont tirés de la situation des FFL en 40. Enfin je crois. Faudrait que je cherche demain à la bibli'.

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MessagePublié: 09 Mai 2012, 21:30 
Grand Pope
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Localisation: L'île aux Monstres
En cas de victoire de l'Allemagne Nazie, quel aurait été le sort réservé aux habitants du continent Africain ?

De toutes façons, ce n'est pas parce que des "tirailleurs sénégalais" ont participé à la défaite Allemande en ravageant au passage le sud de l'Italie que leurs descendants doivent s'approprier notre territoire.

Que Plenel, qui même avec un discours patriotique serait une tête à claque de premier choix, montre l'exemple : qu'il héberge des sans papiers chez lui :!:

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Dernière édition par OptimusPrime le 10 Mai 2012, 00:08, édité 1 fois au total.

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MessagePublié: 10 Mai 2012, 00:04 
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Putain mais c'est pas vrai d'entendre des conneries pareilles. Grosso modo c’est du 50/50 avec un ratio qui tend à s'inverser vers plus de métropolitains au fur et à mesure que la France est libérée. Ce connard oublie aussi de parler des taux de mobilisation des français d’Algérie (18,5%) et des indigènes (moins de 3%). Ils ne jouent pas dans la même catégorie.

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MessagePublié: 10 Mai 2012, 17:37 
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Localisation: sublunaire
http://www.insolent.fr/2012/04/les-mensonges-sur-la-seconde-guerre-mondiale-ont-la-vie-dure.html

Les mensonges sur la seconde guerre mondiale ont la vie dure
lundi 30 avr 2012

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Comme en 2002, une sorte de loi non écrite semble retomber, une fois de plus, sur le débat politique français. On cherche à la faire appliquer dans le scrutin présidentiel.

Cette règle imposerait de considérer, d'une manière à nouveau cruciale, qu'une partie des électeurs français sentiraient le poisson. En 2002 les candidats préférés de cette fraction du peuple français avaient obtenu 19,2 % des suffrages au premier tour (1)⇓.

Et 10 ans plus tard leur porte-parole unique en retrouve 17,8 %, totalisant par ailleurs, en valeur absolue, un chiffre record de 6 400 000 voix.

Ainsi, pendant la même période, la diabolisation se serait encore aggravée. On trouvait hier normal de ne même pas débattre entre les deux tours. Aujourd'hui, on feint de considérer comme immoral que les candidats résiduels s'adressent aux préoccupations de ces citoyens. La droite est interpellée si elle se préoccupe de répondre à certaines de leurs questions. Et la gauche se charge elle-même de les reformuler de la manière qui l'arrange, en les niant. Bientôt sans doute le Trésor public refusera d'encaisser leurs contributions.

Est-il donc seulement permis de s'interroger sur les raisons d'un tel apartheid ?

En effet, habituellement, cela relève du non-dit.

Nous devons donc rendre cette grâce à un politologue de bon aloi, d'avoir accepté le 25 avril, de répondre à la question qui tue : "pourquoi accepter les voix de l'extrême droite est-il dénoncé comme scandaleux et immoral alors qu'il est considéré comme louable et naturel à gauche de s'allier à l'extrême gauche".

Cette énigme est souvent énoncée sous forme de devinette. Et on se refuse en général à en donner explicitement la réponse.

Ce soir-là Gérard Grunberg, que l'on peut par conséquent remercier vivement, participait à l'émission "C dans l'air" (2)⇓. En compagnie d'interlocuteurs habituels Bruno Jeudy (3)⇓, Carl Méeus (4)⇓, Romain Rosso (5)⇓ et sous la houlette de Yves Calvi on débattait de ce sujet pestiféré. Il lui fut échu de nous éclairer et de répondre en quelques mots. Il s'y employa donc au nom de tous, et sans être contredit.

Cette exclusion vient de très loin, a-t-il été rappelé en cette occasion, de façon explicite. L'asymétrie politique est héritée de la seconde guerre mondiale, où, fait-on semblant d'admettre, le parti communiste s'identifierait à la résistance, au patriotisme, à la vérité, voire même à l'héroïsme.

Rien, donc, ne semble s'être passé depuis quelque 67 ans. Pas même la découverte par l'occident en 1974 de l'Archipel du Goulag, pas même l'effondrement du bloc soviétique en 1991 dans sa propre ruine, sa crasse, son ivrognerie, sa misère et ses mafias, pas même la demi-reconnaissance du crime communiste de Katyn, pas même l'entrouverture des archives, pendant quelques années, jusqu'à la poutinisation des années 2000.

Tout cela, en France, ne compte pas. Au contraire du reste de l'Europe, et d'une façon singulière, on s'y s'acharne toujours à maintenir dans le formol et l'impunité, les réseaux qualifiés de "gaullistes de gauche", de "chevénementistes" etc. On cherche même à les faire passer pour des représentants de la droite.

Si les porte-parole de ce secteur de l'opinion connaissaient l'Histoire de leur pays, s'ils avaient seulement consulté les minutes du procès du maréchal Pétain (6)⇓ ils rabattraient aisément le caquet tous les glorieux de la république et autres professeurs de démocratie.

Vivons-nous dans le dernier pays de l'est ? Les ressortissants des anciens satellites du pacte de Varsovie nous le disent.

On attribue un peu généreusement à Lénine l'invention du concept des "utiles idiots". On trouve déjà, au cours des années 1860-1880, dans la correspondance extraordinairement cynique échangée entre Marx et Engels, la genèse des pratiques de manipulations par l'appareil que la révolution bolchevique fera éclore, un demi-siècle plus tard, à balles réelles.

Le fait incontestable des services rendus par les fameux "compagnons de route", et autres communistes "hors cadres" à la propagande du système soviétique en occident, de manière continuelle de 1917 à 1991, devrait nous éclairer. Exemple, parmi des centaines d'autres, voici ce qu'écrivait Sartre, de retour d’URSS :"La liberté de critique est totale en URSS et le citoyen soviétique améliore sans cesse sa condition au sein d’une société en progression continuelle". Il s'exprimait alors, à l'usage de la gauche la plus intelligente du monde. (7)⇓.

Le président de la république, et candidat à sa propre succession, a donc protesté de façon véhémente à une première page du quotidien L'Humanité, en date du 25 avril, qui prétend établir un parallèle entre sa position et celle du maréchal Pétain.

Le 27 avril, sur France Inter, le candidat Mélenchon que l'on s'efforce d'oublier opérait la même assimilation, allant même jusqu’à citer "Laval le collabo".

Ceux qui souhaiteraient répondre à tous ces amalgames devraient creuser un peu plus la question de l'alliance entre Staline et Hitler. Car celle-ci fonctionna parfaitement du côté soviétique et de la part des communistes français, jusqu'en juin 1941. Je les invite à étudier la question au travers des faits que je relate, des cartes que je publie et des documents que je reproduis dans mon livre consacré au sujet, ouvrage qui, de ce point de vue, dérange, ce dont je me félicite. (8)⇓

JG Malliarakis

Apostilles

En 2002 les scores respectifs s'élevaient à 16,86 % pour le candidat du front national et à 2,34 % pour son rival du mouvement national républicain..⇑
sur la chaîne d'État "France 5".⇑
rédacteur en chef du "Journal du Dimanche", filiale du groupe Lagardère.⇑
rédacteur en chef du "Figaro Magazine", propriétaire Serge Dassault ⇑.
⇑.
grand reporter à L'Express et auteur d'un livre consacré à la candidate FN.⇑.
Ces minutes, d'une lecture passionnante, ont été republiées en 2006 dans leur intégralité. Elles constituent un document de référence indispensable pour comprendre non seulement la seconde guerre mondiale du point de vue français mais aussi l'Histoire de la France au XXe siècle.⇑.
`
Dans le journal alors proche du parti communiste "Libération" le 15 juillet 1954. [Cet ancien journal disparut en 1964. À noter que le titre réapparut en 1973 sous le patronage moral de ... Jean-Paul Sartre]⇑.
cf. "L'Alliance Staline Hitler". Ce livre est disponible par correspondance au prix de 29 euros port compris aux Éditions du Trident 39 rue du Cherche-Midi 75006 Paris.⇑.

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MessagePublié: 06 Juil 2012, 08:48 
Du Crime
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Sur le fil Algérie, Uncle a écrit:
Maintenir une Algérie française était à terme intenable en raison de la démographie des autochtones... Par contre, nous aurions dû garder les champs pétroliers et gaziers du Sahara puisque ces territoires n'étaient pas algériens et surtout maintenir une pression militaire le temps d'évacuer nos ressortissants et nos alliés locaux... Puisque bien entendu les Algériens n'entendent le "vivre ensemble" que chez les autres.

J'allais oublier... une fois indépendants, nous n'aurions jamais dû accepter d'accueillir autant d'Algériens en France...

:tetmu: Qu'est-ce que c'est chiant, d'avoir à changer de fil à la moindre disgression sous peine de hors sujet ...

Mais bon... il ressortait clairement de ces deux documents : "De Gaulle et l'armée" qu'en fait, pour maintes raisons, De Gaulle n'était guère aimé des militaires. Nombre d'entre eux, "légitimistes", n'avaient pas oublié le bombardement de la flotte française et ses centaines de victimes, de la part de la barrique Churchill et de son grouillot De Gaulle, ou les tentatives de débarquements en Afrique, opposant militaires français en poste à militaires franco-anglais.

Quand à l'Algérie, aller bramer aux gens "je vous ai compris" pour aller les trahir quelques semaines plus tard, il faut vraiment être un assis de vocation pour faire semblant de ne pas voir la légitimité des colères de l'extrême droite la plus extrême de l'époque, nées des frustrations les plus élémentaires.

Toute l'ambiguïté du bonhomme De Gaulle était dans cette dualité du personnage : d'un côté ses 85 kilos de bidoche méprisante, dominateur et sûr de lui, et de l'autre, le dernier homme "politique" français capable de "visions". L'Allemagne s'engageant sur le front russe, de Gaulle, via Napoléon, "savait" déjà qu'elle avait perdu la guerre et que le salut de la France ET LE SIEN, viendraient d'Afrique. Concernant la WW2, et sachant qu'on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs, il savait donc que le bombardement de la flotte française lui serait pardonné par l'Histoire.

Quoique différent, le problème algérien montre exactement la même dualité chez cet empaffé mondain :mrgreen: de génie : prendre ses militaires d'élite pour des cons en les envoyant au casse pipe à la bataille d'Alger et ailleurs, les voir remporter la guerre, et s'appuyer sur le contingent de bidasses attachés aux valeurs républicaines, aux droits de l'homme et au tiercé, souhaitant rentrer au bercail pour débouler à Evian "biscuits de la victoire militaire en poche" pour négocier avec le FLN. Il suffirait ensuite d'expliquer à l'Histoire que deux départements algériens français donneraient à ces gens là le droit de circuler partout en France légitimement, et que taux de natalité aidant comme dit Uncle, il ne faudrait guère de temps pour que l'on parlât de Colombey les deux mosquées, tant étaient incompatibles l'huile et l'eau.

Bon, maintenant, on cherchant bien... il y avait évidemment des militaires pro De Gaulle. Je ne sais si le mot est exacte, mais il est tellement génial que l'Histoire devrait en faire ses choux gras...

De Gaulle : - Alors, Massu ? Toujours aussi con ?!

Massu : - Toujours gaulliste, mon Général ! :mrgreen:

******
Un exemple, parmi des centaines, de ces héros dégradés et déchus de tout leurs droits par De Gaulle, pour cause de fidélité à sa parole : le Commandant Raymond Muelle. L'homme n'aime pas du tout De Gaulle, il a pourtant été en première ligne sur tout les fronts. Pas planqué à Londres, lui...

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Lorsque l'armistice est signé avec l'Allemagne en juin 1940, il choisit le combat et rejoint l'Afrique du nord et intègre le 3e régiment de spahis marocains puis le 12e régiment de chasseurs d'Afrique au Sénégal.

L'Afrique du nord libérée, il intègre en mai 1943 l'école militaire de Cherchell (promotion Tunisie), rejoint son ancien régiment en septembre 1943 puis est affecté au 1er bataillon de choc.

En août 1944 il est parachuté dans la Drôme, afin de participer à des actions avec les maquis FFI dans le cadre du débarquement en Provence. Il participera ensuite à la libération de la France puis à la campagne d'Allemagne.

La guerre terminée, Muelle volontaire pour l'Indochine au sein du 2e BEP y effectuera deux séjours. À son retour il est muté au 11e bataillon de choc et rejoint l'Algérie et est grièvement blessé.

Inquiété pour sa sympathie envers les putschistes Raymond Muelle est accusé de détention illégale d'armes et quitte l'armée en 1964. Il devient dès lors écrivain et rédige des ouvrages relatant l'épopée d'unités militaires durant les conflits d'Indochine et d'Algérie.

Raymond Muelle Totalise 23 années de Campagne, 13 citations, 3 blessures, Médaillé militaire, Officier de la Légion d'Honneur.

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A travers ses coiffures disposées sur le blouson en "Peau de saucisson" du temps de l'Algérie, orné de ses dernières barrettes de grade, un résumé de la carrière militaire de Raymond Muelle ainsi que les pattes d'épaules et du Béret du 2è BEP

C'est pas facile d'être un héros. Se montrer valeureux ne suffit pas. Il faut aussi que la bonne partie de votre dualité l'emporte aux yeux de l'Histoire.

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MessagePublié: 06 Juil 2012, 17:38 
Hard de Dijon
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Edwy Plenel a écrit:
Je rappelle toujours que plus de 80% des Forces Françaises Libres étaient composées de troupes coloniales, à 66%, le reste c'était la légion étrangère. Notre histoire républicaine a été fondée à un rapport au monde.

Il serait souhaitable de ne pas confondre les Forces Françaises libres, ça se résumait à la "Colonne Leclerc" (squelettique) qui traversa le Tchad, à laquelle il faudrait ajouter honnêtement la demi-Brigade le la Légion "Koënig", environ 3000 hommes, donc effectifs ultra réduits, et les Forces Françaises combattantes qui se sont farcies le principal de la campagne de Tunisie sous commandement du général Juin et, pour la totalité, surpervisées par le général Giraud jusqu'au coup d'état de de Gaulle qui élimina Giraud durant le temps de la libération de la Corse et après, et la mise en oeuvre du corps expéditionnaire en Italie, encore et toujours sous commandement de Juin, et ce, alors que Giraud s'éternisait aux USA pour que Roosevelt et Marshall acceptent enfin d'équiper les 300.000 hommes français nécessaires au débarquement de Provence.

Après l'opération Monte Cassino organisée par Juin qui ouvrit ainsi la route de Rome aux alliés, De Gaulle qui détenait tous les Pouvoirs, relevait Juin de son commandement et confia l'armée B, devenue Première Armée Française, à de lattre de Tassigny.

Notez au passage que Juin avait soumis aux alliés un plan de bataille évitant la guerre en France, du Nord de l'Italie les alliés auraient débouché via le Brenner, sur le Sud non fortifié de l'Allemagne et de l'Autriche ; la Guerre en aurait été réduite dans sa durée. Ce plan refusé par Churchill ne se concrétisa pas. Juin, envoyé sur une voie de garage, fut éliminé. Se souvenir que Juin, enfant du peuple, fils d'un simple gendarme, Pieds Noir, donc sans particule, avait été Major de sa promotion à Saint-Cyr, son collègue de promotion, un certain De Gaulle, arrivait sauf erreur de ma part en dix-huitième position.

Campagne de Tunisie, 1942/1943, trois armées alliées, soit 180.000 hommes, un tiers USA, un tiers Britanniques, un tiers Français (armée d'armistice) non coloniale à 60%, contrairement à ce qu'affirme Plenel qui n'y était pas ! Ces trois armées réunies firent prisonniers quelque 220.000 Allemands et Italiens. Nous n'en trouvons pas traces dans les livre d'Histoire.

Par contre durant 60 ans minimum ils nous ont chaque année tympanisé avec les 90.000 prisonniers allemands de Von Paulus à Stalingrad, 1.000.000 d'hommes de Joukov + ..000 000 d'hommes de Rokossovski.

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MessagePublié: 11 Juil 2012, 20:59 
Hard de Dijon
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27 Sep 2006, 22:47. Chronique 98/ Corps Expéditionnaire Français Italie, 1ère° Armée

-Verdad-Souvorov
-Alamut
-Corps expéditionnaire français en Italie

http://perso.wanadoo.fr/bernard.venis/mon_algerie/armee_afrique/pages_liees/armee_afrique_italie_pn93.htm

La Corse et la Sicile libérées, les alliés disposaient de bases rapprochées d'un grand avantage sur le plan stratégique.

Fin novembre 1943, les armées Clark et Montgomery débarquent en Italie du Sud. L'une dans le golfe de Salerne au sud de Naples, l'autre en Calabre. Elles se dirigent vers le nord, l'une le long de la mer Thyrenienne, l'autre vers l'Adriatique. L'avance de leurs troupes se faisait lentement mais sûrement, utilisant des moyens énormes. Après avoir libéré Naples leurs progressions rencontraient une résistance de plus en plus forte et résolue. Cette résistance provenait d'un ordre du Maréchal allemand Kesserling, commandant en chef en Italie de freiner cette avance par tous les moyens afin de consolider une ligne de défense infranchissable entre Naples et Rome sur une trajectoire la plus étroite de la botte italienne.

Cette ligne de défense appelée "Gustav" était construite dans les "Abruzzi" région de l'Italie centrale baignée à l'Est par la mer Adriatique et à l'ouest par la mer Thyrenienne, qui comprend les cimes les plus élevées des Appenins - entre 2 000 et près de 3 000 mètres dans sa partie nord - et, entre autres difficultés, le fleuve "Garigliano" qui se jette dans le Golfe de Gaetà après avoir serpenté et recueilli les eaux de la vallée du Liri, dont il avait pris le nom à son origine.

Le maréchal Kesserling avait choisi les contreforts les moins élevés que dans la partie nord pour faire établir sa ligne de défense, dans l'ancienne province de Campobasso, avec comme point central "Cassino", nom connu dans tous les pays depuis les célèbres batailles qui s'y sont déroulées et les innombrables sépultures des soldats qui ont laissé leur vie pour l'honneur de leur pays qui les avait engagés dans une guerre dont bien souvent ils ne comprenaient ni les tenants ni les aboutissants.

Sur cette ligne de défense "Gustav" Cassino n'était qu'un petit village, mais le mont Cassin était situé sur un point haut de 500 mètres sur lequel un monastère construit au Moyen-Âge par les Bénédictins avait été transformé en une "place forte" entourée de sommets de 800 à 1500 mètres d'altitude, difficiles d'accès, aménagés de blockauss en quinconces reliés entre eux par des tranchées bétonnées aux points faibles et protégés par des champs de mines. Ensemble solidement fortifié qui devait interdire tout passage vers le nord. De fait, trois mois après leur arrivée les troupes americano-britanniques, qui entreprirent de nombreux assauts pour approcher la ligne "Gustav", subirent des pertes considérables en hommes et en matériel sans avancer d'un pouce. L'hiver approchait, elles s'embourbaient et devaient affronter les rigueurs du climat de la région. Les blindés étaient cloués au sol, soumis aux tirs précis d'intervention.L'Armée d'Afrique en action.

Les généraux américains et britanniques avaient eu l'occasion de voir l'Armée d'Afrique au combat en Tunisie, en Sicile et en Corse, ils avaient apprécié son courage et son abnégation dans les batailles qu'elle engageait dans des conditions difficiles dans des régions au sol tourmenté. A leur départ pour la libération de la Sicile et de la Corse, ils souriaient en les voyant partir certes avec des blindés "made in U.S.A", mais aussi avec des chevaux et des mulets "made in Africa". Cela leur rappelait-il la guerre de l'Ouest ?

Sur l'offre insistante du général Giraud, l'Etat - major anglo-saxon fut convaincu qu'un corps expéditionnaire français engagé en Italie pourrait s'avérer capital pour opérer dans de telles conditions. Il serait commandé par le Général juin et rattaché à la Vè Armée américaine commandée par le Général Clark. Le général Juin connaissait ses guerriers, il savait sur quels terrains et dans quelles conditions ils pouvaient se battre et vaincre. Ils l'avaient prouvé au Maroc pendant la guerre du Rif et quelques dizaines d'années après, en Tunisie, ils avaient confirmé leurs qualités de baroudeurs. Il les avait familiarisés avec l'emploi d'armes nouvelles, entraînés sur les plans physique, technique et moral. Il les mènerait sur d'autres terrains pour d'autres victoires. Ils feraient l'admiration des alliés, eux, qui pour la plupart n'avaient pas eu le temps d'arriver sur les champs de bataille en 1940, ils rachèteraient par leur bravoure cette inadmissible et fulgurante défaite.

Le 5 novembre 1943, les premières unités du C.E.F.I. (Corps Expéditionnaire Français en Italie) embarquent sur des Libertyships, où dans les cales de ces bateaux ont été chargés, véhicules, armements, munitions, chevaux et mulets. Le convoi s'éloigne sous le regard protecteur de Santa-Cruz. En mer un message du Général Juin est lu en français et en arabe.

"Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats du premier groupe de débarquement. L'heure tant attendue a enfin sonné. Devant vous s'ouvrent les champs de bataille d'Italie où vous serez appelés à combattre"... "Reprenant à revers les chemins qui ont maintes fois fleurdelisé nos aigles et les étendards de la République, le moment est venu pour vous de montrer la foi qui vous anime et de témoigner de votre valeur militaire et de votre esprit de sacrifice"... "N'oubliez pas que nos traditions sont d'honneur et de scltluxe par quoi s'affirment les vertus d'un peuple et la force de ses armées" "Soyez dignes de la glorieuse mission qui vous est confiée, soyez dignes de vous-mêmes et du passé qui vous regarde".

Après une escale à Bizerte, le convoi met le cap sur l'Italie, le 25 novembre 1943, les premières unités débarquent près de Naples et rejoignent les premiers contreforts de la ligne "Gustav" où les troupes du Général Clark sont regroupées. Après étude de la situation sur le terrain, le général juin propose au général Clark de relever ses unités clouées aux pieds du Pantano et de tenter une attaque avec ses troupes plus aguerries dans ce genre de combats et de prendre et d'occuper cette première position.

La relève s'effectue et le 10 décembre 1943 les soldats d'Afrique partent à l'assaut. Les combats sont rudes, le Pantano tombe le 16 décembre mais cette position ne peut-être tenue car elle est couverte par la Mainarde située à 1500 mètres d'altitude, si cette position n'est pas prise ce sera le retour à la case départ avec toutes les pertes qui s'en seraient suivies. L'attaque de la Mainarde est décidée.Au prix de souffrances et de nombreuses pertes, la compagnie muletière dans la neige et la boue, approvisionne les combattants et repart avec leurs morts et les blessés "La Mainarde" est enlevée le 28 décembre. C'est l'horreur de la guerre, les morts et les blessés emmêlés jonchent le sol, c'est la tristesse des vaincus alors que les vainqueurs fourbus mais heureux pleurent leurs morts et savourent leur victoire. Ce que les anglo-saxons n'avaient pas réussi en trois mois d'un automne particulièrement agréable, le Corps Expéditionnaire Français l'avait réalisé en hiver en une vingtaine de jours. Ce sera le cadeau de fin d'année de l'Armée d'Afrique à leurs alliés.Le Belvédère.

Le Belvédère est une zone de défense redoutable, une forteresse des Abruzzes jugée imprenable avec ses monts Monna Casale, Abatte, Cifalco, autres et le Belvédère. En accord avec les généraux Clark et Alexander, le Général juin décide de passer à l'assaut de cette place forte avec une division récemment débarquée, commandée par le général de Montsabert comprenant trois régiments d'infanterie algérienne et un régiment tunisien. Cette opération a pour but l'accès d'une partie de la vallée du Liri qui est une ouverture sur Rome et de dégarnir la zone d'Anzio - 60 km de Rome - où le général Clark doit établir une tête de pont. Cette offensive sera l'une des plus difficiles et des plus meurtrières. Nos troupes gravissent les pitons, s'accrochent aux pentes abruptes et chargent souvent à l'arme blanche à plus de 1000 mètres d'altitude. Là encore, les compagnies muletières assureront un rôle essentiel.

Le 25 janvier 1944 les objectifs sont atteints, le Belvédère laisse ses passages parsemés de morts, de blessés, de prisonniers et d'armements et les américains débarquent à Anzio. Dès les premiers jours et par la suite également le Général Giraud, commandant en chef des armées françaises était venu sur le terrain, visitant les cantonnements, se portant aux observatoires avancés et exposés, commentant les tactiques avec le Général Juin qu'une parfaite entente réunissait. Il se rendait également dans les PC. des généraux Clark et Alexander qui lui témoignaient une très grande admiration qui compte tenu également des résultats obtenus rejaillissait sur le Corps Expéditionnaire qui agissait sur un secteur qui lui était imparti. Il obtint le renforcement du Corps Expéditionnaire par deux autres divisions dont l'une la 1`r` D.EL., qui avait combattu en Egypte et en Tripolitaine, sous les ordres du Général Brosset.

Désormais il n'y avait plus qu'une seule et même armée française qui se battait mais le Général Leclerc ne s'y incorporait pas Cassino. Restait Cassino qui était l'objectif principal du Général Alexander. Après les durs combats du "Belvédère", les Français prenaient un repos bien mérité et pansaient leurs blessures. Cette trêve était mise à profit pour reconstituer leurs unités les compléter en matériel et en armement. Elle recevra l'appui important de la IVè Division du Général Sevez, de groupements de Tabors du Général Guillaume et la Division annoncée du Général Brosset. Pendant cette période, les forces anglo saxones, qui avaient à coeur de prendre laplace forte de Cassino, lançaient de nouvelles attaques précédées de violents bombardements qui détruisirent apparemment complètement la place forte constituée dans le monastère. Mais Cassino résistait toujours et ses ripostes restaient aussi meurtrières. Après ce nouvel échec il ne restait plus au Général Alexander qu'à renoncer, du moins provisoirement, à un succès qui lui aurait ouvert la route de Rome et permis d'y entrer le premier, mais Cassino dernier verrou, l'en empêchait.Le Plan du Général Juin.

Les occupants des sommets sont les verrous des vallées. Il faut donc attaquer et prendre par surprise ces positions pour permettre aux blindés de progresser rapidement en toute sécurité relative. Alors que les américains d'un côté, les britanniques de l'autre procéderaient à des bombardements nourris, laissant supposer une tentative d'assauts sur les ailes, dans un premier temps les troupes françaises devraient occuper les monts du Faito et du Majo et progresser en direction de la vallée du Liri. Cette attaque serait assurée par la IVè D.M.M. du général Sevez, la II D.M.I. du Général Dody et la 1è D.I.M. (ou 1è D.F.L.) du Général Brosset. Cette opération réussie la IIIè D.I.A. du Général de Monsabert serait lancée à la conquête sur Ausonia et Esperia. A son tour la Division du Général Guillaume constituée de 25 000 hommes avec ses tabors et ses 4000 mulets se lancerait dans la partie la plus difficile : la prise et le nettoyage des monts Arunces et Petrella. Les défenses de Cassino prises à revers seraient obligées de décrocher non sans subir de grosses pertes.

Le général Clark est d'accord, le Général Alexander sceptique l'accepte partiellement en pensant qu'il ne sera qu'une diversion limitée à une manoeuvre de débordement vers le nord. Le 11 mai 1944, le Général juin fait diffuser son ordre du jour : "Combattants français de l'armée d'Italie, une grande bataille dont le sort peut hâter la victoire et la libération de notre Patrie s'engage aujourd'hui"... "la lutte sera implacable"... "Appelés à l'honneur d'y porter nos couleurs, nous vaincrons comme nous avons déjà vaincu en pensant à la France martyre qui nous attend et nous regarde. En avant".

Les divisions françaises minutieusement préparées, sont regroupées dans le plus grand silence dans la tête de pont du Garigliano. Dans la nuit du 11 au 12 mai 1944, elle partent à l'assaut et non sans difficultés et sans pertes sévères, le plan Juin réussi, il ouvre une nouvelle brèche sur laroute de Rome, la ligne Gustav cède sur 25 km de large et 12 de profondeur. le 16 mai, le maréchal en chef allemand Kesserling donne l'ordre d'évacuer Cassino. Le 22 mai il est contraint d'ordonner un repli général sur la ligne "César" dernier obstacle avant Rome.

Le 23 mai pour couvrir sa retraite il lance une furieuse contre-attaque contre la 3è D.I.A. renforcée par le 3è Spahis marocain et les chars du 7è Chasseurs d'Afrique essentiellement composés de chantiers de jeunesse créés par le Maréchal Pétain. Après trois jours d'une furieuse bataille les Allemands cèdent et les Français reprennent leur progression.La Course sur Rome. Qui entrera le premier dans la capitale de l'Italie ? Rome, témoignage de 27 siècles de civilisation, avec ses constructions d'autant de siècles qui rappellent ses gloires et ses souffrances, ses grandeurs et ses décadences : La VIè armée du général Clark partie d'Anzio par la côte rejoint la voie Appia, la VIIIè armée britannique par une voie parallèle, la Casilina, prennent la direction de Rome. A tout seigneur tout honneur. Ce sont les Américains qui feront leur entrée dans la capitale le 4 juin 1944, précédant les Britanniques, et les Français qui sont détournés pour contourner la ville par le Nord-est et rejoindre la via Cassia ce qui ne les empêchera pas de participer au défilé triomphal de la libération.La poursuite et la déception.

Les forces allemandes défaites, bombardées, se repliaient en désordre sur des routes où s'enchevêtraient carcasses de chars, véhicules, armements de toutes sortes, morts et blessés. Le général juin n'entendait pas leur donner le temps de s'organiser et de se regrouper. Les alliés viennent de débarquer en Normandie, il suggère de profiter de cette situation pour poursuivre l'avance des troupes alliées vers la Lombardie, la Venetie, l'Istrie,la Hongrie pour passer enAllemagne et rejoindre Berlin. Stratégie qui devait éviter le débarquement de Provence et tous ses avantages entre autres, devancer les Russes dans la course sur Berlin.

Les généraux Wilson, Conseiller du Président Roosevelt, Alexander, Clark et même Churchill approuvent ce projet. C'était sans compter sur les accords Roosevelt-Staline à Téhéran. Roosevelt refusera l'exécution de cette initiative qui ne manquera pas d'ouvrir de nombreuses controverses encore à l'ordre du jour. La poursuite est engagée, les Américains sur la côte vers Pise, les Britanniques vers Florence et l'Adriatique, les Français entre les deux. Le 3 juillet 44, à la suite d'une heureuse manoeuvre d'encerclement le IIIè Régiment de Tirailleurs algériens entre dans Sienne où les habitants les accueillent dans la joie et sous les ovations.

Le 22 juillet la ville de Castelfiorentino est atteinte, Florence se profile à l'horizon. C'est là que, par ordre supérieur, les troupes alliées devront cesser leur progression. C'est là aussi que par ordre du Général De Gaulle, cessera le commandement du Général Juin, qui sera mis sur une voie de garage avec le titre pompeux de chef d'Etat - Major Général de la Défense Nationale. Les victoires brillantes, trop brillantes du Général Juin, grand vainqueur de la bataille d'Italie ne pouvaient ou plutôt ne devaient ternir l'image de marque d'un Comité Français de libération Nationale et surtout celle de son Président Charles De Gaulle qui n'avait aucune lettre de créance sérieuse à présenter si ce n'était celles conquises dans la souffrance et le sang par l'armée d'Afrique, créée par le Général Weygand poursuivie et commandée par le Général juin en collaboration avec le général Giraud.

Les pertes subies sont lourdes et témoignent des durs combats mais aussi de l'engagement sans réserve de l'Armée d'Afrique pour la France et pour son drapeau. 7 250 tués - 4 200 disparus - 30 000 blessés, pour un effectif de 120 000 hommes. Dans toutes les capitales et particulièrement Washington, New-York, Londres, Moscou, Rome, sans oublier Alger, Casablanca et Tunis, les batailles et les victoires du Général Juin et de ses soldats sont commentées, on rappelle l'ordre du jour du 14 mai 1944 "malgré une résistance farouche, sur des positions qu'il croyait inexpugnables, l'ennemi s'est replié, désorganisé, battu... Je demande à tous de redoubler d'efforts et de vigueur. Le magnifique succès d'hier est le gage de la victoire de demain. En avant" Juin.

Et entre autres messages ceux du général Alexander commandant en chef des armées alliées en Italie "La rapidité et l'impétuosité de votre splendide corps sont des plus impressionnantes... dans le plus difficile des terrains vous avez ouvert la porte de la victoire. Veuillez transmettre l'expression de ma reconnaissance et de mon admiration à vos soldats français et accepter pour vous-même mes félicitations les plus chaleureuses pour la manière foudroyante dont vous menez les opérations". Du général Clark "Sincères félicitations pour vos importants succès. La prise d'un terrain essentiel et dominant par les troupes françaises est d'une valeur capitale... C'est un honneur d'avoir vos troupes dans le cadre de la 5ème armée". Du général Truscott "Vos héroïques soldats nous ont donné un grand exemple à suivre. La France peut être fière de vous". Du Général Marshall, chef d'Etat Major Général des armées américaines "Félicitations au Général juin et à ses commandants de division du Corps expéditionnaire français pour le grand succès qu'ils ont remporté. Dites-leur qu'ils ont fait revivre l'armée française que je connaissais, celle de la Marne et de Verdun". De sa majesté le Roi Georges VI "Félicitations les plus chaleureuses pour votre remarquable contribution à nos récents succès". Du Président Roosevelt "Le général d'armée Juin... a rendu des services extrêmement méritants... sa connaissance approfondie de la guerre de montagne lui a permis de préparer et de diriger des opérations couronnées de succès". De De Gaulle "Chef de guerre incomparable qui a écrit en Tunisie puis en Italie, l'une des pages de gloire de l'Armée française. A fait des unités du Corps Expéditionnaire Français une armée forte, aguerrie, ardente, digne de libérer le solde la Patrie".

Une fois de plus et ce ne sera pas la dernière, De Gaulle dit ce qu'il ne peut pas ne pas dire pour ne pas être en reste, mais le commandement sera retiré à Juin quelques jours après pour être placé sur une voie importante mais de garage !Et pour conclure. Du général Kesserling Commandant en chef des armées de l'axe Rome-Berlin en Italie "Sans le Corps Expéditionnaire Français les alliés n'auraient jamais forcé le seuil de Cassino"Le départ d'Italie. La progression des alliés ne devait pas dépasser le cours de l'Arno, c'est-à-dire une ligne Pise-Florence, poursuivie par un minimum de troupes anglo-saxonnes.Dissolution du C.E.F.I.

Après le 5 juillet les forces françaises commencent à reprendre la route de Naples et de Torente. Les glorieux drapeaux reprennent leur position dans leurs fourreaux et les instruments de noubas dans leurs étuis. Elles seront incorporées dans la 1ère Armée commandée par le Général de Lattre de Tassigny dans la bataille de France et d'Allemagne.

Roger Dhostie
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Précisions :

D.I.A ou D.I.T : Termes désignant le lieu où avaient été formées ces Divisions. Cela ne désignait pas des unités Algériennes ou Tunisiennes, c'étaient des unités mixtes ,environ 50% composées pour parties de Français venus de Métropole , de Pieds Noirs en majorité et 50% de souches Nord Africaines d' Algérie, Tunisie, Maroc. A titre d'exemple, entre-autres, deux oncles de l'Ami Isaac de Barbanègre, jeunes Officiers, ont été tués à Cassino. Chaque fois que j'y pense, j'en ai les larmes aux yeux.

Pour ceux qui trouveraient ce récit compliqué, qu'ils notent, c'est le Corps Expéditionnaire Français qui neutralisa la Ligne Gustav, ouvrant ainsi la Route de Rome. J'aimerais savoir si les écoliers, collégiens ou lycéens actuels ou plus âgés ont entendu parler de ce que firent certains de leurs anciens et à quel point ils en bavèrent pour libérer la Mère Patrie, ce à quoi ils croyaient.

je vais essayer d'ajouter une réponse d'un ami.
ROGER-VERDAD-SOUVOROV-ALAMUT
*************
C'est bien "l'Ancien" mais cette Histoire avec un grand H instéresse-t-elle encore les générations d'aujourd'hui ? Votre cadet de 15 ans, permettez-moi de rappeler une annecdocte racontée en détails par ailleurs.

Je connus très bien l'un de "vos ennemis" qui défendait le mont " Cassino". C'était dans l'armée de l'air française l'adjudant-chel L......, lorrain de Metz. Mobilisé en 39 dans l'armée française, il fut démobilisé après la défaite de 40. De retour chez lui, il trouva un travail dans le civil, puis vint l'incorporation de force des Alsaciens-Lorrains. Averti par les secrétaires civiles qui travaillaient à la kommodantur, il se fit "porter-pâle" 4 fois pour ne pas se rendre à la caserne et partir en Russie. Pensant que les Allemands allaient se douter de quelque chose, ils n'étaient pas aussi cons qu'on le montre dans les films, la cinquième fois il se rendit à la caserne. Après une courte instruction où le prenait régulièrement, ne parlant pas un mot d'allemand, et les Allemands persuadés qu'il le faisait exprès, pour saluer le drapeau avec une profession de foi il partit dans un convoi pour la destination, une fois n'est pas coutume, de l'Italie. Sous-off français il s'est retrouvé deuxième pompe fledgrau allemand servant de mitrailleuse au mont Cassino. Il vous a vu arriver et grimper le matériel avec les mulets. lorsque la situation lui permit il tua le serveur allemand et se fit faire prisonnier des français. Il raconta son histoire, fut mis au secret un mois le temps de vérifier ses dires. Puis il s'engagea dans l'armée de l'air française , son arme de prédestination et se retrouva... en Russie dans l'escadrille Normandie-Niémen côté franco-russe.

Pour quelqu'un qu ne voulait pas partir en Russie. Surper-décoré, cet adjudant-chef pas la grosse tête, et qui se permettait parfois de dire quelques vérités aux officiers était d'une gentillesses incroyable et très serviable.
:france:

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MessagePublié: 16 Aoû 2012, 20:39 
Si ma tante
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Inscrit le: 01 Mai 2005, 14:46
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En espérant qu'Alamut va bien, dans 3 jours ça sera le 70ème anniversaire du débarquement "test" de Dieppe. Ce fut un échec, bien que plein d'enseignements, et les pertes furent énormes. Les 2/3 des hommes n'en revinrent pas. Quelques témoignages émouvants de vétérans, particulièrement le dernier document en bas de page.

http://blogs.ina.fr/haute-normandie/2012/08/16/le-debarquement-du-19-aout-1942-a-dieppe/

Le débarquement du 19 août 1942 à Dieppe

Si tout le monde se souvient du débarquement de 1944 sur les plages normandes, peu se rappellent de la tentative de débarquement à Dieppe le 19 août 1942. L’opération Jubilee repose essentiellement sur les troupes d’assaut de la 2e division canadienne. La bataille se déroule sur un front de 20 km, c’est un fiasco par manque de préparation. Cette opération, dont on s’interroge encore sur son opportunité, fera plus de 1000 morts et 2000 prisonniers.

Un musée mémorial rassemble des documents d’archives et, du 17 au 20 août, auront lieu des manifestations commémorant le 70ème anniversaire.

http://www.ina.fr/video/CAF94005727/retrospective-du-debarquement-canadien.fr.html


Le raid victorieux contre le radar de Brumeval permit aux alliés de mieux comprendre la technologie allemande.

http://www.ina.fr/video/RCF07020772/commemoration-du-raid-anglais-de-1942-a-saint-jouin-bruneval.fr.html


Le Colonel Dawnson raconte son débarquement avec le 4eme commando :

http://www.ina.fr/video/I12152256/l-action-du-4eme-commando-lors-du-debarquement-de-dieppe.fr.html


Les autres commandos ne sont pas aussi chanceux et sont piégés sur la plage. L’opération sera néanmoins riche d’enseignement pour les alliés.

http://www.ina.fr/video/ROC9608209794/carte-postale-pourville-1942-1996.fr.html


Cet évènement historique fait depuis l’objet de nombreuses commémorations afin de perpétuer la mémoire. Juste après la libération, un premier hommage est rendu au débarquement de Dieppe avec la visite de l’ambassadeur du Canada, le Général Vannier.

http://www.ina.fr/video/AFE86002839/l-ambassadeur-du-canada-sur-les-lieux-du-debarquement-du-12-aout-1942.fr.html


Les vétérans canadiens viennent régulièrement saluer la mémoire de leurs compagnons d’armes.

http://www.ina.fr/video/AFE02014738/pelerinage-canadien-sur-les-tombes-des-soldats-canadiens-morts-lors-du-debarquement-de-1942.fr.html


http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/CPF86626929/la-plage.fr.html


Soeur Marie Agnès fait aussi partie des témoins direct de l’évènement. Elle s’occupera de certains blessés canadiens qui s’en souviendrons après guerre.

http://www.ina.fr/video/ROC9209029110/les-canadiens-a-dieppe-soeur-agnes-marie.fr.html


La commémoration des 55 ans du raid sera l’une des dernières de cette envergure.

http://www.ina.fr/video/ROC9708204087/ceremonie-du-souvenir-de-l-operation-jubilee.fr.html


Mais quand les derniers témoins sont partis, comment transmettre l’histoire aux jeunes générations. C’est la question que se posent aussi les canadiens.

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/CN00001340977/les-oublies-de-l-histoire.fr.html


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MessagePublié: 25 Sep 2012, 14:15 
L'Oeil

Inscrit le: 15 Déc 2008, 19:58
Messages: 1578
Je viens de lire un argument de la part des pétainistes qui me trouble beaucoup. On sait que Vichy a toujours affirmé avoir joué "double-jeu" pour mieux épargner la France, et même favoriser en sous-main les Alliés. Je n'y ai jamais cru jusqu'à ce que je découvre il y a peu qu''Hitler avait proposé à Laval une alliance en bonne et due forme dans la nuit du 10 au 11 novembre 1942, pour repousser le débarquement anglo-saxon en Afrique du Nord.

Or, Laval a refusé, prétextant que seule l'Assemblée Nationale pouvait déclarer la guerre. Mais des historiens comme Paxton assurent que Vichy a tout fait pour obtenir un traité de paix de l'Allemagne. De véritables collabos n'auraient-ils pas profité de l'aubaine ? Votre avis ?


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MessagePublié: 25 Sep 2012, 15:03 
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Inscrit le: 31 Aoû 2012, 11:43
Messages: 438
Beaucoup de choses sortiront très certainement, et je serais curieuse de ce qui se dira dans une ou deux générations de plus. C'est ça l'histoire qui est basée sur certains faits bien mis en evidence tout en en cachant d'autres au gré du vent... C'est pour ça que je n'accable pas Pétain en bloc et que je ne glorifie pas De Gaulle à l'extrême.


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