pkoR a écrit:
2) Les tags figuratifs, minoritaires. Ceux qui sont des dessins ou même des fresques. Si la qualité de certaines réalisations est indiscutable, le support que sont les édifices publics ou privés témoigne d'un manque de respect de la part des taggueurs. Manque d'éducation ?
Je crois qu'il convient de chasser les premiers et de canaliser les seconds.
pkoR, c'était tout à fait la position d'un de mes potes avec qui j'ai eu ce débat durant les Fêtes.
Or, je lui rétorquais que cette nuance entre "peintres libres" et "tageurs libres" était un luxe, voire un non sens à l'heure du bilan actuel.
Un individu sain d'esprit et porté sur la peinture trompe-l'oeil par-exemple, va t-il pour autant s'autoriser à repeindre une facade, un mur et sans autorisation communale(?)?
Certes, il existe aujourd'hui dans le patrimoine artistique occidentale des oeuvres de la part d'artistes qui ont commencé á "exposer" sans pour autant demander l'autorisation à leur mairie, mais ce n'est quand même pas la norme?!
Et le cas échéant, même si nous menions une offensive durant plusieurs années et gagnions la guerre contre la tag-infection, pensez-vous vraiment que ca menerait à une "facho/réac- attitude" absolue et générale de la part du peuple Francais et que la nuit tomberait sur toute expression dite marginale ou spontanée de la culture?
Moi je crois que la même personne peut tout à fait donner de la matraque et du...Kärcher contre la folie tag, tout en se montrant tolérant avec des initiatives ponctuelles, isolées, espacées et un tout petit peu proches de l'idée francaise du "beau".
Ces gens qui sautent illégalement en planeur ou en parachute du haut de grands immeubles ont-ils aujourd'hui plutôt une espèce d'image de mi-flibustiers/mi-mousquetaires sympathiques pour le plus grand nombre, ou bien ont-ils une image de racailles nuisibles?
...
Ben voilà.
L'artiste-peintre graf' et digne de ce nom peut tout à fait retrouver sa dignité, sa noblesse et sa place mais au-préalable il doit trahir les taggeurs et collaborer avec la Loi!
La mise à plat implique de D'ABORD faire comprendre coûte que coûte à la nouvelle génération de jeunes
peintres, au talent certain, que ce ne sont PAS eux qui décident où et quand peindre et donc de mettre TOUS LES contrevenants dans le même sac que les vandales
tagueurs, puis seulement ENSUITE lâcher du leste vis-à-vis des premiers; concessions raisonnables et même naturelles pour une démocratie euro-occidentale en 2008.
Au même titre que le football et amoureux du football n'ont pas été lèsés dans la guerre contre le hooliganisme, les arts et les artistes survivront un GÉNOCIDE DU TAG.
