Tiens, tiens, tiens, les langues se délient. http://fr.sports.yahoo.com/blogs/pierrot-le-foot/l-euro-pierrot-j%C3%A9r%C3%B4me-alonzo-france-espagne-l-143859846.htmlL’Euro de Pierrot : Jérôme Alonzo + France-Espagne, l’analysePar Pierre Ménès | Pierrot le foot – il y a 1 heure 47 minutes
Salut à tous.
Autant vous dire qu'après le spectacle offert par nos Bleus hier soir, sur et en dehors du terrain, je suis d'humeur assez maussade, si vous voyez ce que je veux dire. Et comme Jérôme Alonzo, mon invité du jour, n'est pas spécialement dans de meilleures dispositions, j'aime autant vous dire que l'émission d'aujourd'hui est assez musclée.
France-Espagne : l'analyseEvidemment, la première chose à analyser, c'est la compo de départ des Bleus. Et ce n'est pas parce que Laurent Blanc est mon ami que je vais dire que cette option ultra-défensive m'a plu. En réalité, le sélectionneur des Bleus a mis en place une équipe pour ne pas jouer. Une équipe "chewing gum" pour coller aux crampons des Espagnols, en espérant tenir pendant 70 minutes et en jouant le tout pour le tout dans les 20 dernières.
A la limite, pourquoi pas. Même si je pense que Ménez aurait pu débuter, ce qui aurait peut-être empêché Jordi Alba d'être placé aussi haut et de monter aussi souvent. Le problème si tu tentes ça, c'est qu'il faut que tout fonctionne comme prévu. Or, je ne pense pas que le plan de Laurent Blanc incluait une ouverture du score espagnole dès la 19e minute. A partir de là, tout était déjà remis en cause.
Après ça, la Roja n'a pas une seule occasion de but jusqu'à la pause et les changements interviennent comme prévu aux alentours de l'heure de jeu. Pas trop tard, mais déjà tard quand même. Des changements qui n'ont d'ailleurs servi à rien puisque pendant les 10 minutes qui ont suivi les entrées de Ménez et Nasri, on n'a quasiment pas vu le ballon.
Bien sûr, on peut critiquer ce choix très défensif du "Président", mais ce serait oublier un paramètre : on jouait la meilleure équipe du Monde. Et clairement, plus le match était d'un faible niveau et sans rythme et plus on avait une chance de passer. Jusqu'à 3 minutes de la fin et ce pénalty, un seul petit but nous aurait permis de gratter la prolongation et de rester en vie face à une équipe d'Espagne pas franchement brillante (mais qui n'a pas eu à se forcer beaucoup, c'est vrai).
On reprend les mêmes et on recommenceQuand on fait le bilan, vu de loin être éliminé en 1/4 de finale par le champion d'Europe et du Monde, quand tu es 14e au classement FIFA, ça n'a rien d'infamant. Mais en y regardant de plus près, c'est beaucoup moins acceptable. Au final, cet Euro c'est un seul bon match contre l'Ukraine. Et derrière, le trou noir. On n'a rien vu, à part des comportements inacceptables de la part de certains joueurs.
C'est vrai, je trouve qu'on en a trop fait sur l'affaire du "Ferme ta gueule". Je maintiens et j'assume. Après ça, tout le monde était à l'affût du premier couac pour tomber sur le râble de l'équipe de France. Non, le pire pour moi c'est ce qui s'est passé après le match face à la Suède. C'est l'attitude de Nasri et de Ben Arfa (qu'on ne peut pas me soupçonner de ne pas apprécier).
Ca m'a fait repenser à cette scène à la fin de "A la Clairefontaine", lorsque Claude Dussault lâche qu'il vient de passer les 2 pires années de sa carrière de formateur avec eux. Déjà en 2008, il y avait eu des problèmes avec Nasri et Benzema. En 2010, Domenech ne les prend pas en partie pour ça, mais il y avait d'autres brebis galeuses et ça a donné Knysna. Et en 2012, on reprend les mêmes et on recommence.
La génération 1987 ? Une faillite totaleQuant aux performances... Benzema est titulaire et star au Real, et il réalise un Euro quasi-lamentable. Et Nasri ? Oh, il a juste perdu sa place en cours de route et s'est mis la moitié du vestiaire à dos. Alors je ne sais pas ce que veut et va faire Noël Le Graët. L'objectif des quarts est rempli, mais est-ce suffisant pour reconduire Laurent Blanc. Et surtout, ce dernier a-t-il envie de continuer avec ce groupe, sachant que la cour de Tottenham se fait de plus en plus pressante ?
Aujourd'hui, il faut se demander s'il ne faudrait pas s'appuyer sur des mecs qui ont vraiment envie de se dépouiller pour ce maillot, quitte à se priver de certains talents. On se félicitait de l'avènement de la génération 1987 lors de cet Euro. C'a été une faillite totale, avec pour bilan 2 défaites cuisantes, des attitudes déplorables et une image nullement redorée après le fiasco de 2010.
Ca commence à être problématique pour ces garçons à qui tout semble dû alors qu'au niveau international, ils ont encore tout à prouver. Que Benzema ne mette pas un but en 6 matchs de phase finale avec les Bleus, c'est au minimum anormal. Bref, ça n'a pas marché avec Domenech, ça a peu marché avec Blanc. Il y a toujours eu des problèmes avec cette génération, alors avant de blâmer la DTN ou le staff des Bleus, il faut se poser les bonnes questions.
Ces mecs-là ont-ils l'amour de leur équipe nationale ? Honnêtement, j'ai de gros doutes. Et le pire dans tout ça, ce sont les conséquences. Car après avoir provoqué de la colère chez tous les suiveurs des Bleus, j'ai bien peur que tout ça ne suscite plus dans quelques temps que de l'indifférence, voire du mépris...
Pierrot